Le compromis a été conclu le 21 septembre entre la direction de la Société des mines de Loulo (Somilo), de Gounkoto SA et les organisations syndicales, a indiqué Bani Sacko, responsable syndical du complexe.
La grève, qui devait débuter le 28 septembre et se poursuivre jusqu’au 1er octobre, a été annulée à la suite de cet accord. Barrick Mining a confirmé la conclusion de la nouvelle convention collective.
Les syndicats avaient soumis 15 revendications à la direction. Elles concernaient notamment le paiement des heures supplémentaires, le remboursement des frais de mission, les indemnités de logement et les frais scolaires.
Ils demandaient également l’application de précédents accords sociaux, ainsi que la revalorisation de la prime de cherté de la vie et de plusieurs avantages accordés aux travailleurs.
Les dispositions financières de l’accord n’ont pas été communiquées.
D’autres préavis maintenus
Si l’accord conclu avec Barrick écarte une grève au sein de Somilo et de Gounkoto SA, d’autres mouvements sociaux restent annoncés dans des structures intervenant sur le complexe.
Les employés de Food & Events Africa, chargée de la restauration et de certains services de soutien, avaient déposé un préavis couvrant la période du 28 septembre au 2 octobre.
Leurs revendications portent notamment sur les heures supplémentaires, les avantages sociaux et les conditions de travail. La décision concernant une éventuelle levée du préavis relève de négociations distinctes avec la direction de l’entreprise.
Dans le secteur public, des syndicats de la Direction nationale de la géologie et des mines et d’autres services de l’administration minière ont également annoncé un arrêt de travail du 29 septembre au 1er octobre.
Ils réclament notamment des mesures portant sur les salaires, les indemnités et les primes sectorielles.
Barrick reprend progressivement le contrôle
La signature de la convention collective intervient alors que Loulo-Gounkoto reprend progressivement ses opérations après le long différend ayant opposé Barrick aux autorités maliennes sur des questions fiscales et réglementaires.
Un accord conclu en novembre 2025 avait permis de mettre fin au contentieux et au groupe canadien de retrouver le contrôle opérationnel du complexe.
La conclusion de l’accord syndical permet ainsi d’écarter une nouvelle perturbation sociale directe au sein de Somilo et de Gounkoto SA, même si les préavis déposés dans d’autres structures restent soumis à leurs propres processus de négociation.
Le complexe de Loulo-Gounkoto figure parmi les principaux actifs aurifères exploités au Mali, l’un des principaux producteurs d’or d’Afrique.
MD/te/Sf/APA
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