DOUANE : 19 milliards CFA en fumée !
La Douane malienne est malade. Maladie de sa hiérarchie, dont l’incompétence est de notoriété publique. Malade de ses recettes, en chute libre depuis trois ans. Malade de la corruption et du népotisme, érigés en système de gestion. Les maux de la Douane malienne se résument en...
Un seul exemple : pour le mois d’août dernier, 19 milliards CFA manquaient à l’appel de la caisse. D’où la colère de la délégation du FMI et de
« Nous avons honte, aujourd’hui, de porter l’uniforme de
Les gestes hauts et forts, un haut gradé de
En effet, depuis trois ans,
D’abord, les recettes douanières. Elles vont de mal en pis. Et, aujourd’hui, de pis en pire.
Recettes en chute libre
Sur 26 milliards CFA attendus en août dernier,
Autre conséquence de la forfaiture de
Annoncé, à grands renforts de publicité, le redéploiement du personnel n’a pas donné les résultats escomptés. Bien au contraire. Les recettes vont de mal en pis. Les déficits succèdent aux déficits. L’homme – cabot a été mis à la place – pivot. Et vice versa.
Illustration de cet échec patent : l’usage abusif des anticipations, c'est-à-dire la perception des droits sur des marchandises, qui n’ont pas franchi le cordon douanier.
Pour compléter son quota de recettes de l’année écoulée,
Mais dans le fond, ce sont les magouilles qui entourent ces anticipations, qui donnent froid dans le dos de plus d’un Agent. « Lorsqu’un opérateur économique paie par anticipation, sur une importation de 10.000 tonnes, il en fait venir 20.000 tonnes. Les droits des 10.000 autres tonnes s’en vont en fumée », indique un Agent, qui sait de quoi il parle.
Le Végal et les fonds spéciaux
Partout, les mêmes magouilles. Partout, les mêmes travers. Si l’affaire des exos reste pendante, devant la justice, une autre affaire, plus grave, risque de secouer – une fois de plus – la douane : la gestion des fonds spéciaux.
Estimés à plusieurs milliards CFA, ces fonds – du moins selon nos sources – n’ont pas échappé au scalpel des bonzes de la douane. De sources concordantes, les enquêteurs du Bureau du Vérificateur général ont repris leur quartier à
C’est pour exorciser ces « mauvais sorts », que le Premier Ministre a convoqué, hier mardi, dans la salle de conférence de
A cette rencontre, le Chef du gouvernement, n’est pas allé – comme à l’accoutumée – avec le dos de la gamelle. Il a fustigé la mauvaise gestion du personnel, dénoncé la chute vertigineuse des recettes, et rappelé les bruits de casseroles, qui ne cessent de tympaniser l’opinion publique et les partenaires au développement de notre pays. Mais, à en croire les observateurs avertis, le seul remède, à la gabegie ambiante, reste le départ du colonel Cheick Kéita. Quatre ans après sa nomination à la tête de
Un échec qui, par ricochet, a conduit le Trésor public au bord de la ruine. Et, plus grave, fait peser une grave menace sur les salaires des fonctionnaires.
Mais les protecteurs, hauts perchés, de l’indéboulonnable colonel sauront-ils taire leur ego, en privilégiant l’intérêt de
Le Mollah Omar