La Commission dialogue et réconciliation à Kidal : Les indépendantistes touaregs toujours inflexibles sur leur position

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L'arrivée de la délégation à l'aéroport de  Kidal
L’arrivée de la délégation à l’aéroport de Kidal

C’est sous un soleil de plomb qu’une délégation de la Commission dialogue et réconciliation (CDR) conduite par son président, Mohamed Salia Sokona a pris place mercredi dernier dans la salle de conférence du conseil de cercle de Kidal aux côtés du gouverneur de région. Dans cette ville toujours hostile à l’administration centrale et à l’unité nationale, les indépendantistes touaregs fortement représentés  à travers une délégation de femmes et jeunes ont d’entrée de jeu rejeté les missions assignées à cette institution. En effet, à travers une déclaration commune signée du MNLA et du HCUA, ils ont dénoncé ”  l’exil forcé, les détentions arbitraires, le massacre de leur concitoyens “. Ils ont également déclaré incongrue la présence d’une commission dans leur commune qui de surcroit a été unilatéralement mise en place par le gouvernement malien et qui n’inclut pas ” d’enfants de l’azawad “.

 

 

Après lecture de cette déclaration, ils se sont retirés agitant au passage le drapeau de l’Azawad. Seuls des chefs de fraction, des vieilles personnes et d’autres encore attachées à l’unité nationale sont restés dans la salle. Les accusations formulées par les indépendantistes sont vite battues en brèche par le président de la commission.

 

 

Mohamed Salia Sokona fera savoir que l’institution qu’il dirige s’est inspirée des réalités socioculturelles en regroupant  en son sein toutes les couches ethniques du pays. A ce propos, il faut préciser que des commissaires membres de la commission et originaires de Kidal faisaient partie de la délégation pour montrer aux irréductibles que la CDR est une structure intra-communautaire dont l’objectif est de recoudre le tissu social compromis aussi bien au nord qu’au sud depuis les événements du 22 mars et l’occupation des 2/3 du territoire national. Le député Ag Intallah, un des fils du patriarche des touaregs s’est montré plus conciliant. Il a salué la présence de la CDR tout en insistant sur le fait que la paix est précieuse et n’a pas de prix. Le coordinateur des chefs de fraction Amoudine Ag très attaché à la paix a salué la création de la CDR rappelant au passage les conséquences désastreuses de la fracture sociale sur l’essor économique du pays.

 

 

Il a noté que la CDR doit être aidée par l’Etat et bénéficier de tout le soutien de la population. “Quand on parle de réconciliation, tout le monde ne mesure pas son importance. Qui veut bâtir la paix doit s’armer de patience. Nous voulons que la CDR nous aide à retrouver le chemin de la paix ” a déclaré un autre chef de fraction. Abanass Ag porte-parole de la fraction Imrad très légaliste a plaidé pour la restauration de l’autorité de l’Etat insistant sur la responsabilité de chaque chef de fraction. “Nous savons tous ici qui sont les brebis galeuses, que chaque chef de fraction balaye devant sa porte ” a précisé Baba Ag Rhissa, un autre chef de fraction. Auparavant, le gouverneur de la région, le colonel d’aviation Adama Kamissoko a exhorté la population à s’inscrire dans la dynamique de la paix et de la réconciliation.

 

 

Mohamed Salia Sokona a fait la genèse de l’institution qu’il dirige. Il a insisté sur l’existence d’un dialogue intra-communautaire entre l’ensemble des fils du pays. Pour réussir sa mission, la CDR associe dans son combat des leaders religieux et des chefs traditionnels. A ce titre, fait-il remarquer des démembrements verront le jour dans toutes les régions du Mali et des rapports seront établis puis soumis au président de la République. Il a aussi noté que la CDR n’est pas un tribunal et n’a pas vocation à juger, indemniser ou même amnistier. S’adressant à l’assistance, Mohamed Salia Sokona déclare : “ vous êtes les bénéficiaires de ce dialogue, vous devez en être les premiers acteurs

 

 

Cette première visite de prise de contact a pris fin par une visite chez le vieux Intallah qui a prié pour la réussite de la mission de cette délégation.

 

 

Abdoulaye DIARRA

*Envoyé Spéciale  à Kidal

Commentaires via Facebook :

13 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Dr ANASSER AG RHISSA
    c’est vrais que le Mali
    a besoin de tous mais
    il nous faut des gens commes vous .
    Depuis le debu d la crise j’ai
    lu toute vos interventions sur
    Maliweb pour moi elle sont toute bien pour
    un pays si elles sont misnt en œvre
    cordialement.

  2. CES FENEANTS N’ONT QU’A SE LEVER POUR TRAVAILLER CES BANDITS DOIVENT ETRE ELIMINER MILITAIREMENT . SI ILS N’ACCEPTENT PAS LE DIALOGUE ALORS LE PEUPLE MALIENS DEMANDERA A SES MILITAIRES DE PRENDRE LEURS RESPONSABILITES CAR IL NE FAUT PAS COMPTER SUR L’ONU POUR TROUVER UNE SOLUTION CE FAIT COMBIEN D’ANNEES QUE L’ONU EST AU ZAIRE?

    • bonjour,
      Merci, Keïta B, de votre commentaire, du fait d’aimer mes analyses et de trouver que le Mali a besoin des gens comme moi.

      En fait, le Mali a besoin de tout le monde.

      Tous ENSEMBLE, unis et solidaires, SANS EXCLUSION NI DISCRIMINATION, en mettant en avant la justice et la non impunité, nous ferons le Mali d’aujourd’hui et de demain.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail: [email protected]

  3. Je pense qu’il faudra une solution militaire pour régler la situation des bandits de Kidal. Il est que l’état prend ses responsabilité. Kidal n’est pas la seule ville du Mali.
    😈 😈 😈 😈

  4. Je pense qu’il faudra une solution militaire pour régler la situation des bandits de Kidal. Il est que l’état prend ses responsabilité. Kidal n’est pas la seule ville du Mali.

  5. Mr Anaser le premier premier ministre de ce mandat d’IBK est déjà choisi.
    Vous etes de l’URD que cherchez vous chez RPM?
    Taisez vous patientez jusqu’à 2023 si vous arrivez au pouvoir voous choisirez votre PM.
    Aujourd’hui c’est nous!
    Respectueusement frère!

    • Bonjour,
      Cher frère Almansour Ag Mossa, je ne suis pas de l’URD, vous vous trompez. Je suis tout simplement du Mali.

      Je suis un Malien qui, comme tous les Maliens, peut faire des propositions au président élu IBK. Ce dernier peut ou pas les accepter.

      Pour le MALI D’ABORD, l’engagement de tous est nécessaire.

      Bien cordialement, cher frère.

      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail: [email protected]

  6. Les indépendantistes touaregs toujours inflexibles sur leur position

    Nommez les tous général leur position deviendra flexible !!!!

    😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

  7. Bonjour,
    Deux candidats du RPM pourront être Premiers Ministres, il s’agit de Ousmane Ag Rhissa (ministre de l’environnement du gouvernement de transition de Diango Cissoko) et Abdoulaye Idrissa Maïga (directeur de campagne d’IBK).

    Sachant qu’on ne doit pas changer un « cheval » qui gagne, IBK a intérêt à garder son directeur de campagne pour préparer les législatives et le quinquennat suivant.

    Ousmane Ag Rhissa a fait ses preuves dans deux ministères, Tourisme et environnement, en tant que Ministre. Avant, il avait aussi fait ses preuves dans le système administratif Malien, qu’il connait.

    Il est dynamique, travailleur, sérieux, patriote et apprécié par tous.
    En plus, Tamasheq, il connait le dossier du Nord et saura faire le nécessaire pour renforcer la paix et établir la réconciliation nationale et l’unification du Mali.

    Belle carte à jouer pour IBK.
    IBK, choisira-t-il Ousmane Ag Rhissa comme PM pour le Mali d’abord ?

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC/GOUVERNANCE

  8. Si le MNLA castre les membres de la commission, les autorités comprtendront que le MNLA doit être désarmé avant la mise en place de ces fantoches membres de commission

    Djoncounda n’a apposé aucun acte durable au Mali. Ils ont mis la charrue avant les bœufs; c’est de la comédie.

  9. Bonjour,
    LA SEULE STRATÉGIE EFFICACE, c’est le développement durable et équitable de toutes les régions du Mali dans un cadre démocratique, décentralisé et sécurisé, ainsi que l’intégration équitable des communautés dans ces régions et dans le pays en donnant la priorité à celles qui sont en retard (discrimination positive).

    LA SOLIDARITÉ ET LA MUTUALISATION doivent éviter que des citoyens soient exclus ou discriminés.

    La BONNE GOUVERNANCE DE LA DÉCENTRALISATION développera les régions en tenant compte de leurs spécificités dans le cadre d’un développement endogène utilisant, autant que possible, les ressources locales.

    Les gouvernances au niveau des collectivités, régions/cercles/communes, doivent être responsabilisées, s’intégreront à la GOUVERNANCE NATIONALE et coopéreront efficacement pour la BONNE GOUVERNANCE DU MALI dans l’unité.

    Ainsi, le Mali a besoin d’un ministère de développement durable communautaire équitable.

    Cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC/GOUVERNANCE

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