Cour d’assise de Bamako : Mosèsse dans le collimateur de la BDM

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    Le Nigérian Mosèsse poursuivi pour fraude par la BDM demande une liberté provisoire. La demande était déposée auprès du tribunal de première instance de la Commune III du district de Bamako. L’audience qui s’est déroulée ce mardi 29 novembre dans la salle 1 dudit tribunal n’a pas tranché.

    La contrefaçon est un délit. Ainsi, un jeune nigérian de Béni Sidi, Mosèsse Mousakaré 43 ans est accusé par la Banque de Développement du Mali (BDM S.A) dans une affaire de faux billets. Aîné de la famille, marié depuis 2008 et avec une mère qui souffre de l’hypertension, ce ressortissant nigérian demande une liberté provisoire avant son jugement prévu pour le 7 février 2017.

    Selon l’accusé, il aurait fait une transaction au compte d’un ami. A l’issue de cette transaction, des faux billets auraient été détectés parmi les billets. Ainsi, commence le malheur du présumé fraudeur.

    En réponse, la BDM représentée par l’inspecteur général au sein de la banque, Moussa Koné né au Sénégal à Dakar, s’oppose fermement à cette demande de liberté provisoire.

    Pour sa part, le parquet refuse la demande d’une liberté provisoire par M. Mosèsse. Le vendeur de voiture à Badialan doit encore dormir derrière les barreaux jusqu’au 7 février prochain, jour de son procès. Venu au Mali depuis novembre 2000, il s’est marié en 2008 et réside à Baco-Djicoroni.

    En ce jour du 29 novembre, il n’était pas le seul à faire face au parquet de la commune III.

    En effet, Alassane Dembélé et Ali Dicko sont deux jeunes poursuivis d’avoir volé un ordinateur portable de marque HP appartenant à Youba Dembélé. Alassane Dembélé est né à Kita et vend des marchandises à Bamako-Coura ; Ali Dicko est né à Mopti, il est apprenti chauffeur. Les deux se sont retrouvés à Bamako où ils ont tissé des liens d’amitié. Alors, commencent les mouvements. C’est ainsi qu’un jour, pendant la nuit, ces deux jeunes tentent un vol, même si Alassane continue de nier son intention de vol. Lors de l’opération, Alassane veillait à la porte et Ali est entré dans une famille. A sa sortie, il est équipé d’un sac et celui comprenant un ordinateur portable. Vers 3 heures du matin, le gardien ayant compris l’intention des jeunes gens, les interpelle au niveau du Grand Hôtel et prévient le Camp 1.

    Selon le parquet, Ali Dicko n’est pas à sa première condamnation. Par conséquent, le parquet condamne Ali Dicko à une peine exemplaire de 4 ans de prison ferme. Alassane Dembélé quant à lui est condamné à une peine légère de 6 mois de prison.

    Toutefois, la décision finale sera proclamée le 6 décembre prochain.

    Yacouba TRAORE

    Stagiaire

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