Attaque à Niamina : Des symboles de l’Etat incendiés

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L’attaque perpétrée par des Hommes armés à Niamina, dans la Région de Koulikoro, contre la Brigade de Gendarmerie et la Sous-préfecture n’a pas fait de victimes mais des symboles de l’Etat ont été purement et simplement incendiés par les assaillants. Une semaine avant, le camp de Kouri et la Sous-préfecture de Boura, dans la Région de Sikasso, subissaient le même sort.

Longtemps faisant partie du quotidien des populations des Régions du Nord et du Centre, les attaques des Hommes armés contre les symboles de l’Etat et les éléments de forces armées et de sécurité du Mali se répandent de plus en plus sur l’ensemble du pays. Deux semaines plutôt, dans la Région de Sikasso, Cercle de Yorosso, le poste de Kouri et les locaux de la Sous-préfecture de Boura ont été simultanément attaqués par des Hommes armés faisant, selon le communiqué du Ministère de la Sécurité, un bilan de 7 morts dont 2 Gendarmes, 1 Douanier et 4 civils.

Courant cette semaine, le lundi 27 mai, le poste de Niamina, situé à 90 km de Koulikoro ville, a été attaqué par des Hommes armés aux environs de 21 heures. Des éléments de l’Armée malienne sur place seraient mis en déroute.
«Immédiatement, les assaillants ont mis le feu dans les locaux de la Gendarmerie et de la Sous-préfecture juste à côté», nous a rapporté une source locale.

Intervenant ces derniers temps en milieu de nuit ou avant le lever du soleil, la stratégie des assaillants pour attaquer nos FAMA est connue. Ainsi, à Gao, le 25 mai 2019, une sentinelle des FAMA a essuyé des tirs de rafales aux environs des 22 heures 30, au quartier Château. Selon le communiqué des FAMA fourni à cet effet, la sentinelle a riposté énergiquement et les deux assaillants sur moto ont alors pris la fuite.

Si l’attaque de Kouri était à la frontalière avec le Burkina Faso, celle de Niamina, dans la Région de Koulikoro, fait frontière avec la Mauritanie, zone également propice aux Hommes armés. La multiplication des attaques dans ces endroits frontaliers expliquerait à quel point nos frontières sont poreuses et la possibilité des assaillants à commettre des attaques et prendre le refus dans l’autre côté de la frontière.

Habi Sankoré

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