Écoles catholiques du Mali : Les enseignantes et épouses d’enseignants licenciés plaident pour une solution urgente

Dans un communiqué qui nous est parvenu, les femmes enseignantes et épouses des enseignants licenciés des écoles catholiques plaident pour une solution urgente.

15 Juin 2026 - 11:43
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Écoles catholiques du Mali : Les enseignantes et épouses d’enseignants licenciés plaident pour une solution urgente

Dans ce message de plaidoyer adressé aux autorités de la Transition, aux partenaires sociaux et aux responsables du système éducatif, elles expriment leur profonde inquiétude quant aux conséquences sociales et économiques des licenciements massifs intervenus dans les établissements catholiques.

Selon elles, ces licenciements ont plongé de nombreuses familles dans une précarité brutale. Au-delà des enseignants directement concernés, ce sont également les épouses, les enfants et l’ensemble des personnes à charge qui subissent les effets de cette crise. Beaucoup de ces enseignants ont consacré plusieurs années, voire plusieurs décennies, à l’enseignement catholique, dans un esprit de service et de dévouement à l’éducation nationale.

Elles rappellent que le fonctionnement des écoles catholiques reposait sur un partenariat dans lequel l’État assurait une part importante de la prise en charge salariale des enseignants. La suppression des subventions publiques a ainsi entraîné une rupture soudaine de cet équilibre, sans mesures d’accompagnement suffisantes pour garantir la protection des travailleurs concernés. Cette situation, soulignent-elles, a provoqué une véritable détresse sociale au sein de nombreux foyers qui se retrouvent aujourd’hui sans revenus stables, malgré les années de services rendus à la nation à travers l’éducation et la formation des jeunes générations. Pour faire face à cette crise, les Femmes Enseignantes et Épouses des Enseignants licenciés lancent un appel pressant aux autorités compétentes afin que des solutions « urgentes, justes et humaines» soient mises en œuvre. Elles demandent notamment la mise en place d’un mécanisme exceptionnel d’insertion de ces enseignants dans la fonction publique. Elles justifient cette requête par le fait que ces enseignants étaient rémunérés par l’État à hauteur de 80 % et bénéficiaient déjà d’un statut assimilé à celui des fonctionnaires, avec la même grille salariale, les mêmes primes et les mêmes indemnités que les enseignants fonctionnaires des collectivités. Tout en réaffirmant leur engagement en faveur d’une éducation de qualité, stable et équitable, les signataires insistent sur la nécessité de préserver la dignité des familles touchées par cette crise. Elles se disent également disponibles pour participer à tout cadre de dialogue et de concertation susceptible de favoriser une sortie de crise durable. À travers ce plaidoyer, ces femmes espèrent attirer l’attention des décideurs sur l’urgence de la situation et obtenir des réponses concrètes pour des centaines de familles aujourd’hui confrontées à l’incertitude.

Par  Drissa Togola