Amadou Maïga, Président du RASALAO : “Chaque Malien doit s’investir pour mettre un terme au port d’arme par des civils”

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Le président du Réseau d’action sur les armes légères  (Rasalao) au Mali et en Afrique de l’Ouest estime que la paix et la sécurité au Mali passent indéniablement par la lutte contre la prolifération des armes légères à travers l’interdiction du port d’arme par des non militaires et forces de sécurité. “C’est avec ça qu’on pourra aspirer au bonheur et à la sécurité”, avertit M. Maïga.

En plus d’être le président du Rasalao Mali et Afrique de l’Ouest, Amadou Maïga est également le représentant de Controls Arms au Mali et président du Réseau des journalistes pour la sécurité et le développement en Afrique de l’ouest (RJSDAO). Avec ces titres respectifs, il parcourt le monde depuis plusieurs decennies pour toutes les grandes rencontres se rapportant à la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. D’ailleurs, depuis environ 7 ans, il pilote l’organisation sous-régionale de la société civile ouest-africaine en charge des questions de lutte contre les Armes légères.

“Il y a plus d’armes légères à Bamako que n’importe où au Mali. Il faut faire seulement un tour dans les commissariats pour voir les armes saisies afin de se rendre compte. Chaque Malien doit  s’investir pour mettre un terme au port d’arme par des civils. C’est un combat qui ne doit pas être confié à l’Etat seul, le secrétariat qui vient d’être créé ou la Commission nationale de lutte contre les ALPC. Il faut une forte implication des populations pour que chacun renonce au port d’arme et dénonce ceux qui en possèdent”, suggère Amadou Maïga. A l’en croire, la position n’a jamais changé au Rasalao.

“Nous avons toujours demandé de criminaliser le port d’arme qui est de nos jours banalisé, tout comme le port de la tenue militaire ou l’incivisme qui a atteint son summum lorsque certains ont porté leur main sur un président de la République en fonction au Mali. Il faut plus de civisme ; on ne peut tout revendiquer sans avoir aussi des devoirs”, se justifie M. Maïga.

Soutien aux forces étrangères

Il profite de l’occasion pour féliciter au nom de son Réseau le  président IBK qui, depuis Premier ministre, s’est investi à leurs côtés dans ce combat contre les armes légères à travers la signature de la pétition mais aussi à travers la ratification récente du Traité sur le commerce des armes (TCA), faisant de notre pays la deuxième nation au monde à signer le document.

Le premier responsable du Rasalao salue la tenue du dialogue qui permet selon lui aux Maliens de se retrouver, de se parler.

“Le président de la République IBK a été clair lors de la cérémonie de clôture, en disant qu’il mettrait en œuvre les recommandations dans ses possibilités et si la loi le permet”, rappelle notre interlocuteur. Avant d’insister sur l’importance du maintien des forces étrangères au Mali aux côtés des FAMa dans la lutte contre le terrorisme.

“Nous avons besoin de l’assistance des armées partenaires, car le terrorisme est un phénomène mondiale et il faut collaboration et un soutien international pour mettre un terme à ce fléau”, se défend-il.                                                                     

Kassoum Théra

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