| Le consul bloqué au pays
Anne-Marie Saouma, la fille aînée du consul honoraire du Liban au Mali, Camille Saouma, rencontrée par nos soins, a voulu s’exprimer à titre personnel et privé. « Un grand sentiment d’incompréhension et d’injustice. C’est triste, il y a une crise humanitaire très grave au Liban où il manque de denrées alimentaires, de médicaments avec un exode massif de citoyens. Le seul pays à avoir réagi à l’heure actuelle est la France », déplore notre interlocutrice.
Elle plaint surtout l’attitude de la communauté internationale qui a brillé par son silence et son absence coupables. Feu son grand-père Joseph Saouma, Malien bon teint et Libanais d’origine s’était établi au Mali en 1907. Son père Camille Saouma est né à Diré (Nord), il y a 75 ans. Il est présentement bloqué au Liban où il est parti le 11 juillet, la veille de l’éclatement de la guerre faite par Israël au Hezbollah.
Selon sa fille, d’autres Libanais partis en vacances avec leurs enfants et épouses vivent le même calvaire. Bon nombre de Libanais du Mali sont ressortissants de la région de Saïda et de Tyr, les plus touchées par les frappes israéliennes. A l’en croire, ils investissent très peu dans le pays. Le seul investissement consiste, pour ceux qui ont de la famille, à acheter un lopin de terre pour loger les siens.
Mais « Beyrouth est mille fois morte, mille fois ressuscitée. Beyrouth renaîtra de ses cendres », dit-elle.
A. D.
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