La ministre française des Armées Florence Parly a achevé jeudi une visite de deux jours au Mali. Elle a rencontré les autorités maliennes, notamment le président de la Transition, Ba N'Daw. Un rapport de l’ONU affirme que 19 civils ont été tués lors de frappes françaises début janvier sur le village malien de Bounti. Mais pour Paris, ce sont bien des terroristes qui ont été visés.
La ministre française des Armées a d’abord commencé à réaffirmer devant la presse la version de la force Barkhane sur les événements survenus dans le village malien de Bounti. «
Je le réaffirme ici avec force. Les forces armées françaises ont ciblé un groupe terroriste qui avait été formellement identifié comme tel », a-t-elle déclaré.
L’ONU a pourtant recueilli sur place des témoignages selon lesquelles parmi les victimes, il y a eu dix-neuf civils tués... «
Les témoignages rapportés ne sont pas vérifiables. Ils reposent sur des hypothèses qui ne sont pas étayées », a martelé la ministre.
« Nous avons utilisé des avions de chasse qui volent à très haute altitude »
Et pour contester d’autres témoignages recueillis par les enquêteurs de l’ONU, la ministre des Armées balaie du revers de la main les informations selon lesquelles des hélicoptères et avions français ont été aperçus a basse altitude ce jour-là à Bounti. «
Nous avons utilisé des avions de chasse qui volent à très haute altitude », rétorque la ministre.