La communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) : Une organisation fantoche

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En direct: le président Compaoré dissout le gouvernement burkinabè
Blaise Compaoré, photographié le 26 juillet 2014 au palais présidentiel burkinabè.
AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Du coup d’Etat survenu au Niger en 2010 en passant par celui du Mali le 22 mars 2012 et  pour aboutir à celui qui vient de se passer au Burkina Faso, nous voyons que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est une organisation fantoche au service de la France qui elle-même est au service des USA. C’est seulement dans la tentative de Mamadou Tandja de modifier la Constitution de son pays que nous avons entendu la voix de l’Union économique monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).

Pendant tout le temps où le capitaine-président Blaise Compaoré a décidé de modifier l’article 37 de la Constitution de son pays, personne n’a entendu la voix de la CEDEAO ni celle de l’UEMOA. Au contraire, seules les voix et les positions de la France et des USA ont été entendues.

Cela signifie que la CEDEAO n’est qu’une organisation fantoche au service des pays européens et des Occidentaux. L’histoire a donné raison au peuple malien. Pendant le coup d’Etat du 22 mars lorsque certains présidents des pays membres de la CEDEAO ont tenté de poser les pieds à l’aéroport de Bamako-Sénou. Cette fois-ci, ils ont bien entendu les voix des Burkinabés : la CEDEAO était où quand le peuple burkinabé a essayé par plusieurs tentatives de dissuader leur président à ne pas toucher l’article 37 et à ne pas se présenter?

Il faut comprendre que la plupart des présidents ouest-africains avait peur du boss burkinabé. Blaise a eu le kilo de contredire ses maîtres qui sont ses protecteurs et complices de ses multiples impunités. Il était à leurs services. Mais, Blaise oublie que  tout a une fin. Ils ont fini avec lui et c’est le moment pour eux de choisir une autre seconde main au Burkina Faso ou ailleurs en Afrique de l’Ouest. La preuve en est, aujourd’hui, il y a un officiel américain (le sous-secrétaire d’Etat) qui est attendu au Burkina Faso pour rencontrer le lieutenant- colonel Isaac Zida, le militaire qui veut voler le fruit du peuple burkinabè.

Ces présidents fantoches mis en cause les sanctions internationales contre le Burkina Faso dans la mesure où c’est une insurrection populaire qui a eu raison de leur dictateur. C’est bien vrai, mais le fruit de l’insurrection populaire a été volé par les protecteurs (la garde présidentielle et une partie de l’armée) même de leur bourreau qu’ils viennent de chasser du pouvoir. Il faut faire la différence entre le peuple burkinabé et la junte chargée de la sécurité de Blaise Compaoré. C’est cette junte qui doit être sanctionnée et voire traduite devant les juridictions internationales si elle ne rend pas le pouvoir à un directoire civil.

En mars 1991, c’était une insurrection populaire qui avait eu raison du régime Moussa Traoré et de son parti UDPM avec l’aide matérielle et financière du Parti socialiste français de M. François Mitterrand et de l’ONG France- Liberté de Mme Danielle Mitterrand. La suite est connue avec l’avènement du commandant de la garde présidentielle de Moussa Traoré, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré devenu par la suite président de la transition.

La même confrontation entre militaires burkinabé pour  la conquête du pouvoir avait eu lieu au Mali entre le garde de corps de Moussa Traoré, le colonel Oumar Diallo dit Birus et le commandant de la garde présidentielle le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré. La suite du jeu de ping-pong entre le commandant de la garde présidentielle, devenu président de transition et l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports de Moussa Traoré est connue. Un deal fut signé entre ATT et Alpha Oumar Konaré : je te donne le pouvoir tu me le remets après. C’est le même jeu que le lieutenant-colonel Isaac Zida veut instituer. C’est le même jeu de ping-pong qui s’est installé entre M. Alassane Dramane Ouattara et Blaise Compaoré qui l’avait aidé à travers la rébellion à s’installer au pouvoir.

La CEDEAO ordonne les sanctions selon les têtes. Le capitaine Sanogo et son groupe sont des mauvaises têtes aux yeux des USA.C’est la raison des sanctions contre le Mali. Et certaines têtes politiques maliennes qui cherchaient à aller à Koulouba en juin 2012, sont bien cotées auprès de certains présidents ouest-africains membres de la CEDEAO. Ces présidents ouest-africains dont Blaise Compaoré et M. Macky Sall du Sénégal avaient leur candidat au Mali qu’ils soutenaient. C’est la raison de la cascade des différentes sanctions contre le Mali. Tout le monde sait que les sanctions contre le Mali étaient dictées de l’intérieur du Mali par les têtes de proue du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR).

A près les élections de juillet-août 2013 consacrant l’élection présidentielle, ce membre du FDR, candidat malheureux a demandé la levée des sanctions contre le Mali. Il l’avait demandé  un moment au bout des lèvres, un moment après sa fuite et l’installation du professeur Dioncounda Traoré comme président intérimaire du Mali.

Les peuples africains sont souvent victimes des hommes qu’ils choisissent à la tête de leurs affaires. Une fois au pouvoir, ils roulent pour leurs parrains occidentaux et européens.

 

Blaise chez Alassane une décision cornélienne

  1. Alassane Dramane Ouattara a fait le mauvais choix en acceptant sur le sol ivoirien le plus sanguinaire des dirigeants africains des trente dernières années. C’est le dirigeant africain le plus néo-colonialiste post- indépendance. Il est comparable à Moïse Tchombé et à Mobutu Sese Seko qui ont tué le Premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba et qui ont fini tous deux par être des chiens désancrâtes, errants. Ces deux hommes politiques ont été les secondes mains du néocolonialisme en Afrique centrale. Ils ont commis les plus sales besognes pour leurs parrains, mais ils ont fini leurs derniers jours dans l’exil. Blaise Compaoré finira ses derniers jours dans la même situation.

Un message fort à M. Alassane Dramane Ouattara : Blaise Compaoré est le parrain du MNLA. La présence de Blaise Compaoré risque d’amener une insurrection populaire en République de Côte d’Ivoire comparable à celle des burkinabè. Et si le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) reste sur le sol burkinabè, gare aux nouveaux dirigeants de ce pays s’ils le mettent en sellette et s’ils l’aident. Les quelques Touaregs qui se trouvent dans l’Agacher, région commune au Burkina et au Mali, sont les mêmes qui se trouvent dans le nord du Mali. Si les nouveaux dirigeants font comme Blaise Compaoré, ils connaîtront le même sort que lui, incha Allah.

C’est grâce aux menaces de la CPI que Blaise Compaoré a pris la tangente, sinon, il allait écraser l’insurrection dans le sang si celle-là s’est passée, il y a vingt ans. Cette fois-ci, la CPI a eu un effet très dissuasif en Afrique.

Peuples africains, soyez vigilants contre les prédateurs dirigeants.

Vive l’Afrique dans un espace de paix, de justice et de solidarité.

Yacouba ALIOU

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1 commentaire

  1. vous avez mit du temps a vous rendre compte que la cedeao est une organisation fantoche! hi!hi!hi!hi! pourtant vous etiez pour cette meme organisation lorsqu’elle soutenait la rebellion ivoirienne? hi!hi!hi!hi!

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