Gestion des ordures : Le ministre Modibo Koné en quête d’expérience au Rwanda

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A la demande du Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, le ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Modibo Koné séjourne depuis le dimanche 04 septembre 2022 au Rwanda à la tête d’une mission de haut niveau. Le but de cette mission est de s’enquérir de l’expérience rwandaise en matière d’assainissement et surtout de gestion des ordures.

Ce pays africain est incontestablement l’un des plus propres de la planète grâce à l’engagement d’un brave peuple motivé par le leadership de son charismatique président, Paul Kagamé, l’exemple de dirigeant soucieux du bien-être de ses gouvernés.

Selon la cellule de communication du ministre Koné, la délégation a effectué une séance de travail avec la Directrice en charge de la Coopération du Rwanda, Mme Christine Nkulikiyinka. Les échanges ont naturellement porté sur l’objet de la visite : l’immense expérience rwandaise en matière d’assainissement. D’autres échanges avec les services techniques compétents du Rwanda sont également prévus

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3 COMMENTAIRES

  1. Et ne venez pas dire on a pas les moyens!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Mali Rwanda
    Comptes nationaux – Government
    PIB annuel [+] 2021 16.186 M€ chart 9.360 M€ 2021 PIB annuel [+]
    PIB par habitant [+] 2021 776 € chart 705 € 2021 PIB par habitant [+]
    Dette totale (M. €) [+] 2019 6.287 chart 4.608 2019 Dette totale (M. €) [+]
    Dette (%PIB) [+] 2019 40,73% chart 49,82% 2019 Dette (%PIB) [+]
    Dette par habitant [+] 2019 320 € chart 365 € 2019 Dette par habitant [+]
    Déficit (M.€) [+] 2019 -260 chart -469 2019 Déficit (M.€) [+]
    Déficit (%PIB) [+] 2019 -1,68% chart -5,07% 2019 Déficit (%PIB) [+]
    Dépenses publiques (M.€) [+] 2019 3.573,5 chart 2.606,8 2019 Dépenses publiques (M.€) [+]
    Dépenses en éducation (M.€) [+] 2019 530,8 chart 303,8 2020 Dépenses en éducation (M.€) [+]
    Dépenses en éducation (% budget) [+] 2021 15,96% chart 10,78% 2020 Dépenses en éducation (% budget) [+]
    Dépenses en santé (M.€) [+] 2017 180,6 chart 185,2 2017 Dépenses en santé (M.€) [+]
    Dépenses en santé (% budget) [+] 2017 5,79% chart 8,88% 2017 Dépenses en santé (% budget) [+]
    Dépenses de défense (M.€) [+] 2020 508,5 chart 124,8 2020 Dépenses de défense (M.€) [+]
    Dépenses de défense (% budget) [+] 2020 12,71% chart 4,97% 2020 Dépense
    Classement de l’innovation [+] 2018 112º chart 99º 2018 Classement de l’innovation [+
    Consommation GWh [+] 2019 2.621 chart 1.007 2019 Consommation GWh [+]
    Production GWh [+] 2020 3.199 chart 835 2020 Production GWh [+]
    Autres
    COVID-19 – Décès [+]

  2. BRAVO ASSIMI

    CONTROLE POLICIER A CHAQUE CARREFOUR ET TRAVAIL OBLIGATOIRE VOILA LE SECRET DU RWANDA A SUIVRE
    ne ville propre
    Les premières impressions de Kigali – 1 million d’habitants à 1.400 mètres d’altitude – confirment tout ce qui se dit sur cette capitale africaine pas comme les autres. La ville est propre. Nette et carrée, malgré les rondeurs de ses collines. Ici, les piétons traversent sur les passages cloutés. Les sacs en plastique sont interdits depuis 2006, comme dans tout le pays. Ils ont été remplacés par des sacs en papier biodégradables.

    Pas l’ombre d’une ordure par terre, hormis deux ou trois bouteilles en plastique, mais il faut bien chercher. Les taxis-motos qui sillonnent la ville portent tous le casque règlementaire – de même que leurs passagers. Exemplaire, Kigali a été déclarée « meilleure capitale africaine » en 2008 par l’ONU Habitat. Elle fait rêver, à travers le continent, d’une « autre Afrique » qui serait fonctionnelle et ordonnée. Elle se pose en modèle de développement, avec ses routes bitumées et ses bidonvilles transformés en quartiers salubres.

    « La ville change, observe le responsable d’une ONG. Chaque année, on construit de nouveaux bâtiments. La propreté est partout, c’est une question d’état d’esprit. Il n’y a plus d’eau stagnante, on ne jette plus d’ordures. Le leadership a bien voulu qu’on change ça. »

    On remarquera d’ailleurs qu’il n’y pas que la capitale qui change au Rwanda. Les autorités ont aussi ancré leur pays dans le Commonwealth et l’Afrique de l’Est anglophone, en ajoutant en 2008 l’anglais aux trois langues officielles du pays (kinyarwanda, kiswahili et français). L’école se fait donc en anglais depuis 2010.

    Un policier à chaque carrefour
    Le résultat : une « Suisse de l’Afrique » qui soutient mieux la comparaison que Lomé (Togo) ou Bukavu (République démocratique du Congo), deux autres villes affublées de ce surnom. Kigali se distingue par ses toits en pente, tuiles ou zinc, ses grosses horloges partout dans le centre-ville et son culte de la ponctualité. Les feux rouges, plus modernes qu’à Paris, égrènent les secondes d’attente avant de passer au vert. Mais nuance : les ronds-points, ici, ne sont pas seulement bordés de verdure – sans grilles autour comme à Goma, au Congo, pour empêcher les voleurs de faire feu de ce petit bois. À chaque grand carrefour se trouve au moins un policier, en tenue bleue avec gilet jaune fluorescent. Certains lieux sont même gardés par des militaires. Du coup, les forces de l’ordre paraissent omniprésentes…

    Un taxi se fait contrôler sur l’une des artères de la ville. Très peu de mots sont échangés. C’est la routine. Pas question de remettre un billet au gendarme, qui ne demande rien d’ailleurs. À Abidjan, Lomé ou Johannesburg, on ne se serait pas gêné pour réclamer quelque chose pour « le transport », « les enfants » ou « les haricots ». Moins drôle, cependant : le chauffeur, d’accord pour emmener le client faire un tour de la ville, fait mine de ne pas comprendre qu’on veuille voir un grand marché avec des femmes, des carottes, des salades et des passants. Il prétend que c’est trop loin, alors que le marché couvert de Kimironko se tient tout près. Veut-il économiser de l’essence ? Ou plutôt éviter les ennuis, en facilitant dans un lieu public la tâche d’une journaliste étrangère ? Il ne répond pas. Mais insiste pour faire le tour des galeries marchandes de la colline du centre-ville.

    La vitrine rutilante du nouveau Rwanda fait penser à un mini-Sandton, le quartier d’affaires de Johannesburg qui se vante d’être « le kilomètre le plus riche d’Afrique ». La tour en verre Kigali City Tower reflète le ciel. À l’intérieur, des restaurants dans un patio couvert, et le magasin de décoration Mister Price, qui propose les mêmes produits qu’en Afrique du Sud. Comme partout, le président Paul Kagamé veille, par photo interposée. Son portrait est accroché à l’entrée du supermarché Nakumatt, une chaîne kenyanne pourtant privée. Difficile d’aborder le quidam dans la rue pour obtenir le moindre renseignement. Un serveur dans un fast-food se carapate derrière son comptoir quand on lui demande où trouver le grand marché.

    Quant au gardien de sécurité, planté devant la City Tower of Kigali avec son talkie-walkie et son arme, il demande l’autorisation de son leader, avant de laisser le visiteur profiter de la vue panoramique. La réponse tombe au bout de quelques minutes : « Pas possible aujourd’hui », pour cause d’umuganda. Autrement dit, de travail communautaire.

    Travaux communautaires obligatoires pour tous
    Eh oui, comme tous les derniers samedis du mois, les citoyens de plus de 16 ans sont censés participer aux travaux communautaires, de huit heures à midi. Sous peine d’amende de 5000 francs rwandais (8 dollars), en cas d’absence non justifiée. Les travaux sont organisés par le plus petit degré de l’administration, le village. Le terme désigne un ensemble de dix maisons, aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Les uns débroussaillent, les autres nettoient des canalisations ou creusent des trous pour recueillir l’eau de pluie. Après les travaux, une réunion se tient entre les résidents du même quartier, pour parler des problèmes – et surtout, des solutions.

    Un mode d’organisation exemplaire, là encore, mais dont on peut se demander s’il est durable. Peut-on faire développer une ville et un pays à la baguette, par des méthodes coercitives ? La société civile s’interroge.

    « Les règles et les politiques décidées au sommet n’emportent pas forcément l’adhésion des citoyens », estime Epimack Kwokwo, secrétaire exécutif de la Ligue pour les droits de la personne dans les Grands lacs (LDGL).

    Les taxi-motos ont notamment envoyé une pétition au Premier ministre, pour protester contre une réforme des transports urbains qui leur assigne des axes de circulation. Ils ont été reçus en septembre dernier par la commission des Affaires économiques du Sénat, pour alerter sur l’arrestation de certains de leurs collègues. À la sortie de leur audience, ils se sont retrouvés nez à nez avec la… police antiémeute !

    « La situation est sous contrôle, explique le responsable de la LDGL. Tout est verrouillé. »

    Les habitants de Kigali sont sans doute fiers du développement de leur ville… mais ils ont peur d’en parler.

    Lire aussi :

    >> Afrique, l’heure du réveil tant attendu
    Sabine Cessou, à Kigali
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