Retrait du Mali de la reconnaissance de la RASD : «La correction d'une erreur historique» saluée
Le retrait par le Mali de sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) est salué par l'ambassadeur du Maroc à Bamako, qui y voit la correction d'une erreur vieille de plus de quatre décennies et un tournant dans les relations bilatérales.
Dans une interview accordée à la télévision publique marocaine, l'ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, S.E. Driss Isbayène, a salué le retrait de la reconnaissance du Mali à la "pseudo République sahraouie démocratique", qu'il qualifie de correction d'une erreur de 46 ans. Au micro de nos confrères, le diplomate marocain a apprécié la décision du gouvernement malien de retirer sa reconnaissance à cette entité. Selon lui, cette annonce corrige une erreur historique datant de plus de 46 ans et ouvre une nouvelle page dans les relations entre les deux pays. Déjà, ajoute-t-il, ces relations sont "exceptionnelles et exemplaires ". Il a également rappelé " l'exception malienne", évoquant une déclaration de feu le Roi Hassan II, selon laquelle les relations entre le Maroc et le Mali n'avaient pas été rompues malgré la reconnaissance, en 1980, de cette entité qualifiée de " fantoche " par Rabat." Tout au contraire, nous avons renforcé nos relations avec un pays voisin et frère, dont les liens remontent aux Xe et XIe siècles. L'islam est arrivé au Mali depuis le Maroc, et nous avons entretenu des relations extraordinaires depuis le XVIe siècle, notamment dans le nord du Mali", a renchéri l'ambassadeur.Aujourd'hui, poursuit-il, cet élan de coopération s'est davantage renforcé au cours des deux dernières décennies sous le règne du Roi Mohammed VI. Notamment en 2013 et 2014, le Mali et le Maroc ont ouvert une nouvelle page dans leurs relations, dans de nombreux domaines d'intérêt commun. Le Maroc œuvre, selon lui, dans le respect de l'intégrité territoriale du Mali. Kassoum Théra