Les amours infernales (fin) : LA RUPTURE ?

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    Un jugement du tribunal au détriment de L. D attise la querelle des époux. Via le téléphone portable.

    L.D. apparut le 18 juin denier avec 50 kg de riz et 5000 F. Il promit à sa compagne d”être sage pour le reste de sa vie. La coiffeuse se laissa convaincre pour la énième fois. Quelques instants plus tard il ressortit et ne réapparut que plusieurs semaines plus tard, en compagnie d”un de ses amis. La femme le mit sans ménagement à la porte et lui interdit de revenir chez elle tant qu”il ne se décidera pas à accomplir convenablement ses obligations familiales. Mais ce fut peine perdue. En désespoir de cause, O. S. se résolut à porter plainte au tribunal de première instance de la commune VI dans le but d”astreindre son époux à assumer ses devoirs conjugaux.

    L.D. ne voulut pas répondre à la convocation la jugeant nulle et non avenue dès lors qu”il venait d”envoyer un sac de riz et de l”argent au domicile de la coiffeuse. "A ma grande surprise je me retrouve un jour avec une convocation du tribunal (…) qui m”a été remise par O.S. Je n”ai pas répondu à la citation parce que je n”en voyais ni l”utilité ni la raison. Quelques jours plus tard je me retrouve avec une autre citation se rapportant cette fois ci à une réclamation", raconte L.D. que la convocation sommait de se présenter devant le juge, faute de quoi il s”expose à des poursuites judiciaires supplémentaires. Au tribunal, la coiffeuse réclama à son époux volage six mois d”arriérés de location soit 390 000 F, 242 000 F de frais de condiments, 45 000 F pour le riz, 78 666 F pour la facture d”eau, 128 902 F pour l”électricité et 500 000 F de dommage et intérêt. Le juge donna raison à O.S. sur certains points et condamna le fonctionnaire municipal à verser à la plaignante 864 562 F pour les charges constantes représentant les frais de location, la pension alimentaire et les factures d”eau et d”électricité. Mais le tribunal débouta la plaignante des dommages et intérêts qu”elle réclamait. L.D. qui cria au scandale fit d”abord appel de la décision de justice avant de nous rendre visite à la Rédaction.

    "Je viens d”être abusivement condamné à payer à un seul membre de ma famille plus de 864.000 Fcfa pour des peccadilles. "Cette somme représente mon salaire annuel qui se situe autour de 865 308 F ". Je préfère mourir que de payer un kopeck à O.S.", se lamentait notre visiteur.

    ÉCHANGES D”AMABILITÉS :

    Après le tribunal, la bagarre des époux s”est poursuivie via le téléphone portable. Dans un premier SMS envoyé à sa femme L.D. écrivait : "j”ai vu la décision du juge, ton frère. J”ai interjeté appel de cette décision. Le combat est loin d”être terminé. Il se poursuivra sans merci. Nous allons le mener sous toutes les formes, dans tous les sens et avec toutes les conséquences".

    La réponse de la coiffeuse ne se fit pas attendre. Dans sa réponse elle accusa son époux de tous les péchés d”Israël : "Je maudirais le restant de ma vie le jour où t”ai rencontré. Combien fut grande ma déception. Au lieu d”un douillet refuge que je croyais avoir trouvé auprès de toi, j”ai vécu l”enfer de la tromperie, du mépris. Mon indignation est à la mesure du drame que j”ai vécu pendant tous ces mois. Je n”ai pas peur de tes menaces. Je t”affronterai dignement où tu voudras et comme tu le voudras."

    La réplique de L.D. s”est voulue plus conciliante "Jamais je n”offenserai une femme, encore moins mon épouse." avait-il écrit à sa femme.
    Mais O.S. qui en avait ras-le-bol de cette vie de bohème que lui proposait son nouveau mari n”accepta pas de baisser la garde. "Mon cher époux, le vin est maintenant tiré. Il faut le boire. j”étais prête à accepter des excuses suite à l”intercession de ton frère aîné. Mais tu n”as pas su saisir l”opportunité. Car tu ne t”es pas repenti. Pire tu n”en faisais qu”à ta tête. Alors je me suis résolue à te mettre à la porte en dépit de tes supplications au tribunal".
    Le fonctionnaire municipal croit savoir aujourd”hui que sa femme a fomenté cette combine pour le quitter et se remarier avec le patron d”une grande société de la place.

    La coiffeuse que nous avons approchée, a infirmé ces allégations qu”elle a qualifié de pure affabulation de son mari. Toutefois, elle reconnaît avoir connu ce patron bien avant L.D. Et jure l”avoir délibérément quitté pour se marier avec L.D. Geste qu”elle va regretter toute sa vie car "c”est un homme digne. Il ne voudra plus de moi après l”humiliation que je lui ai fait subir au profit de cet c…".

    G. A. DICKO

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