SEEUDE : le Segal du Ministère de l’environnement plaide pour un renforcement de la coordination et de la performance statistique du secteur
Lors de la deuxième réunion statutaire du Secteur Eau, Environnement, Urbanisme et Domaines de l’État (SEEUDE), le Secrétaire général du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, a rappelé l’importance stratégique du Comité de coordination de la Cellule de Planification et de Statistique (CPS).
Créé par l’arrêté interministériel n°2016-0101/MEADD-MDEAF-MUH-MEE du 10 février 2016, ce Comité constitue un instrument essentiel de pilotage, de coordination et de suivi des activités de la CPS/SEEUDE. Afin de rendre pleinement opérationnel ce mécanisme de coordination, la CPS/SEEUDE bénéficie de l’appui de l’Institut National de la Statistique, à travers sa Cellule de Coordination et de Coopération technique et institutionnelle, sur financement du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cet accompagnement a permis la tenue de la première réunion statutaire du Comité le 29 juillet 2025, marquant une étape importante dans le renforcement de la gouvernance sectorielle.
Abordant la situation institutionnelle, Moussa Diarra a indiqué qu’à la fin de l’année 2025, la CPS/SEEUDE comptait 24 agents sur un effectif organique prévu de 38, soit un taux de couverture de 63 %, en progression par rapport aux 53 % enregistrés en 2024. Cette amélioration des ressources humaines, bien qu’encourageante, demeure insuffisante au regard des missions assignées à la Cellule.
Sur le plan opérationnel, en 2025, 39 activités étaient programmées, dont 29 ont été réalisées, correspondant à un taux d’exécution de 74 %, contre un niveau nettement inférieur l’année précédente. Six activités sont en cours d’exécution tandis que quatre n’ont pas connu de début de mise en œuvre. Les contre-performances observées s’expliquent notamment par la rétention de crédits budgétaires, l’insécurité persistante dans certaines régions et les difficultés de recrutement de consultants dans le cadre de l’exécution des activités du projet statistique. Concernant l’exécution financière, la majorité des activités réalisées n’impliquait pas de coûts budgétisés. Pour celles nécessitant des ressources financières, 204 millions de FCFA ont été mobilisés sur une prévision de 978 millions de FCFA, soit un taux de mobilisation de 21 %.
Pour l’année 2026, les perspectives se veulent ambitieuses avec 54 activités programmées pour un coût global estimé à 731 054 000 FCFA. Le financement sera assuré principalement par le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, à hauteur de 434 248 000 FCFA, incluant des crédits destinés au réexamen d’indicateurs et au fonctionnement du Comité de coordination. Le Programme de Renforcement Technique et de Développement contribuera à hauteur de 77 000 000 FCFA, le budget national pour 149 900 000 FCFA, et le programme DGIS-ASWA III/UNICEF pour 36 582 000 FCFA. Un financement complémentaire de 33 324 000 FCFA reste toutefois à mobiliser pour l’organisation des concertations des acteurs du secteur Eau, Hygiène et Assainissement. En conclusion, le Secrétaire général a exhorté les membres du Comité à renforcer leur engagement afin de consolider la coordination sectorielle, d’améliorer la performance statistique et de garantir une meilleure cohérence des interventions dans les domaines de l’eau, de l’environnement, de l’urbanisme et des domaines de l’État, au service du développement durable du Mali.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net