Mali : la force armée spéciale se prépare en secret
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Annoncée lundi 9 juillet, la force spéciale chargée d'assurer la sécurité des personnalités chargées de la transition le gouvernement malien se met en place dans la plus grande discrétion. 1 200 gendarmes et policiers, tout juste sortis de l'école, seront dédiés à cette mission sous l'autorité directe du Premier ministre. Une annonce destinée à répondre à la Cédéao, qui travaille de son côté à l'envoi d'une force ouest-africaine au Mali, dans le même but.
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UN MYSTÉRIEUX CORPS D'ÉLITE |
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Où sont ces unités d’élite ? Que font-elles ? Quand seront-elles pleinement opérationnelles ? Difficile de le savoir.
Ces 1 200 jeunes tout juste sortis des dernières promotions des écoles de police et de gendarmerie ont été détachés des autres forces de sécurité. La composition précise de ce corps d’élite est gardée secrète, explique-t-on dans l'entourage du Premier ministre, car ces unités sont sous son autorité directe. Elles n’ont de comptes à rendre à personne d’autre.
Et de fait, personne d’autre ne semble très au courant des contours de cette force spéciale. A l’école de police, le commissaire divisionnaire assure que la dernière promotion a été affectée, comme les précédentes, au Groupement mobile de sécurité (GMS). Et au GMS, les jeunes policiers semblent tomber des nues.
Quant aux services de communication du ministère de la Défense, ils ont été pris de cours à l’annonce de la création de la force. Mais pour la primature, le mystère va de pair avec la délicate mission qui attend ces unités d’élite essentiellement composées de jeunes gendarmes. La discrétion serait le gage de leur indépendance.
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