Les États-Unis pressent leurs ressortissants de quitter “immédiatement” le Venezuela

Le département d’État américain a enjoint samedi tous ses ressortissants à ne pas voyager au Venezuela, et ceux qui s’y trouvent à “quitter le pays immédiatement”, en raison d’une situation sécuritaire jugée “instable”.

11 Jan 2026 - 09:40
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Les États-Unis pressent leurs ressortissants de quitter “immédiatement” le Venezuela
Manifestation pro-Maduro à Valence, au Venezuela, ce samedi. © AFP

“Des informations font état de groupes de milices armées, connus sous le nom de ‘colectivos’, qui installent des barrages routiers et fouillent des véhicules à la recherche de preuves de citoyenneté américaine ou de soutien aux États-Unis”, écrit le département d’État.

L’alerte américaine “repose sur des récits inexistants visant à créer une perception de risque qui n’existe pas”, a rétorqué Caracas dans un communiqué, ajoutant que “le Venezuela jouit d’un calme, d’une paix et d’une stabilité absolus”.

Washington a mené il y a une semaine une opération militaire sur le sol vénézuélien pour capturer et exfiltrer le président Nicolás Maduro. L’attaque a fait au moins 100 morts, dont des militaires vénézuéliens et cubains. Accusés notamment de trafic de drogue, Maduro et la Première dame Cilia Flores, qui ont plaidé non-coupable lors de leur présentation lundi devant la justice américaine, sont incarcérés depuis lors à New York.

Manifestations
L’administration de Donald Trump entend exercer une tutelle sur ce pays d’Amérique du Sud et son pétrole. Les États-Unis excluent pour l’instant d’organiser des élections, préférant traiter avec Delcy Rodriguez, à laquelle la Maison-Blanche entend “dicter” toutes ses décisions. Celle-ci, fidèle au président Maduro, a toutefois rétorqué que son pays n’était ni “subordonné, ni soumis” à Washington.

Cris de joie pour célébrer la chute d’un dictateur aux atours d’”homme du peuple” et manifestations pro-Maduro s’entremêlent depuis la capture samedi du président vénézuélien qui se présentait volontiers comme un dirigeant marxiste et anti-américain. Lundi, des milliers de partisans du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro sont ainsi descendus dans les rues de Caracas pour réclamer sa libération.

Des paroles de Maduro depuis sa prison
“Nous allons bien. Nous sommes des combattants”, a déclaré Nicolas Maduro, selon son fils dans une vidéo publiée samedi par le parti au pouvoir au Venezuela.

“Ne soyez pas tristes”, a également transmis de dire M. Maduro à ses avocats, emprisonné à New York avec son épouse, a rapporté samedi Nicolas Maduro Guerra filmé lors d’une réunion du PSUV à Caracas.

Source: https://www.7sur7.be/