Majorité tranquille cherche opposition percutante
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Adam Thiam[/caption]
Comme en 2002, aucun parti n’a à lui seul la majorité absolue requise pour prendre le contrôle de l’Exécutif. Mais le Rpm avec près de soixante dix députés est de loin la principale force du parlement. Et le président Kéita n’a pas de souci à se faire pour l’instant. Il a pour lui une majorité présidentielle plus que confortable comme Att en 2002. Mais contrairement à Att en 2002, il y aura une opposition durant cette législature.
Soumaila Cissé en prend le leadership, lui qui fait son baptême du feu comme député.
L’homme est volontiers ironique et allusif. Sa petite phrase après l’élection d’Issiaka Sidibé à la tête du parlement en est une preuve éloquente « ce qui était attendu est arrivé ». Reste à voir s’il peut prospérer avec des déclarations sibyllines et tout est de savoir si l’élu de Niafunke aura l’énergie et le coffre pour animer l’espace qui doit être celui d’une opposition dans un pays encore convalescent mais qui doit, pour sa survie, réaliser que la démocratie ce n’est pas le pouvoir mais les contre-pouvoirs.
Dans ce rôle, il sera avec l’Urd, le Pvrm et le Parena, donc une vingtaine de députés qui ont fait acte de discipline lors du vote pour le perchoir en votant conformément aux consignes données ( vingt députés et vingt votes blancs). Pourvu que ça dure car la transhumance au parlement s’est révélée ces dernières années plus facile pour les députés que pour les vachers du Delta. Pour ce qui est du vécu, il faut constater que ce parlement a divisé la famille Fdr dont des composantes se sont retrouvées dans la majorité présidentielle et pire, il peut avoir crée au sein de partis du Fdr comme le Fare des problèmes de discipline et de loyauté qui ne seront pas sans conséquence sur la vie des formations concernées. Y compris l’Adema. Ce n’est pas la seule cruauté de la législature. Elle prouve que les partis du début comme le Cnid et l’Adema ont achevé leur mission historique. Après avoir laissé sur le quai des opérateurs historiques du parlement dont Agsarid Ambarcawane, Mountaga Tall, Waly Diawara, et des grosses pointures comme Hamidou Diabaté, Kassoum Tapo, Koniba Sidibé,
Adam Thiam
Adam Thiam[/caption]
Comme en 2002, aucun parti n’a à lui seul la majorité absolue requise pour prendre le contrôle de l’Exécutif. Mais le Rpm avec près de soixante dix députés est de loin la principale force du parlement. Et le président Kéita n’a pas de souci à se faire pour l’instant. Il a pour lui une majorité présidentielle plus que confortable comme Att en 2002. Mais contrairement à Att en 2002, il y aura une opposition durant cette législature.
Soumaila Cissé en prend le leadership, lui qui fait son baptême du feu comme député.
L’homme est volontiers ironique et allusif. Sa petite phrase après l’élection d’Issiaka Sidibé à la tête du parlement en est une preuve éloquente « ce qui était attendu est arrivé ». Reste à voir s’il peut prospérer avec des déclarations sibyllines et tout est de savoir si l’élu de Niafunke aura l’énergie et le coffre pour animer l’espace qui doit être celui d’une opposition dans un pays encore convalescent mais qui doit, pour sa survie, réaliser que la démocratie ce n’est pas le pouvoir mais les contre-pouvoirs.
Dans ce rôle, il sera avec l’Urd, le Pvrm et le Parena, donc une vingtaine de députés qui ont fait acte de discipline lors du vote pour le perchoir en votant conformément aux consignes données ( vingt députés et vingt votes blancs). Pourvu que ça dure car la transhumance au parlement s’est révélée ces dernières années plus facile pour les députés que pour les vachers du Delta. Pour ce qui est du vécu, il faut constater que ce parlement a divisé la famille Fdr dont des composantes se sont retrouvées dans la majorité présidentielle et pire, il peut avoir crée au sein de partis du Fdr comme le Fare des problèmes de discipline et de loyauté qui ne seront pas sans conséquence sur la vie des formations concernées. Y compris l’Adema. Ce n’est pas la seule cruauté de la législature. Elle prouve que les partis du début comme le Cnid et l’Adema ont achevé leur mission historique. Après avoir laissé sur le quai des opérateurs historiques du parlement dont Agsarid Ambarcawane, Mountaga Tall, Waly Diawara, et des grosses pointures comme Hamidou Diabaté, Kassoum Tapo, Koniba Sidibé,
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Marie TRAORETout ce que je sais c'est qu'il ne peut y avoir de Démocratie sans Opposition. En d'autres termes l'opposition est le socle de la Démocratie. Pour mieux me faire comprendre sans opposition pas de Démocratie. Je tiens cette manière d'expression d'un Prof, bien connu à la FSJE, en son temps.12 ansRépondreLike (0) -
DongoMerci Thiam, il y a juste que l'accent n'est pas ici sur la mollesse de cette opposition. Un vote blanc n'est pas un "non" franc et sec, avec de la virilité. Quand on est pas d'accord, on dit NON. Niet. Il y a un danger de passer de mollesse à impotence chronique. Depuis trois mois les sujets n'ont pas manqués où on a espéré entendre la voix de l'opposition, en vain: la déclaration publique des biens du Président de la République et de sa suite, la gestion de la question du NORD-MALI, l'école dont ne sait plus quelle année scolaire est en cour.12 ansRépondreLike (0) -
SanblagCet éditorialiste me paraît un peu trop simple d'esprit. Oublie-t-il que IBK a techniquement échoué à la députation de 2007? Et aujourd'hui ne voyons-nous pas que celui qui a été repêché en son temps, peut même rêver d'avoir son fils comme daufin au poste de président de la république? Ainsi va la vie. Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers. Questions de temps et de patience!12 ansRépondreLike (0) -
arbonAdam, "les Agsarid Ambarcawane, Mountaga Tall, Waly Diawara, et des grosses pointures comme Hamidou Diabaté, Kassoum Tapo, Koniba Sidibé" n'ont rien fait contre ATT pour éviter la BEREZINA que notre PEUPLE a vecu. Ils n'ont fait (dans la majorité des cas) que DEGUSTER le CHIVAS avec les tenants du regime consensualiste et timoré de ATT. Aucun regret pour leur DEPART sanctionné par le PEUPLE SOUVERAIN de MALIBA. Sans rancune contre les "dépités" dechus !12 ansRépondreLike (0) -
LeguenMajorité, d'accord! Mais "tranquille" le doute est permis au regard de la versatilité de nos chers représentants du peuple! L'action politique n'a de sens que lorsqu'elle repose sur de la conviction et de l'objectivité. Ce qui est loin d'être le cas chez la majorité de nos cadres politiques. On avait espérer qu'avec le coup d'état de 2012, la situation politique se clarifierait un peu plus. Mais le pire est à craindre à l'allure où les choses commencent sous l'ère IBK.12 ansRépondreLike (0)-
sgoumboMon cher faut pas rêver car cet homme est entrain de finir de dévoiler son vrai visage que les maliens découvrent déja comme étant celui qu'ils n'ont jamais connu:IBK est un homme qui n'aime pas travailler, ne travaille pas et ne sait pas faire travailler.Le Mali n'est pas encore foutu car on peut redresser la barque en débarquant ce Mr en 2018 et en lui donnant une belle correction aux législatives de cette année!12 ansLike (0)
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SambyouLe rêve est gratuit; autrement dit on peut toujours rêver d'avoir au Mali des hommes propres, députés soient ils, pour faire passer le contrat social avant leurs intérêts personnels. il faudrait transformer l'assemblée nationale en lessiveuse avec du détergent, à petite dose, en guise de contre pouvoir. Merci en tout cas à Monsieur Thiam, dont on ne se lasse pas de lire, pour cet éditorial percutant.12 ansRépondreLike (0)