IBK aux enseignants grévistes : « Que la raison prenne le pas »

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Le Chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéïta a exhorté les enseignants à la raison et à reprendre le chemin de l’école. «Encore une fois que la raison prenne le pas ; que chacun sache raison garder et que nos enfants retrouvent le chemin de l’école », a-t-il déclaré.

Dans la poursuite de son dialogue social, le Chef de l’Etat a reçu en audience,le lundi 8 avril 2019,à Koulouba les familles fondatrices et chefs coutumiers du District de Bamako. Situation de crise dans notre pays oblige. La rencontre s’est déroulée en présence du Premier Ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, et des proches collaborateurs du Chef de l’Etat.

Les hôtes d’IBK ont évoqué des points essentiels liés à leurs démarches envers les enseignants, l’Imam Mahmoud Dicko par rapport à la marche du 5 avril. Quant au Chef de l’Etat, Ils l’ont demandédemaintenir sa main tendue à tous pour apaiser le Mali et aller à l’essentiel avec tous.

Les familles fondatrices et les chefs coutumiers du District de Bamako ont renouvelé leur confiance au Président IBK avec, à l’appui, leur adhésion et leur soutien à sa démarche inclusive et leur accompagnement pour la normalisation de la situation dans le pays.

De son côté, Président IBK a salué la disponibilitéconstante des familles fondatrices et chefs coutumiers de Bamako : «L’école, souci partagé par nous, qui ne le serait pas aujourd’hui ; qui a souci de l’avenir de ce pays, de sa jeunesse et qui voit de manière absolument préoccupante, la prolongation hors normes de cette grève des enseignants et qui met en péril l’année scolaire et qui survient dans un contexte très lourd pour le pays et qui devrait amener chacun à s’interroger aujourd’hui sur les urgences ; les leurs sont considérés; mais exiger du gouvernement ici et maintenant, me semble vraiment assez difficile à comprendre de la part d’enseignants dont la vocation est précisément d’apprendre ; et la pédagogique, quel modèle ils donnent, quel exemple ils donnent aux jeunes maliens ? Dès lors quelle est la vocation ? Quel est caractère sacerdotal de la mission d’enseigner ? Je me pose des questions, je m’interroge ».

Selon IBK, toutes les voies du dialogue ont été ouvertes et explorées ; car, « on ne peut pas à priori ici et dès l’abord dire nous ne voulons nous adresser qu’au Chef de l’Etat. L’Etat est organisé, il y a des échelons, il y a des voies de passage et de négociations ».

« Je vais demander encore une fois que la raison prenne le pas ; que chacun sache raison garder et que nos enfants retrouvent le chemin de l’école. Ce serait à l’honneur des enseignants, ce serait à l’honneur de ce pays-là, ce serait conforme à l’héritage qui est entre les mains des enseignants du Mali. …Il faut, donc, que nous en venions aux fondamentaux. J’interpelle encore une fois mes frères enseignants, mes sœurs enseignantes pour qu’ils reprennent le chemin de l’école, et que là dans le calme et la sérénité retrouvés, avec le gouvernement, ils poursuivent les négociations de divers types tel que le syndicalisme le connaît », a dit IBK.
IBK a dénoncé le syndicalisme outrancier que l’on veut aujourd’hui expérimenter au Mali ; car, cela n’est pas digne du passé syndical du Mali où le syndicalisme de la CGT est un modèle.

Parlant du second point, celuirelatif à la marche u vendredi 5 avril dernier,IBK a encore une fois souhaitéfaire garder et preuve de sagesse de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain et de ne pas non plus nous tromper d’adversaire.

«Quand on fait haro sur les pays amis qui nous aident, on fait haro sur le MINUSMA, on se trompe de combat, ce n’est pas cela, ça aussi dans un temps où nous venions de perdre il y a seulement quelques jours un jeune officier de santé français qui n’est pas dans son pays, qui était là pour aider à sauver des vies maliennes. Donc, soyons à la hauteur de l’interpellation historique, soyons à la hauteur du moment que nous vivons, ne nous trompons pas de combat, ce n’est pas à notre honneur, pas du tout ; et sachons gré à ceux-là qui nous sondent dans la tourmente aujourd’hui ; car, dans la tourmente nous sommes, ce ne sont pas eux qui l’ont inventée. Donc, je crois que ça c’est l’essentiel», a explicité le Président IBK.

Quant au troisième point portant sur la poursuite des entretiens avec l’opposition, IBK a informé avoir reçu un message de la part de son jeune frère l’honorable Soumaïla Cissé.

« Donc, il n’ya pas de blocage, il n’y en a pas ; nous avions simplement convenu de nous revoir une fois nos missions terminées lui à Dakar et à Niamey et moi à Dakar ; et je ne sache pas qu’il soit venu entre temps; en tout cas, c’est hier soir qu’il est rentré.. », a-t-il conclu.

Cyril ADOHOUN

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3 COMMENTAIRES

  1. Savez-vous pourquoi dans certains pays les jeunes quittent leurs parents une fois atteints l’âge adulte/majeur (18+) ? La raison n’est pas qu’ils sont à mesure de subvenir à tous leurs besoins par eux- même, mais plutôt qu’ils le souhaitent.
    Après 60 ans d’indépendance, si nous ne sommes pas encore en mesure d’assurer nos propres défenses et sécurités, autant dire que nous n’avons pas le droit d’exister comme un pays indépendant.
    Avant l’arrivée de ces forces étrangères sur notre sol, il n’y a jamais eu d’attaque par de voiture piégée… Leur présence attire toutes sortes de violences comme on peut le constater dans d’autres pays à travers le monde.

  2. Je me demande qui est le Satan qui véhicule ces messages aux jeunes qui ne fléchissement pas?
    Dire à Barkane ou a la MINUSMA de quitter alors que tu ne peux rien.

  3. En Algérie et au Soudan, c’est l’armée qui a destitué le chef de L’état. Certains règnent au même cénario. N’est-ce pas cela leur voeu?
    Si les prétentieux ne le savent pas, l’armée malienne ne peut aucunement évoluer efficacement sur le terrain sans l’appui, la conduite et le soutien de BARKANE et la MINUSMA. Il faut se dire cette réalité car seuls face aux djihadistes, les FAMAs ne peuvent pas tenir. Nous n’avons ni la force morale, ni la capacité matérielle.
    Pour qu’un poste des FAMAs tienne devant une attaque ennemie, il faut qu’il espère sur l’appui de BARKANE car le délai d’intervention du renfort ne lui offre aucune chance de résistance.
    Nous oublions vite et même très vite. Cette armée qui constitue notre fierté et notre espoir n’a pu tenir pendant 6 heures à Kona et une petite matinée à Kidal. Avec ces exemples vécus, nous bombons nos poitrines avec des faux slogans. Ceux qui poussent la plèbe à honnie la France ne sont même pas capables de calmer les islamistes dans leur terroir de naissance. Veulent -ils eux mêmes l’instauration de la charmante au Mali, sont-ils des ganélons formant les chefs de cellules djihadistes? Sankingba doute.
    Ressaisissons nous si l’on aime notre Patrie.
    Malheur à ceux qui veulent la déliquescence du grand Mali.

    VIVE LA RÉPUBLIQUE

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