‘’Dissolution’’ de la cour constitutionnelle : Manassa menace d’attaquer la décision d’IBK

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Esseulé et affaibli face à la contestation de la rue, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, dans une ultime tentative d’apaiser la tension sociale, a fait une annonce à la fois osée et périlleuse : l’abrogation du décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle. C’était lors de son adresse à la nation, le 11 juillet dernier. Mais, la principale concernée, l’ancienne présidente de ladite institution, semble n’avoir pas dit son dernier mot.

La protestation violente contre le président IBK, enclenchée par le M-5, qui a pris les allures d’une insurrection politique, a atteint un point de non-retour ce 10 juillet 2020, lorsque des édifices publics et des propriétés privées ont été saccagés à Bamako, donnant ainsi l’image d’une ville dévastée et calcinée, avec mort d’hommes. Dès le lendemain de cette scène de désolation, dans un ultime élan d’apaisement de la colère des manifestants, lors d’une énième adresse à la nation, le chef de l’Etat reconnaissait lui-même que « l’arbitrage du dernier scrutin par la Cour sortante a posé́ problème ». Il est même allé plus loin en disant que « les démissions enregistrées en son sein jettent un doute sérieux sur l’auguste institution ».

Dès lors, on s’attend que les choses puissent changer à ce niveau, d’autant que plusieurs avis éclairés avaient annoncé une certaine nouvelle structuration de cette institution juridictionnelle qui avait cristallisé, on le sait, la colère des protestants contre le président IBK et son régime.

« Il est alors hautement probable que les solutions trouvées par la nouvelle Cour constitutionnelle résolvent la question de l’Assemblée nationale. Vous n’êtes pas sans savoir que la dissolution de l’Assemblée nationale est une demande portée à mon attention. Si la paix du Mali passe par là et que j’ai les moyens constitutionnels de le faire sans plus tard risquer de créer un vide constitutionnel dommageable pour tout le pays, je le ferai sans hésiter. Pour autant, aurais-je été juste ? Il ne saurait y avoir de justice en privant de leurs sièges mérités tous ceux qui ont été élus sans contestation, et certains dés au premier tour, pour tenter de régler le problème que nous ne saurions sous-estimer des candidats qui contestent ouvertement le verdict de la Cour constitutionnelle ».
Tout est dans ces mots du président IBK, prononcés au sujet de la crise post-électorale. Il n’a pas donc hésité, même s’il a perçu la portée politique et juridique de son acte, d’abroger le décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle. Par cette mesure, le président IBK, comme on le sait, a donné droit aux recommandations issues d’une précédente mission de la Cedeao au Mali.

Une autre paire de manches

Cette mesure envisagée par le président IBK pour calmer la contestation, si elle devait être appliquée à la règle, était la bienvenue. Mais hélas ! Il semble que ce n’est pas le cas. Et pour cause : Manassa Danioko, la présidente de la Cour constitutionnelle, qui avait refusé de démissionner, estimant qu’aucune autorité ne peut la démettre de ses fonctions, n’a pas encore dit son dernier mot. Il nous est revenu que Manassa Danioko, remettant en cause les qualités du chef de l’Etat à la démettre, menacerait d’attaquer cette décision du Président de la République.

C’est donc le branle-bas juridico-judiciaire dans certains cercles constitutionnalistes bien fermés. Pour parer à toute éventualité, nous a-t-on rapporté de sources bien introduites, le Président IBK consulte des juristes et pseudos juristes de tous genres, du dedans, comme du dehors. C’est d’ailleurs dans cette logique imparable que certaines sources ont placé la rencontre, aussi inédite que discrète, entre le président IBK et son ancien ministre, Mohamed Aly Bathily, caïd de la contestation contre lui.

Sur les réseaux sociaux, Me Mohamed Ali Bathily, toujours égal à lui-même, affirme avoir rencontré le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta à la demande de ce dernier, pour évoquer, dit-il, des sujets cruciaux.

L’abrogation de la décision de nomination des membres de la Cour Constitutionnelle a-t-elle été le sujet crucial lors de cette rencontre discrète ? L’ancien ministre de la Justice affirme avoir prodigué des conseils utiles au président IBK pour se sortir d’affaire. Celui-ci souligne aussi avoir pris bonne note de cette rencontre. De toutes les façons, Manassa dit détenir des arguments pour arriver à ses fins.

Comme quoi, rien n’est encore définitif en cette matière politico-juridique, si trouble….

Oumar KONATE

 

Commentaires via Facebook :

11 COMMENTAIRES

  1. …LES NOIRS AFRICAINS FRANCISES ET ARABISES AIMENT BIEN LES CHOSES CONCUES AILLEURS, DES JOUETS MIS DANS LEURS MAINS PAR D AUTRES , ILS SE MARRENT, CHIENT PISSENT DE JOIE EN MANIPULANT LA GRENADE ENTRE LEURS MAINS…

    L ISLAM HYPOCRITE DES ARABES ESCLAVAGISTES, LES LOIS ET METHODES IMPORTEES!

  2. 🤣🤣🤣FAAROHW ONT 3 QUESTIONS AUX 'SPECIALISTES' DES CHOSES IMPORTEES 'EXPERTS'🤣🤣🤣

    COMBIEN DE JUGES Y AVAIT IL A LA COUR CONSTITUTIONELLE?
    EST CE QUE MANASSA DANIOGO ETAIT LA SEULE QUI PRENAIT LES DECISIONS?
    COMMENT EST CE QUE CETTE COUR FONCTIONNE?

  3. En réalité …au dernières analyses honnêtes, Manassa est victime d’un régime manipulateur qui ne laisse rien de juste debout depuis 7 ans dans ce pays! Maintenant dans la plus grande hypocrisie on veut la scarifier sur l’autel…non non elle doit se battre…ils n’ont qu’a chercher leur solution a leur propre probleme ailleurs!

  4. Elle en a le droit. Si ce n’est pas IBK qui va demander a son opposant Maitre Bathily de le conseiller, ce fut une erreur monumentale

  5. ” … C’est donc le branle-bas juridico-judiciaire dans certains cercles constitutionnalistes bien fermés. Pour parer à toute éventualité, nous a-t-on rapporté de sources bien introduites, le Président IBK consulte des juristes et pseudos juristes de tous genres, du dedans, comme du dehors. C’est d’ailleurs dans cette logique imparable que certaines sources ont placé la rencontre, aussi inédite que discrète, entre le président IBK et son ancien ministre, Mohamed Aly Bathily, caïd de la contestation contre lui.

    Sur les réseaux sociaux, Me Mohamed Ali Bathily, toujours égal à lui-même, affirme avoir rencontré le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta à la demande de ce dernier, pour évoquer, dit-il, des sujets cruciaux… ” … ///…

    :
    Le Président a appelé à son secours, un des Insurgés qui veulent le dégager…
    Mohamed Aly BATHILY n’est pas seulement très instruit, il est aussi intelligent.
    ça a l’air marrant si la situation n’était tragique.
    Un Film sur ce sujet ferait un succès pas possible à Hollywood.
    Mais pas besoin d’aller jusqu’en Amérique à Hollywood. Notre Souleymane CISSE national, Grand Réalisateur, n’a pas pris sa retraite. Il peut bien s’en charger.

    Vivement le Mali pour nous tous.

  6. “Manassa menace d’attaquer la décision d’IBK”😂😂😂😂😂

    Décidément, les HYÈNES ne se font pas de cadeaux entre elles !!🤣🤣

    Fidèle à sa couardise, Zonkeba 1er a la mauvaise habitude de “jeter comme des kleenex usagés” ses complices, DES QUE SON PROPRE INTÉRÊT L’Y POUSSE !😎

    Malheureusement pour lui, certains de ses complices acceptent volontiers de se faire jeter…….ET D’AUTRES NON !!!

    Mais ça, il faut un minimum de FINESSE et un minimum de PSYCHOLOGIE pour le “sentir” ou le pressentir, or, on a eu 7 INTERMINABLES ANNÉES pour constater que tant la finesse que la psychologie, Zonkeba semble né totalement dépourvu de l’une comme de l’autre🤣 ! (Je n’invente rien : Il suffit d’ailleurs de regarder ses “résultats”……..QUEL QUE SOIT LE DOMAINE !)😢😢😢😢😢

    Exemple : Quand ça chauffait gravement pour lui (et pour cause !!!😎) autour du faux-marché de défense kagnassy, il a d’abord TENTÉ d’insinuer publiquement qu’il fallait chercher du côté de son ministre des armées (SBM fraichement “remercié” à l’époque !), et ce dernier, remercié ou pas mais lui-même aguerri et expérimenté en matière de magouilles politiques dans lesquelles il a toujours lui-même excellé, retorquait LE JOUR MÊME😎 et de façon TOUT AUSSI OFFICIELLE,😎, que, je cite, “tout avait été fait SOUS LE CONTRÔLE PERMANENT du chef de l’état en place🤣🤣🤣🤣, et que “chaque phase de la réalisation de cet appel d’offres”, avait été “dûment approuvée par le chef d’État”, de la 1ère à la dernière 😎😎😎😎😎😎😎😎

    Depuis lors : SILENCE RADIO ASSOURDISSANT DE ZONKEBA🤣, SBM, bien qu’executeur-des-basses-oeuvres de Zonkeba reconnu par TOUS, retrouve quasiment immédiatement un poste honorifique fort bien payé à l’étranger, etc etc, jusqu’à ce que LE MÊME Zonkeba, le rappelle et lui offre LUI-MÊME le poste de PM!!!!!!!!!!!!!😂😂😂😂😂😂😂

    La vieille sorcière à donc parfaitement raison de faire exactement comme SBM en son temps, et “rappeler” à Zonkeba que c’est LUI-MÊME qui a passé des “accords” avec elle, et que c’est LUI-MÊME qui lui a demandé des “résultats sur-mesures”😎 en échange de……DIEU SAIT QUOI!!!! 😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎

    Et à plus forte raison maintenant qu’il est fini et BÎEN FINI, TOUS ses anciens COMPLICES doivent aujourd’hui crever l’abcès et dire……..CE QUI FUT “RÉELLEMENT” SOUS ZONKEBA “!!!!

  7. Une chose est sûre, Manassa ne peut plus être présidente de la Cour Constitutionnelle après tout ce qui s’est passé. Si elle se sent lésée de ses droits pour une raison quelconque, elle est sensée bien connaître ses droits pour se défendre… Mais la vérité est qu’elle a complètement perdu la confiance de ses compatriotes pour occuper un poste aussi important dans notre pays. C’est fini, Manassa !

  8. Espérons que ce n’est pas seulement du vent. Attendons de voir si Manassa est capable d’attaquer la décision d’IBK. Nous sommes maintenant habitués à ces déclarations fantaisistes pour tenter de calmer le jeu. Comme on dit, “le vin est tiré, il faut le boire”. Point barre.

    • Manassa est, de toutes les façons. “mouillée jusqu’au cou” depuis longtemps. Elle a suffisamment trempé dans pas mal de choses et surtout des malversations en complicité avec son président. Ses études juridiques, si c’est vrai, n’ont finalement servi à rien.

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