Poissons fumés : Une filière porteuse

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Le poisson fumé est une source importante de revenus pour de nombreux femmes et jeunes maliens. L’Institut national de santé publique (INSP) avec la FAO et le Fonds pour l’Application des Normes et le Développement du Commerce (STDF) veulent améliorer la sûreté de ce produit dans un nouveau projet sur la « promotion des normes et codes d’usages du codex Alimentarius notamment dans la filière poison fumé et documentation des potentiels effets positifs sur la sécurité sanitaire dans d’autres filières au Mali ». Le lancement du projet, a eu lieu les 7 et 8 juillet dans la salle de conférence de l’INSP.

 

La part du poisson transformé est plus importante que celle du poisson frais au Mali. Elle représente 60 % contre 40 % pour celle du poisson frais, selon les spécialistes. Cependant la détection du taux élevé de résidus d’insecticides dans les poissons fumés au Mali constitue un « grave problème de santé publique et pour le commerce », notait le projet STDF/PG/303 de la FAO et l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anssa).

Le problème spécifique à résoudre aujourd’hui est la gestion des risques sanitaires identifiés. dans la filière pêche malienne, avait souligné Dr. Cheick Oumar Dembélé, représentant du ministère de la Santé et du Développement social à l’ouverture des travaux. Selon lui, ce problème est la conséquence, entre autres, « de pratiques inadéquates, motivées par la nécessité de conserver le produit en l’absence de chaine de froid, une méconnaissance des bonnes pratiques d’hygiène et des produits utilisés dans le processus de transformation, un déficit d’accès aux technologies… ».

Pour améliorer la sécurité sanitaire des aliments au Mali, en particulier ce qui concerne la contribution du poisson fumé à l’exposition des populations aux dangers chimiques, il est essentiel, propose le représentant de la FAO au Mali Mansor Ndiaye, que les parties prenantes se concertent, s’accordent de façon à sélectionner et mettre en œuvre des mesures de gestions des risques appropriées et efficientes.

C’est pour mieux valoriser ce secteur pourvoyeur d’emplois (plus de 285 000 les emplois créés par la filière pêche), que l’Institut national de santé publique (INSP) et l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ont organisé un atelier d’échange, les 7 et 8 juillet à Bamako, les parties prenantes de la sécurité sanitaire des aliments.

L’objectif de cet atelier était d’informer et partager avec ces acteurs, leur nouveau projet de « promotion des normes et codes d’usages du codex Alimentarius notamment dans la filière poisson fumé et documentation des potentiels effets positifs sur la sécurité sanitaire dans d’autres filières au Mali ».

Le projet bénéficie du soutien de la FAO et du Fonds pour l’Application des Normes et le Développement du commerce (STDF). Il vise « à améliorer la valeur ajoutée des produits fumés et séchés grâce à une application des normes et codes d’usages du Codex Alimentarius », selon le directeur général de l’INSP, Pr. Akory Ag Iknane. Il permettra également, poursuit-il, de produire des documentations sur des effets potentiels positifs sur la sécurité sanitaire des alimentations que nous consommons.

Durant deux jours, en présentiel et sous format virtuel, l’Institut national de Santé publique (INSP) et la FAO ont informé ces acteurs clés du secteur sur l’importance de la mise en œuvre des mesures de gestion des risques comme les codes d’usages et les normes alimentaires, sur les chaines de valeurs poisson et viande fumé/séchés ainsi que les huiles végétales (coton et karité).

En travaux de groupe, les participants ont identifié les grandes orientations techniques relatives à la conduite du projet, notamment les sources de données, les lieux d’intervention prioritaires et accessibles et les filières prioritaires et débouchés commerciaux même que les synergies potentielles dans le cadre de la mise en œuvre du projet.

L’ouverture des travaux a également enregistré l’intervention, par vision-conférence, de la représentante du Fonds pour l’Application des Normes et le Développement du Commerce (STDF), Catalina Pulido. Elle a réitéré l’accompagnement de son institution à appuyer le Mali dans ce nouveau projet qui s’améliora non seulement, s’est-elle réjouie, la qualité des poissons transformés au Mali, la vie des acteurs de la chaine et la santé des consommateurs maliens.

 

Kadiatou Mouyi Doumbia

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