Proxénétisme à Bamako : L’autre forme d’escroquerie

05 Mars 2012 - 00:05
Mis à jour: 15 ans
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Une nouvelle forme d’escroquerie, voir d’esclavage s’est installée dans le milieu du plus vieux métier du monde à Bamako et dans nos régions. Le phénomène s’est accentué depuis quelques années quand nos sœurs ont pris le chemin de la rue comme porte bonheur. Dans notre capitale, la prostitution rime avec cette grande ville, s’exerce à ciel ouvert avec le corolaire de la drogue et  l’alcool. Dès le petit soir, le corps de ces filles de joies sont voué à des « coups de piston ». Elles se vendent comme des miches de pain.  De 2000 à5000 Fla passe. Il arrive à défaut d’un potentiel client, elles se donnent à 1000 FCFA. Dans ce jeu de chambre de passe, des jeunes se sont transformés en proxénètes. Ils proposent de trouver des filles de joie de l’hôtel pour des clients et non les moindres. Ils ont des numéros de téléphone des prostitués qu’ils contactent en cas de besoin. Le marché est florissant et tout un chacun joue sa partition et y gagne. De ce fait, le phénomène de proxénétisme est rentré dans notre cité. Vieux, femmes et jeunes en profitent. Vous voulez en savoir plus, les gérants des bars en ont le secret. Des hommes qui s’enrichissent en profitant de la misère des jeunes filles qui ne demandent qu’à survivre. Ces jeunes filles qui s’adonnent à la prostitution sont pour la plupart issues de familles démunies. Elles voyaient les bars comme un Paradis. Mais la réalité est toute autre. En attendant des jours meilleurs qui sont hypothétiques d’ailleurs, elles pratiquent le plus vieux métier du monde. Mais tout ce qu’elles arrivent à faire, c’est enrichir les proxénètes, des malfaiteurs qui se font du fric sur et par la chair innocente de ces adolescentes.  A l’impossible, nul n’est tenu. Par exemple, M. Seydou, plus de la vingtaine est un gérant de bar sis à l’ACI 2000. Selon lui, des riches sont les clients privilégiés. Ils l’appellent pour avoir des jeunes filles dont l’âge varie entre 14 ans et 18 ans dans leurs lits. Nous leur faisons des livraisons à domicile où ils nous envoient leur chauffeur. Dans ce commerce honteux, les filles de joie doivent payer de l’argent au retour à leur « maître ». Prises entre le marteau et l’enclume, ces jeunes filles ne savent plus à quel saint se vouer. La commission peut aller jusqu’à 10 ou 20% de la somme. En tout cas, il suffit de rentrer dans ce jeu pour bien comprendre que tous les coups sont permis. Dans ce cas, les services spéciaux de l’Etat sont avertis. B DICKO

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Commentaires (17)

User
brazza 15 ans
Ne nous cachons pas la verite.Tout comme les idees ont echoue a lutter contre la drogue ou le traffic des armes.sachez aussi que toute tentative d`aneantir ce fleau, qui ne date point de nos jours,vouera a l`echec.Car c`est aussi nous qui sommes les abonnes fideles,personne d`autre.Comme dirait le bambara`bignekala gninina sen be bignekalakan....`
Aved 15 ans
Ce phénomène existe partout dans le monde et lutte contre, c'est faire un coup d'état à mesure que la population est très pauvre.Donc à l'état actuel des choses, il faut amener de proposition concrète pour sauver nos sœurs et ses calvaire.C'est pathétique d"entendre la somme qu'elles se vendent. Une chose est claire, on peut pas lutter efficacement ce fléau, mais je pense qu'il faut règlementer en augmentant les prix à 15.000-25.000 pour que les enfants ne puissent pas fréquenter ce milieu.Instaurer à l'école malienne les leçons de morale et mobiliser la police des mœurs quand on arrête à chaque patrouille ça équivaut à une amande de 10.000 ou plus. Chaque chef famille a sa part de responsabilité <>
Annna19 15 ans
cest vraiment pathetiiiiik :(
QUe Dieu nous aide. AMINE. Dicko apres cet article, il faut faire un article sur le proxénétisme intelectuelle et surtout celui de tous ces journalistes corompus et vendus qui vont honte au métier de journaliste
banfo 15 ans
Nous avons le meme probleme ici au canada. Je vous dis il faut lutter efficacement contre ce phenomene ce n'est pas bon pour le mali.Les femmes sont devenus des ojets sexuels ici au canada.
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