Arrêté interministériel sur le péage : l’application se déroule normalement

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La directrice générale de l’autorité routière, Lala Koïté, accompagné des partenaires sociaux, a effectué une mission de contrôle des tâches pour constater l’application de l’arrêté interministériel n°2021 du 7 mai 2021, portant création des postes de péage et pesage routiers et fixant les tarifs de leur franchissement. C’était le mardi 7 juin au niveau de quelques postes de péage.
Cette visite de terrain a permis à la directrice générale de l’autorité routière, Lalla Koïté, de constater l’application de l’arrêté interministériel signé entre le gouvernement et les syndicats des transports routiers. C’était aussi une occasion pour la directrice générale de l’autorité routière de donner les bonnes informations aux passagers concernant l’utilisation des tickets informatisés et des tickets manuels.  Ella a souligné que les tickets informatisés contiennent toutes les données requises.
Pour les tickets manuels, selon Lalla Koïté, sont uniquement utilisés aux nouveaux des postes non informatisés.  Et d’assurer : «Il n’y a pas de tickets falsifiés contrairement aux informations qui circulent. Tous les tickets proviennent de l’autorité routière. Sachez que ceux qui vous donnent les tickets manuels, sont tenus de mentionner la date, le numéro de l’usager, le lieu où est installé le poste. Le ticket doit aussi comporter (au verso) le cachet de l’Autorité routière. Nous avons fait une commande de tickets. Dès que cette commande arrive, nous allons retirer les tickets manuels. Je vous demande encore de comprendre qu’il n’y a pas de tickets falsifiés», a déclaré la directrice générale de l’Autorité routière.

«Cette visite avec la directrice générale de l’Autorité routière, c’est pour constater l’application de l’arrêté interministériel signé entre le gouvernement et les syndicats des  transporteurs. Je suis satisfait de la visite car  nous avons constaté  qu’au niveau du poste de Kati, le travail se fait correctement. Les ordinateurs sont bien réglés sur le tarif indiqué par véhicule dans l’arrêté interministériel», a témoigné un responsable des syndicats des transporteurs.

Ce que dit l’arrêté interministériel

Cet arrêté interministériel, dans son article 2, indique que les postes créés sont mis en concession après appel à concurrence dans le respect des textes en vigueur. L’article 3 stipule que le franchissement d’un poste de péage par un véhicule automobile est soumis au paiement d’une redevance péage dont les tarifs sont ainsi fixés.
Pour  les tricycles, le tarif est de 250 F essieu et par passage ; pour les véhicules particuliers (250F essieu et par passage) ; les taxis (250 F essieu et par passage) ;  les minibus  de transports publics de moins de 25 personnes (250 F essieu et par passage) ; les camions bennes de transports de matériaux de construction (300 F essieu et par passage) ; les bus et autocars de transports de plus de 25 personnes (300 F essieu et par passage) ; les poids lourds et autres gros porteurs (300F essieu et par passage).
Le droit de franchissement est révisable annuellement après évaluation des besoins d’entretien routier en fonction de l’évolution du tarif. Les populations riveraines des postes de péage bénéficient d’une carte d’abonnement dont les conditions de délivrance et le montant sont fixés par décision du ministre en charge des routes.
L’article 4 de cet arrêté interministériel dit que le poste de péage et pesage, qui n’est pas mis en concession, est géré par l’autorité routière jusqu’au recrutement d’un concessionnaire. Les recettes de péage provenant de l’application de l’article 2 du présent arrêté seront réparties dans les conditions fixées par le cahier des charges de la concession.
L’article 7 indique que le directeur national des routes, le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux, le directeur général de l’autorité routière, le directeur général de la gendarmerie, le directeur général de la police, le directeur général de la protection civile, le chef d’état-major de l’armée de terre, le chef d’état-major de la garde républicaine sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté.
Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net

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1 commentaire

  1. Je crois que le département a joué sur la naïveté des syndicats de transport qui n’étaient pas d’accord sur le paiement par passage au même tarif. A situation actuelle si les syndicats ont signé, ils ont tout simplement trahi car il n’y a eu aucune concession sur la position initiale. Le véhicule qui payait 500f par jour avant accord, paye maintenant 500 f par véhicule/passe soit 250 par essieu/passage ce qui dénote une malhonnête intellectuelle, car la référence est catégorie de véhicule et non par essieu. C’est pourquoi tantôt on parle d’essieu tantôt par passager sans logique.

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