Sarkozy regrette le «Casse-toi, pauvre con» et ses vacances sur le yacht

4
Nicolas Sarkozy en mars 2015. - WITT/SIPA
Nicolas Sarkozy en mars 2015. - WITT/SIPA

POLITIQUE 35 heures, bouclier fiscal, ISF… Le président des Républicains revient sur ses «erreurs»…

« L’archer est un modèle pour le Sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même. » Non, cela ne vient pas de Kung Fu Panda 3 mais bien de Confucius. Selon l’AFP, qui a obtenu une copie de son livre La France pour la vie (Plon), attendu lundi, l’ancien président a choisi de mettre en exergue cette citation censée traduire l’état d’esprit qui l’anime. En somme, faire son introspection pour mieux reconquérir le cœur des Français. Il a du boulot, alors que 80 % de la population ne souhaite pas qu’il se présente en 2017, selon un sondage BVA publié la semaine dernière.

Il reconnaît « des erreurs »

La défaite de 2012 « me conduit à analyser ce que j’aurais dû faire différemment, à la fois dans la conduite des réformes et dans l’exercice de la fonction présidentielle », reconnaît l’ex-chef de l’Etat.

« Aujourd’hui, je regrette d’avoir retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours de mon quinquennat », affirme-t-il, à propos notamment de « la baisse des charges », qui aurait dû être « plus immédiate et plus forte ».« J’aurais également dû aller au bout de deux sujets plutôt que de les contourner : les 35 heures et l’ISF ». Autres « erreurs » : l’exonération fiscale des heures supplémentaires et le bouclier fiscal, qui, « pour habile qu’il fut d’un point de vue technique, (l)’a exposé à un coût politique ». Ça a été « un raté de communication grave ».

« Je ne connaissais rien » de Bygmalion

Sarkozy regrette également avoir «cédé à la colère» au Salon de l’agriculture (il avait lancé «casse-toi pauvre con» à un homme qui l’avait insulté), et être parti en vacances tout de suite après son élection sur un yacht (celui de son ami Vincent Bolloré). Il estime encore que la campagne de 2012 fut « décevante quant aux débats de fond ».

A propos de l’affaire Bygmalion, qui vaut à plusieurs de ses proches d’être mis en examen, le président des Républicains affirme : « On aura sans doute du mal à le croire. C’est pourtant, je le jure, la stricte vérité : je ne connaissais rien de cette société jusqu’à ce que le scandale éclate ».

Avec ce livre, Nicolas Sarkozy fait également sa profession de foi en vue des primaires à droite. «Ce livre n’est pas une déclaration de candidature à la prochaine élection présidentielle. Il est trop tôt» mais «tout dire avant le grand rendez-vous de 2017 pour tout faire après, telle est bien, me semble-t-il, la seule stratégie possible pour être à la hauteur des défis qui attendent la France», explique-t-il.

20minutes.fr avec AFP – Publié le 22.01.2016

PARTAGER

4 COMMENTAIRES

  1. Ce pauvre con de Sarkozy a t il un cœur pour regretter? Ce semblant qui caractérise la politique française et la politique d’Afrique francophone n’est qu’un moyen parmi tant d’autres à reconquérir des bêtes électorales. Et qu’en est il au sujet de son soutien à la vague terroriste (MNLA et autres) qui a déferlé sur notre pays en 2012? Qu’en est il du largage des armes françaises aux terroristes et islamistes en Libye et de l’assassinat de Kaddhafi?

  2. Cette fois ce SARKOZY se moquerait des français en posant des actes indignes d’un humain; je reste certain que ce SARKOZY doit être malade d’une psychose que les français découvrirons très prochainement. Toutes maux actuels de l’espace Sahélien sont dus à cet homme malade français. Que les français refusent de reconnaitre que cet homme est malade et continuent à lui donner des chances de se retrouver à la tête d’une grande entité politique qui lui permettrait de briquer un autre mandat présidentiel. Cet homme ne mérite rien encore dans un grand pays comme la France avec des personnalités politiques comme François BAYROU, Ségolène ROYAL, Alain JUPE, Martina AUBRY, etc…

Comments are closed.