Défense: Pour le Mali et le G5 Sahel, la peur doit changer de camp

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Directement visés par la lente montée en puissance de la force du G5 Sahel aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les groupes jihadistes tentent de la contrecarrer par des attaques de plus en plus meurtrières, selon des experts.

C’est dans cette zone “des trois frontières” que se jouera la bataille entre les jihadistes et la force conjointe du G5 Sahel, organisation régionale regroupant ces pays, la Mauritanie et le Tchad, épaulée par la force française Barkhane et la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Malgré l’accord de paix au Mali de 2015, les violences ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud, puis au Burkina Faso et au Niger.

Le G5 Sahel a donc réactivé en 2017 son projet de force conjointe, pour laquelle il a recueilli plus de 250 millions d’euros et espère d’autres engagements lors d’une conférence prévue à Bruxelles le 23 février.

A la veille d’un sommet du G5 Sahel le 6 février, le directeur du renseignement militaire français, le général Jean-François Ferlet, a relevé une recrudescence des attentats jihadistes dans le centre du Mali, avec “des attaques un peu plus meurtrières, parce que (leurs auteurs) améliorent leur mode d’action”.

Selon un expert européen interrogé par l’AFP à Bamako, les jihadistes ont progressé dans le maniement des explosifs : “Lorsqu’une mine coupe en deux, comme du pain, un véhicule, ce n’est plus une mine artisanale”.

Mais, pour le général Ferlet, “Barkhane est assez fort au Mali et maintient le niveau de violence à un niveau qui serait à la portée de nos partenaires s’ils arrivaient à progresser sur la mise en oeuvre des accords de paix”.

Fin janvier, le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé son “impatience”, exigeant des signataires de l’accord “des progrès sur le fond” avant les élections prévues en 2018, dont une présidentielle en juillet.

Peu auparavant, le Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga avait souligné l’impact sécuritaire du retard pris par le DDR (démobilisation, désarmement, réinsertion) des combattants des groupes armés, qui devrait notamment permettre de “soustraire aux groupes terroristes la base de recrutement qui leur est offerte”.

– ’Remuer ciel et terre’ –

Le 11 février, dans le centre du Mali, M. Maïga a promis de sécuriser cette région, avec des renforts en effectifs et en matériel.

Le regain d’activité des jihadistes prouve qu’ils prennent au sérieux la menace des armées de la région, affirment plusieurs responsables, dont le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

“La montée en puissance réelle du G5 Sahel”, ajoutée à la “détermination farouche” des troupes maliennes, “les a rendus fous”, a déclaré M. Keïta à Boni (centre), théâtre d’une des attaques qui ont fait une soixantaine de morts fin janvier.

Selon le consultant malien Ousmane Diallo, ces groupes s’opposeront par tous les moyens à la force du G5 Sahel, “en terrorisant les populations, en posant des mines, en remuant ciel et terre”.

Une organisation se réclamant du groupe Etat islamique (EI) a indiqué en janvier à l’AFP faire front commun contre la force du G5 avec la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda.

La présence de cette force ne se fait pourtant encore guère sentir sur le terrain.

Lors de sa deuxième opération, du 15 au 28 janvier, mobilisant deux bataillons, malien et burkinabè, de part et d’autre de la frontière, avec l’appui de Barkhane, le bilan officiel s’est résumé à la saisie de munitions, de matériel explosif et de motos.

En outre, les forces nationales manquent souvent d’équipement et de motivation.

Cette semaine, une vingtaine de policiers de Déou, dans le nord du Burkina Faso, ont abandonné leur commissariat pendant 24 heures pour dénoncer des moyens insuffisants.

Lors de sa visite dans le centre du Mali, le Premier ministre a promis aux troupes de les mettre “dans les meilleures conditions”.

Le malaise de l’armée dans cette région s’est manifesté en janvier par la désertion de 36 gendarmes et l’arrestation d’un sergent pour avoir publié une vidéo dans laquelle il dénonçait l’absence de stratégie et l’impéritie de la hiérarchie militaire et civile.

Le gouvernement a également nommé cette semaine une série de sous-préfets dans le centre du Mali.

Mais ce renforcement de la présence de l’Etat ne répond pas toujours aux attentes des populations.

Selon le rapport de la division des droits de l’Homme de la Minusma publié en février, parmi les “incidents mettant en danger la vie des civils” en 2016 et au premier semestre 2017, “au moins 20%” impliquaient les autorités, essentiellement les forces militaires et de sécurité.

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6 COMMENTAIRES

  1. Toujours ces européens qui viennent semer leurs foutoirs chez nous, comme si le bordel là où ils sont ne suffisait pas!
    Ce putain de Bernard de La Villardière de la TV poubelle M6 vient faire sa promo pour justifier leurs interminables occupations!

  2. “la peur doit changer de camp”
    Des phrases…
    Des formules…
    Des déclarations. ..
    bref: DES MOTS!!!
    Toujours des mots, encore des mots, et… RIEN QUE des mots!!!😭😭😭😭😭

    Depuis que les tous premiers coups de feu ont retenti chez nous en 2012, n’en déplaise à tous les nos abrutis nationalistes à deux balles gonflés d’une fierté de coq bien mal placée, nous n’avons JAMAIS (Et je dis bien JAMAIS!) fait autre chose que…BLA-BLA!

    Que ce soit contre les enturbannes d’abord ou contre les Djihadistes ensuite, nous n’avons rien fait d’autre que………….des phrases!!! Et ce jusqu’à présent !!!😭😭😭

    Des grandes envolées lyriques du bon à rien Zonkeba pendant sa campagne jusqu’à aujourd’hui, RIEN D’AUTRE !!!!!!

    Entre les fameuses “montées en puissance”, un coup des Famas un coup du G5, qu’on nous annonce toutes les 5 minutes, les “vastes opérations anti-terroriste d’envergure” qu’on claironne dans les médias (juste avant de nous faire copieusement massacrer par ces mêmes terroristes…), ou les grandes menaces verbales de SBM à l’égard des terroristes, on parle, on parle, on parle…

    Et pendant que nous (les 1ers concernés!!!!!) on parle encore et toujours, D’AUTRES QUE NOUS traquent, localisent, attaquent, bombardent sans répit et A NOTRE PLACE!

    Mais comme ces “autres” sont étrangers, et qu’on sait bien que tout étranger est PAR DÉFINITION un sale comploteur anti-mali qui n’en veut qu’ à nos “fabuleuses ressources” de 3eme pays le plus pauvre du monde😆, on préfère continuer a bomber le torse tout en leur crachant à la g…!

    Pendant que nous multiplions les ANNONCES les plus menaçantes et les plus fracassantes à l’égard de l’ennemi, pendant que nous abreuvons les médias de nos “incessantes” montées en puissance 😅, nos malheureux soldats jetés à l’abattoir sans formation ni équipements continuent de se faire massacrer dans leurs propres camps, nos malheureux villageois continuent à se faire assassiner et à sauter sur des mines, et……….Barkhane continue à se taper SEULE tout le boulot!

    Le Monde entier nous regarde, et le moins que l’on puisse dire, C’EST QUE NOUS N’EN SORTONS PAS GRANDIS😳😳😳😳

    • “Le Monde entier nous regarde,”

      Espèce de nègre non savant, le monde n’a rien à foutre de la souffrance des nègres francofous soumis à la franSSS, qui refusent de se prendre en mains!

  3. “Pour le Mali et le G5 Sahel, la peur doit changer de camp”
    Une façon indirecte d’avouer que le Mali et le G5 Sahel ont actuellement peur et que le Mali est le camp de la peur.

    C’est pourtant le contraire que dit IBK dans ses discours mais nous ne pouvons que souhaiter la même chose (que la peur nous quitte pour l’autre camp)!

  4. comrades it not a case of fear changing positions instead it is a case of military effectiveness with essential goals being fulfilled. Failure embolden terrorists whereas annihilation of terrorists not only render defeat to terrorists it also deplete their forces.
    Gentlemen you know this is not a game however, you fail to winningly act in accordance. When you consistently act in accordance with this is not a game plus you annihilate terrorists you will find war conditions more favorable to you however, terrorists will remain violent complying to no rules of war unto they are annihilated.
    Comrades men like Moussa Coulibaly do not desire this condition but they fully comprehend it plus what must be timely done to bring humane Security plus Order back to Mali so that Perpetual World Class Modern Living development may flourish. Moussa Coulibaly is a leader worthy of being president of Mali.

    MOUSSA COULIBALY FOR PRESIDENT OF MALI 2018
    Patriotic Movement Platform For Change

    Very much sincere, Henry Author(people of books) Price Jr. aka Obediah Buntu IL-Khan aka Kankan aka Gue.
    translationbuddy.com

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