Dialakorodji : la route du calvaire

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Une route non bitumée et des tonnes de poussière. C’est le calvaire quotidien des habitants de Dialakorodji.

Les habitants de Dialakorodji sont confrontés à beaucoup de maux. Au point qu’ils se demandent ce qu’ils ont fait à Dieu pour mériter ce sort. Au nombre de ces maux, la route qui relie Dialakorodji à Bamako. Selon cet habitant de Dialakorodji, Demba Diarra, enseignant de formation et censeur dans un lycée : «Aujourd’hui tout le monde sait que les populations de Dialakorodji, de Falayan, de Safo et d’autres localités souffrent énormément à cause de l’état de la route qui relie ces communes à Bamako. Ladite route n’est pas bitumée, or elle est pratiquée par les Sotrama, les motos, les vélos et ainsi que les piétons qui viennent de tous les horizons.»

La colère des populations de Dialakorodji n’a égale mesure que la tonne de poussière qui assaille jour et nuit leurs yeux et poumons. «Tout le monde est malade du fait de la poussière qui circule d’une manière récurrente», dit-on, ici. Selon un autre habitant de cette localité, le maire Guindo avait affirmé que «le financement de la route de sa commune est acquis depuis longtemps et qu’il ne restait que l’exécution des travaux». À en croire une autre source très proche du dossier, «ATT avait promis de bitumer la route de Dialakorodji et avait même fixé la date de son inauguration. Mais, jusqu’ici, rien n’a été fait».

Par ailleurs, suite à la plainte d’un certain Diarra lors de l’Espace d’interpellation démocratique (E.I.D) en 2013, l’ancien ministre de l’Equipement et des Transports, le général Abdoulaye Koumaré, avait informé cette tribune que ses techniciens étaient en train de travailler sur le chantier et que la fin des travaux était pour bientôt. À ce jour, rien n’a été fait. Aussi, la population de Dialakorodji lance un vibrant appel à l’Etat et à ses partenaires financiers afin de lui venir en aide pour sortir de cette ornière.

Ousmane DIAKITE (Stagiaire)

 

 

 

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