Recettes douanières 2015 : Sur une prévision de 450 milliards CFA, la direction générale a réalisé 478 milliards CFA

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L'inspecteur général Modibo Kane Keita, Directeur Général de la douane
L'inspecteur général Modibo Kane Keita, Directeur Général de la douane

En dépit du contexte difficile, marqué d’une part par la crise financière internationale et, d’autre part, par la morosité économique, la direction générale de la douane a dépassé les objectifs de recettes, à elle assignée, par le gouvernement. Avec, à la clé, un excédent inédit de 28 milliards CFA.

En fixant, début 2015, les objectifs de recettes à 450 milliards CFA, contre 341 seulement en 2014, – soit une hausse de 109 milliards CFA -, le gouvernement avait placé la barre très haut, tellement haut que tout le monde, ou presque, doutait de la capacité de  l’équipe Modibo Kane Keïta  à relever ce défi.

Douze mois après, ces objectifs de recettes ont, non seulement, atteints ; mais surtout, dépassés. En effet, la direction générale de la douane a réalisé, au titre de l’année qui vient de s’écouler, une recette inédite de  478 milliards CFA. Soit un excédent de 28 milliards CFA.

Comparées aux recettes de 2014, celles de 2015 ont augmenté de 135 milliards CFA. Pour les autorités maliennes et les partenaires techniques et financiers, cette performance est historique. En  dépit du contexte économique peu favorable.

Les raisons de cette performance

Considérée comme une première dans l’histoire de la douane malienne, cette performance s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, le management des ressources humaines.

Réputé fin technicien de la douane, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, directeur général de la douane, aura réussi son tour de magie,  en mettant à la tête de chaque bureau des   douanes, des hommes et des femmes à la compétence avérée. Auparavant, il aura nommé le colonel Nouhoun Sadia Camara, connu pour sa rigueur,  au poste de directeur général-adjoint. Un tandem de choc, en somme, qui vient de réussir ce qui semblait  relever de l’impossible : atteindre   les objectifs de recettes. Surtout, dans un contexte économique jugé  peu favorable.

Ensuite, vient la rigueur, dont les cadres et agents ont fait preuve au cours de l’année écoulée. « Nous avons tous mouillé le maillot, afin de prouver à nos autorités qu’à cœur vaillant, rien d’impossible ! », nous confie un officier, qui a requis l’anonymat. Pour la première fois, dit-on à la douane, l’homme qu’il faut a été mis à la place qu’il faut.

Les enquêtes douanières et leur fameux  «  couloir de la mort »

Avec à sa tête le colonel Mamadou Saro, le bureau des enquêtes douanières aura été décisif dans l’atteinte des objectifs de recettes. Il forme,  avec le colonel Mamadou Lamine Diarra et le commandant Amadou Traoré, ce que les transitaires appellent le « trio infernal ».

« Avec ces deux-là, pas  question d’arrangement. On a comme l’impression qu’ils ont du plaisir à pousser leurs contrôles jusqu’à l’extrême. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on appelle leur couloir, le couloir de la mort », indique un  transitaire. Et un autre d’ajouter, le sourire aux lèvres : « C’est vrai que ça nous énerve souvent ; mais je reconnais qu’ils font bien leur boulot ».

La réputation du «  couloir de la mort » est, désormais, faite : le transitaire  y entre avec le sourire, il  en ressort avec une mine d’enterrement. Du moins, s’il veut tromper la vigilance des services de douane.

Le Bureau des Produits Pétroliers a réalisé 189 milliards CFA sur une prévision de 151 milliards CFA

Piloté par le commandant Mamadou Traoré, le Bureau des Produits Pétroliers a dépassé ses prévisions de recettes depuis octobre 2015 : 151 milliards CFA. Au titre de l’année écoulée, le commandant Mamadou Traoré et ses hommes ont enregistré une recette globale de 189 milliards CFA. Soit un excédent de 38 milliards CFA.

Les recettes réalisées par ce bureau, en 2014, sous le commandant Oumar Tangara se chiffraient à 88 milliards CFA, contre 189 milliards CFA en 2015. Ainsi, le Bureau du Pétrole, comme on l’appelle, a réalisé 101 milliards CFA de plus que l’année dernière.

Au cours de l’année 2015, les recettes  du Bureau des Produits Pétroliers sont passées de 12 milliards CFA à plus de 18 milliards CFA par mois.

Autre bureau ayant participé à cette performance : le bureau régional de Kayes

Le bureau régional de Kayes à l’avant-garde de la lutte contre la fraude

Au titre de l’année qui vient de s’achever, la direction régionale des douanes de Kayes s’est, surtout, illustrée sur deux fronts : la lutte contre la fraude et le recouvrement des droits et taxes. Près de 495,1 kg de cannabis et 500 kg de résine ont été saisis. Leur valeur marchande : 1,2 milliards CFA.

S’y ajoutent d’importantes saisies de piles, de pétards, de cigarettes et de médicaments contrefaits. Au total, la direction régionale des douanes a infligé, en 2015, 623 millions CFA d’amendes, contre 212 millions CFA en 2014.

S’agissant des recettes, elles ont été à hauteur de souhait. Au cours de l’année écoulée, la direction régionale de Kayes a enregistré la bagatelle de 60,1 milliards CFA, contre 48,4 milliards CFA en 2014. Soit un écart de 11,7 milliards CFA.

Une équipe à féliciter et à encourager

Nommé, début 2014, à la tête de la douane, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta mesurait le poids de sa charge : atteindre les objectifs de recettes, fixés à la douane, afin de permettre au gouvernement de remplir ses engagements,

vis – à – vis des partenaires techniques et financiers. Notamment, le FMI et la Banque mondiale.

A son arrivée, les recettes douanières oscillaient entre 30 et 32 milliards CFA par mois, y compris les « anticipations » ; c’est les droits et taxes perçues sur les marchandises, qui n’ont pas encore franchi le cordon douanier.

Un mois après sa prise de fonction, les recettes sont passées de 32 à 42 milliards CFA par mois. Avec des pics de plus de  45 milliards CFA par mois, comme c’est le cas en décembre dernier (45,8 milliards CFA). Soit une hausse de près de 13 milliards CFA par mois.

Sans tambour, ni trompette, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta vient de prouver à ceux qui en doutaient, il y a peu,  qu’elle est, non seulement, capable d’atteindre les objectifs de recettes ; mais aussi, les dépasser. Et de fort belle manière.

Oumar Babi

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5 COMMENTAIRES

  1. On doit bien sofistiqué le page de douanes malienne, les tarifs de véhicules à dédouané. Et faciliter les processus de bureaucrates. Et éliminé tout ces mrd de l’intermédiaires qui sont entrain d’escroquer nous les pauvres citoyens en extérieur du Mali !
    Merci à toutes maliens et malienne qui sont en progrès de lutté contre corruptions ! Je vous aime mes chers compatriotes !

  2. je voudrais juste savoir pourqoui une si forte importation du pétrol sachant que le prix de la barille a chuté de 1/3 que les prix de carburants n’ont pas connu une bausse significative ?

  3. C est extra ordinaire la malhonnetete intellectuelle et professionnelle.personne ne se pose la question de savoir qu est ce qui expliquerait ce bon des recettes douanieres qui ne refletent pas la croissance economique du pays.le dg et son chef e le dg de l onap doivent l honnetete d expliquer q cela est lie plus a la baisse du cours du petrole qu a une quelconque baguette magique de qlq un fut il homonyme d un marabout.
    Le comble dans cela aucun economiste malien aucun journaliste malien n a ete en mesure d expliquer de facon rationnelle cette soi disante performance.
    Le Mali est le pays ou le litre de carburant est le plus cher pendant que le cours du baril est au plus
    Le litre du carburant au mali au moment ou le baril est a moins de 30 $ est au niveau q en 2012 ou le baril etait a 110 $.Dans tous les pays du monde les entreprises et les consommateurs realisent soit des profits ou obtiennent du pouvoir d achat mais au mali l Etat au lieu de repercuter la baisse sur les menages et les entreprises empochent la marge.
    Au lieu de se taire on fait la fausse publicite a des cadres qui n ont aucun merite.
    C est aussi ca le Mali
    Le comble dans tout ca la chambre de commerce ne dit un mot les consommateurs le patronat aucun mot.
    C est un scandale d Etat

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