Négociations avec les mouvements rebelles : Eviter les erreurs du passé

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Une délégation gouvernementale conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Coulibaly, séjourne à Ouagadougou depuis le 3 décembre en vue d’entamer d’éventuelles négociations avec le MNLA et Ançar Eddine, sous l’égide du médiateur de la Cédéao, le président du Faso Blaise Compaoré. Occasion d’attirer l’attention des négociateurs au nom du Mali sur les nombreux pièges qu’ils doivent éviter afin de ne pas répéter les erreurs du passé.

A l’entame de cette énième négociation avec des mouvements rebelles du Nord du Mali, il convient d’inviter les représentants de l’Etat malien à faire honneur à la patrie et à défendre dignement ses intérêts. A ce propos, il convient dès à présent de demander au ministre Tiéman Coulibaly d’être le vrai descendant de ses ancêtres, Mamary Biton Coulibaly et autres. Il y a lieu d’espérer qu’il est à Ouaga en toute connaissance de cause et préparé à cet effet.

Pour une mission si délicate et rendue extrêmement sensible, le peuple malien a de très mauvais souvenirs de tous les accords de paix signés jusque-là entre le gouvernement du Mali et les différentes rebellions que le pays a connues de 1964 à nos jours. L’actuelle situation n’est en réalité que le résultat calamiteux et désastreux de certains de ces accords signés par le Mali avec le couteau sous la gorge.

En la matière, les images de la poignée de main scellant les accords dits d’Alger intervenus le 4 juillet 2006 entre le gouvernement du Mali, représenté à l’occasion par le généralissime Kafougouna Koné, à l’époque puissant ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, et l’Alliance démocratique du 23-Mai pour le changement (ADC) représentée par son porte-parole, Hamada Ag Bibi, marquent encore tous les esprits de ceux des Maliens pour lesquels les notions de dignité, d’honneur, de fierté nationale et de patriotisme avaient encore un sens.

En effet, qui ne se rappelle encore de cette image de Kafougouna “tête baissée” tendant la main “au porte-parole” de ceux qui n’avaient pas hésité à attaquer le 23 mai 2006 les garnisons militaires de l’armée régulière à Kidal et Ménaka ? La suite est connue. Immédiatement après les ripostes enclenchées par l’armée malienne, le “frère et ami” algérien a repris son bâton de “médiateur historique” pour ramener les “frères ennemis” à la table de négociation.

Ce qui aboutit aux fameux accords d’Alger à travers lesquels le gouvernement du général Amadou Toumani Touré, sous la houlette du général Kafougouna Koné, renonçait tacitement et de façon explicite “à l’exercice de la souveraineté du Mali” sur une partie du territoire national, notamment certaines régions de son septentrion.

Le lendemain, il n’y eut qu’une seule voix discordante au chapitre, celle du Rassemblement pour le Mali (RPM) d’El hadj Ibrahim Boubacar Kéita pour dénoncer ce qu’il qualifia de “capitulation de la République”. Mais cette dénonciation n’alla pas au-delà des mots. Car, le RPM continua à “manger” à la table du régime consommant goulûment ainsi sa part du “gâteau Mali” jusqu’à sa chute au coup d’Etat du 22 mars 2012.

En février 2009, une cérémonie de la paix fut organisée avec faste à Kidal au cours de laquelle des centaines de fusils ont été encore et une fois de plus brûlés après celle de la Flamme de la paix à Tombouctou le 27 mars 1996.

Lors de cette cérémonie, à laquelle n’ont pas participé les hommes du chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga (rentré en dissidence entre temps contre les accords d’Alger), les représentants de l’ADC ayant pris la parole à cette occasion, n’ont pas manqué de réitérer “leurs exigences” de voir l’Etat malien opérer “d’autres aménagements” en faveur de l’intégration et la réinsertion socioéconomique des combattants touarègues dont certains “se plaignent de mauvais traitements de la part de troupes gouvernementales”.

Une fois de plus, l’Etat au plus haut sommet acquiesçât et “promît” de faire des efforts supplémentaires en vue de satisfaire “les exigences” de ceux qui, depuis l’indépendance, n’avaient de cesse d’”actionner” sur ses points faibles pour lui soumettre à leurs desiderata. Ainsi, seulement 6 mois après la cérémonie de Kidal, le président Amadou Toumani Touré lançait en personne le fameux Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement du Nord-Mali (PSPDN).

D’une enveloppe globale d’environ 65 millions de dollars US, soit un peu plus de 37 milliards de F CFA, le PSPDN mettait l’accent sur des projets liés à la sécurité, au développement et des programmes en faveur des femmes et des jeunes avec le soutien de la Banque mondiale et de l’Union européenne. Il fut confié comme d’habitude à un homme originaire du Nord, Mohamed Ag Erlaf, dont nulle ne peut raisonnablement mettre en doute les compétences de gestionnaire.

Entre-temps, l’ONU a donné son aval à une intervention de l’Otan en Libye pour “protéger les civiles” contre les bombes de Kadhafi. A partir d’août 2011, le territoire malien est envahi d’ex-combattants venant de Libye. Ils sont accueillis en grande pompe au frais du contribuable malien par une cohorte gouvernementale forte de 6 membres avec à sa tête le même ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné.

Du 17 au 31 janvier 2012, des attaques sont perpétrées contre les forces armées et de sécurité à Ménaka, Aguelhok, Tessalit, Andéraboukane et autres.

Encore une fois, le “grand frère algérien” accoure à la rescousse du Mali. Le 2 février 2012, des discussions s’ouvrent à Alger entre le gouvernement malien et l’ADC. Elles se concluent deux jours plus tard par “un appel à la paix” qui n’est pas cautionné par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui avait vu le jour un peu plus tôt en octobre 2011 avec la bénédiction des plus hautes autorités, puisque ATT lui-même avait solennellement déclaré “en avoir délivré l’autorisation”.

Voilà, brièvement retracée l’historique des négociations entre le gouvernement du Mali et les différentes rebellions du Nord du pays ces 20 dernières années. Elles se sont pratiquement toutes conclues par des accords flouant les intérêts supérieurs du Mali au profit de gens “inassouvis”. D’où, notre appel à la vigilance et au sens élevé de patriotisme de nos illustres représentants à Ouagadougou.

Quoi qu’il en soit, le contexte étant totalement différent, le peuple veille au grain et n’acceptera plus jamais aucun accord qui consacre les intérêts d’une minorité abonnée à la violence et aux crimes contre l’Etat, au détriment de toute une nation.

Bréhima Sidibé

 

 

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23 COMMENTAIRES

  1. SANS ACCEPTER L’IMPUNITÉ ET LE TERRORISME, SAUVER DURABLEMENT LA FAMILLE MALIENNE EN SE PARLANT ET EN S’ENTENDANT, DANS L’UNITÉ ET LA COHÉSION, POUR UN AVENIR MEILLEUR ET POUR LE BIEN-ÊTRE DE TOUS.

    LES PARENTS ONT TOUJOURS UN RÔLE MOTEUR POUR LA NÉGOCIATION OU LA RÉCONCILIATION ENTRE DES SŒURS ET FRÈRES, POUR CE FAIRE LA COMPLICITÉ, L’ENTENTE ET L’HARMONIE DOIVENT LES LIER.

    Le Président et le Premier Ministre font partie des principaux parents de la famille Malienne. Ils doivent parler d’une seule voie.

    LES MALIENS DOIVENT AIDER LE PRÉSIDENT, LE PREMIER MINISTRE ET LE GOUVERNEMENT, DANS LEURS DIFFICILES TACHES, EN FAISANT FRONT AUTOUR D’EUX, POUR UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE.

    Bonjour,
    Merci pour tous ceux qui contribuent à la recherche d’une solution pour sortir de la crise Malienne.

    Sachez que toutes les filles et tous les fils du Mali attendent du Mali, qu’il leur donne de l’espoir pour une vie commune sans problèmes.

    Sans accepter l’impunité et le terrorisme, les Maliens doivent trouver un terrain d’entente pour vivre mieux ensemble, dans l’unité, une vraie vie de famille unie, solidaire ayant des projets d’avenir pour son bonheur et celui de ses enfants et petits enfants.
    Les frères et sœurs Maliens doivent se réconcilier tout en REFUSANT

    L’IMPUNITÉ ET LE TERRORISME et en garantissant à tous, la quiétude, la paix et la sécurité durables.

    LES PARENTS ONT TOUJOURS UN RÔLE MOTEUR POUR LA NÉGOCIATION OU LA RÉCONCILIATION ENTRE DES SŒURS ET FRÈRES, POUR CE FAIRE LA COMPLICITÉ, L’ENTENTE ET L’HARMONIE DOIVENT LES LIER.

    Après une guerre entre Maliens, entre frères et sœurs, la réconciliation nationale sera difficile voire impossible.

    Sachant que la guerre contre le terrorisme, qui doit de toute façon être engagée, exige un front uni (national et international) et une cohésion nationale pour la remporter, ça serait dommage de la démarrer en ordre dispersé.

    Sans accepter l’impunité, le terrorisme, la charia et la scission du pays, les Maliens doivent ouvrir leurs cœurs et s’accepter pour créer un Mali nouveau où plus jamais ce qui s’est passé et ce qui s’était passé ne devront se répéter.

    Pour ce faire, l’engagement responsable de tous (respect des principes et conditions) est indispensable et il n’est jamais tard de changer d’avis pour sauver durablement la famille Malienne.

    J’ai proposé dans la lettre ouverte adressée, en ligne, au Président du Mali et à tous les Maliens, un guide et une plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable et honorable de la crise Malienne, qui intègrent de tels principes et conditions pouvant constituer cet engagement responsable.

    Cet engagement responsable doit être signé par toutes les parties prenantes avant de commencer les négociations.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail: [email protected]

  2. PAS DE NEGOCTIATION AVEC LE MNLA ET ANSAR DINE: En effet, les Maliens qui ne sont pas plus belliqueux que d’autres, savent absolument tout de la négociation avec les dirigeants du MNLA et d’Ançardine pour l’avoir pratiquée jusqu’à l’indigestion depuis des décennies. Il est vrai que les rebelles d’alors – dont nombre sont toujours là – étaient engagés sous d’autres étiquettes, dans des configurations d’alliances différentes mais le résultat a été invariable : ni les accords, ni les concessions, ni la décentralisation, encore moins l’impunité tacite octroyée n’ont réussi à empêcher les mêmes protagonistes de tirer tout le profit possible des avantages concédés puis de reprendre les armes à la moindre occasion et de tuer pour imposer des vues de plus en plus maximalistes jusqu’à cette ultime fiction d’un Etat indépendant sur un territoire où ils sont ultra-minoritaires.
    EXTRAIT DE L’ANALYSE DE L’ESSOR
    L’armée malienne ne doit plus compter que sur ses propres forces pour récupérer à la sueur de son front, ce qu’elle aura perdu à la vitesse de ses jambes. Aide-toi, le ciel t’aidera a-t-on coutume de dire. C’est tout le Mali qui sera donc derrière son armée pour laver l’honneur souillé de la patrie. En déclenchant les hostilités face à ces illuminés jihadistes, le Mali ne sera jamais seul dans son combat. Des pays comme le Nigeria, le Niger et l’Afrique du Sud ne resteront pas insensibles à son combat.
    D’autres pays africains, conscients du mépris de la communauté internationale face au drame de tout un continent, sauront se mobiliser et nous aider. Mais on n’a plus le choix, malgré nos lacunes diplomatiques et communicationnelles, malgré la déchirure politique, malgré la crise de trésorerie, il nous faut nous résigner à aller au combat. Un combat pour l’honneur et la dignité retrouvée. Un combat qui fera que le Mali sera de nouveau respecté et craint.
    Avec le double langage diplomatique actuel, ne pas agir c’est accepter de fait la partition du pays. Attendre encore des mois, c’est permettre à cette énigmatique communauté internationale de nous amener vers des négociations biaisées qui consacreront la dislocation du pays pour aller vers un fédéralisme suicidaire. Armée malienne, la balle est dans ton camp. A toi de donner tort à tous ces spécialistes te décrivant comme moribonde et inefficace. A toi de te montrer à la hauteur de la grandeur de ce Maliba très mal en point.

    • Mon cher….

      Serieusement parle…moi je doute que les bandits du MNLA voulait vraiment creer ce fameux etat de ZAZAREVE….

      mais ce sont retrouver devant le fait accompli quand le vaurien a fait son coup d’etat…ILS N’AVAIENT PLUS LE CHOIX QUE DE DECLARER L’INDEPENDANCE ET ON CONNAIT LA SUITE…..

      Un etat n’est pas un regroupement de quelques fanfarons et ils le savent tres bien….CA N’A AUCUN SENS EN MON OPINION

      JE PENSE QUE CES BANDITS AVAIENT L’APPROCHE DE “TIRER POUR LA LUNE…DANS L’ESPOIR D’ATTERIR DANS LES ETOILES”….

      JE SUIS CONVAINCU QUE CES VAURIENS ESPERAIENT UNE LONGUE GUERRE AVEC UNE RESISTANCE SOLIDE DE L’ARMEE MALIENNE…ET UTILISER LEUR SPECIALITE DE PROPAGANDE POUR GAGNER LE COEUR DE L’OPINION NATIONAL ET SE FAIRE PASSE POUR DES VICTIMES…EN UTILISANT LE FAIT QUE L’ETHNIE TOUAREG EST MINORITAIRE….

      D’AILLEURS ILS AVAIENT DES VRAIS COMPLICES DANS LE COMMUNAUTE INTERNATIONAL….MAIS…..LA DEMOCRACIE ET LES ELECTIONS….

      MON CHER…CES FANFARONS ESPERAIENT POUR AUTRE CHOSE…MAIS ILS ONT ETE VICTIMES DE LEUR BETISE….SANS PATRIE MAINTENANT…ET C’EST PAS LE “PRIX BASSOLE” QUI VA CHANGER CELA….

      MALHEUREUSEMENT ILS ONT PORTE DE TRES GROS PREJUDICES AU MALI ET AUX TOUAREGS….CA VA PRENDRE TRES TRES LONGTEMPS POUR QUE LES PLAIES SE CICATRISES…..DE MEME QUE LES PLAIES DE NOTRE ARMEE … CAUSEES PAR DES VAURIENS DE SOLDATS RATES….

      PIRE…NOS NULLARDS DE DIRIGEANTS PERMETTENT TOUJOURS A CES VAGABONDS ASSASSINS DE SE FAIRE PASSER POUR DES VICTIMES….

      NOTRE TABOURET A TROIS PIEDS DE LONGUEUR DIFFERENTE….A ETE NUL NUL NUL PAR RAPPORT AU NORD….ET CONTINUE A ETRE NUL…NUL … NUL….

      Moussa Ag, qui pense que le MNLA A MIS TOUS CES OEUFS DANS LE MEME PANIER…ET LE PANIER EST TOMBE….POUF!!! MAINTENANT IL FAUT SEULEMENT ESPERER POUR DES OMELETTES AVEC DU SABLE EN PLUS….PLUS D’OEUF SUR LE PLAT….

  3. Où sont les représentants des populations majoritaires du Nord pendant ces dissociations à Ouagadougou au lieu de négociations ?

    Il faudra également que le Ganda Izo et le Gandakoy soient représentés parce que le gouvernement fantoche du Sud du Mali ne représente pas et ignore tout des réalités du Nord.
    Que la honte soit avec tous ceux qui dirigent le Mali en ce moment. Que la peste soit le MNLA.

  4. TIRER AVANTAGE DES NÉGOCIATIONS DÉPEND DU NIVEAU D’EXIGENCE FIXÉ (PRINCIPES ET CONDITIONS CONSENSUELS) PAR LES MALIENS.

    C’EST POURQUOI, LES PARTIES PRENANTES DOIVENT SIGNER UN ENGAGEMENT RESPONSABLE FIXANT CE NIVEAU D’EXIGENCE AVANT LES NÉGOCIATIONS PROPREMENT DITES.

    Bonjour,
    Merci pour les efforts des uns et des autres pour une sortie effective et durable de la crise Malienne..

    Les Maliens doivent tirer pleinement avantage des concertations nationales et des négociations.

    Pour ce faire, comme je l’ai toujours dit, les parties prenantes doivent s’entendre sur un ensemble de PRINCIPES (refus du terrorisme, non impunité, coexistence pacifique et respect des droits de l’homme incluant le respect de la dignité et des libertés) et CONDITIONS (dépôt des armes, intégrité territoriale et laïcité) à respecter.

    Ces principes et ces conditions constituent l’ENGAGEMENT RESPONSABLE.

    Toutes les parties prenantes DOIVENT SIGNER cet engagement responsable AVANT LES NÉGOCIATIONS PROPREMENT DITES.

    Pendant la rencontre préalable aux négociations proprement dites, qui a eu lieu à Ouagadougou, le 04 décembre 2012, où étaient présentes tous les représentants des parties prenantes (Mali, MNLA et Asar Dine) en présence du médiateur Blaise Compaoré et de son ministre des affaires étrangères, ces principes et conditions ont été acceptés par tous les participants.

    CE QUI SIGNIFIE QUE LA NON IMPUNITÉ A ÉTÉ ACCEPTÉE PAR TOUS. DE CE FAIT, SI A LA FIN DES NÉGOCIATIONS, L’IMPUNITÉ, C’EST-A-DIRE L’IMMUNITÉ, EST RETENUE, POUR MNLA ET ANSAR DINE, LES REPRÉSENTANTS DU MALI NE SERONT PAS D’ACCORD.

    C’est pour ne pas VIOLER cet engagement responsable (ces principes et conditions) qu’il est INDISPENSABLE que toutes les parties prenantes le signent avant les négociations proprement dites.

    Il faut savoir que les Maliens n’auront que le prix de leur exigence, c’est-à-dire que si le niveau d’exigence est élevé (obligation de satisfaire tous les principes et toutes les conditions consensuels), ils auront tout ce qu’ils auront souhaité sans accepter l’impunité (immunité), autrement, ils pourront avoir moins, avec, éventuellement, l’immunité (impunité).

    Concernant les atrocités commises par le MNLA et Ansar Dine, ils répondront devant la justice. Ce qui n’est pas en contradiction avec les négociations.

    Tout en garantissant la non impunité, les négociations sont vraiment indispensables pour qu’une guerre civile soit évitée au Mali, n’oublions pas cet aspect.

    Si elles échouent, la guerre sera inévitable.

    Il faut, donc, commencer par ces négociations pour préparer les populations psychologiquement à la guerre.

    Quant à la guerre contre le terrorisme, elle ne peut pas être évitée. Vaut mieux que les Maliens la mènent, ensemble, en front uni, dans l’unité qu’en ordre dispersé.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail: [email protected]

    • Bonsoir Dr. Ag Rhissa…

      Deux points….

      1. D’abord pour repondre a cet extrait de notre conversation….

      « Quelque soit les crimes commis, on ne peut pas se lever pour tuer comme le MNLA et Ansar Dine l’ont fait, sinon on se rend justice, c’est à la justice de rendre justice, de façon impartiale, pour tout le monde. »

      JE SUIS ENTIEREMENT D’ACCORD AVEC VOUS…JE NE PRONE ET NE PRONERAI JAMAIS QUE LE MALI OU L’ARMEE MALIENNE SE COMPORTE COMME LE MNLA…OU L’ANSARDINE… …

      COMME ILS LE DISENT ICI « TWO WRONGS DO NOT MAKE A RIGHT »….ET JE NE SUIS PARTISAN QUE DE LA LOI ET RIEN QUE LA LOI…..

      MAIS FAUT IL D’ABORD METTRE LA MAIN SUR LES SUSPECTS????

      ET L’UTILISATION DE LA FORCE POUR AMENER LES SUSPECTS DEVANT LA JUSTICE EST NORMALE….

      2. « CE QUI SIGNIFIE QUE LA NON IMPUNITÉ A ÉTÉ ACCEPTÉE PAR TOUS. DE CE FAIT, SI A LA FIN DES NÉGOCIATIONS, L’IMPUNITÉ, C’EST-A-DIRE L’IMMUNITÉ, EST RETENUE, POUR MNLA ET ANSAR DINE, LES REPRÉSENTANTS DU MALI NE SERONT PAS D’ACCORD. »

      DR. AG RHISSA….UN POINT FONDAMENTAL DONT VOUS NE TENEZ PAS COMPTE ET QUI EST POURTANT UN DES PLUS IMPORTANTS DE LA SITUATION ACTUELLE….BON VOILA….

      LE MALI ET L’ARMEE MALIENNE ONT FUIT COMME DES LEZARDS….EXACTEMENT COMME L’A CHANTE LE CHANTEUR SAPEUR MAGIQUE OU MAGIQUE SAPEUR FUYARD…..

      CET POINT EST TRES TRES IMPORTANT….DANS CES NEGOCIATIONS….

      LA FORMATION DE MOUSSA AG EST EN MATHEMATIQUE….ET AU NIVEAU AVANCE….MAIS MEME LE LIEUTNANT KONARE (NIVEAU DE L’ECOLE FONDAMENTALE….) SERA D’ACCORD AVEC MOUSSA AG QU’IL N’Y A AUCUNE LOGIQUE A LA SUIVANTE…..

      « J’AI BOTTE LES FESSES AU MALI ET A L’ARMEE MALIENNE AU POINT OU ILS ONT FUIT COOME DES LEZARDS… ET CERTAINS ONT PREFERE ALLER S’EN PRENDRE ET RENVERSER LEUR ETAT AU LIEU DE ME FAIRE FACE…. ET CES MEMES MALIENS FUYARDS PROPOSENT DE ME PUNIR???? »

      DR. AG RHISSA…JE VOUS PROMET QUE KONARE…ET TOUT LE MONDE…Y INCLUS DR. AG RHISSA….SERA D’ACCORD AVEC CE POINT….UN GAGNANT NE PEUT PAS SE LAISSER TRAITER COMME UN PERDANT…..JAMAIS….CE SERA LE MONDE A L’ENVERS….

      Moussa Ag, qui PENSE QUE DR. AG RHISSA A OUBLIE LA GROSSE DEFAITE DU MALI….ET QUI ESPERE QUE LE LIEUTNANT KONARE A UN MINIMUM DE SENS DE L’HUMOUR … BIEN QUE CRIMINEL

      • Bonjour,
        Merci Moussa Ag de votre commentaire.

        Je n’ai pas oublié la défaite du Mali. Je reconnais qu’un gagnant ne peut pas se laisser traiter comme un perdant.

        C’est pourquoi, d’ailleurs, le MNLA a tendance à vouloir imposer ce qu’il veut, donc aux Maliens de réagir adéquatement à travers ces négociations, sous le regard du monde entier, en imposant leur vision et leurs exigences par le dialogue.

        Mais, à travers ces négociations, le Mali est en position de force car a été agressé, donc, il doit faire valoir ses droits en FIXANT les principes et conditions qui doivent être respectés par toutes les parties prenantes.

        En plus, comme la non impunité (un des principes consensuels entre parties prenantes) doit être respectée et la justice fera son travail en jugeant les atrocités commises par le MNLA et Ansar Dine, alors le Mali sortira vraiment vainqueur de ces négociations si ses représentants font convenablement leur travail.

        LES NÉGOCIATIONS CONSTITUENT LA FAçON LA PLUS SIMPLE POUR LE MALI D’ATTEINDRE SES OBJECTIFS EN GARANTISSANT, EN PLUS, LA RÉCONCILIATION NATIONALE ET L’UNITÉ, ET ELLES PRÉPARENT AUSSI LA GUERRE CAR EN CAS D’ÉCHEC CETTE DERNIÈRE SERA INÉVITABLE.

        ALORS, POURQUOI S’EN PRIVER ?

        Bien cordialement
        Dr ANASSER AG RHISSA
        EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
        E-mail: [email protected]

  5. Ban ki-moon pourra attendre septembre ou octobre pour…réunifier sa grande Corée d’origine. Sinon, les maliens n’attendront même plus l’ONU pour entamer la libération de leur territoire occupé en partie par des bandits. Mais que personne ne vienne nous dire après que la communauté internationale (?) n’a pas été avertie. Le Mali va laver l’affront avec le soutien et l’appui de ses vrais amis que nous maliens commençons à reconnaitre par tous les vrais faux frères et amis.

  6. COEXISTENCE PACIFIQUE DANS L’UNITÉ: POUR LE BIEN-ÊTRE COLLECTIF, LA PAIX ET LA SÉCURITÉ

    Bonjour,

    Il est indispensable que certains Maliens reviennent à la raison pour converger vers une sortie durable de la crise et accepter la coexistence pacifique entre ethnies au Nord Mali.

    Comme vous le savez, je suis Touareg et je ne soutiens pas les atrocités commises par le MNLA et Ansar Dine.

    Je suis contre l’impunité. POUR MOI, LA NON IMPUNITÉ DOIT ÊTRE UNE OBLIGATION.

    CEUX QUI ONT COMMIS DES ACTES ABOMINABLES DOIVENT RÉPONDRE DE LEURS ACTES.

    LA JUSTICE ET LES FORCES DE DÉFENSE ET SÉCURITÉ DOIVENT FAIRE LEUR TRAVAIL.

    Je suis pour la coexistence pacifique entre communautés au Nord Mali.
    Je défends le fait qu’aucune communauté au Nord Mali ne doit prétendre posséder à elle seule le Nord Mali et que toutes les communautés doivent y vivre en harmonie.

    Certains Maliens doivent éviter de faire des amalgames, les Touaregs ne faisant pas partie du MNLA, qui n’acceptent pas le terrorisme et qui vivaient au Nord Mali ou, d’une façon général, au Mali, pourquoi, veulent-ils qu’ils n’y vivent plus parce que certains inconscients (MNLA et Ansar Dine) ont commis des torts et des atrocités ?

    Il est nécessaire de revenir à la raison et de militer tous pour la coexistence pacifique de nos parents n’acceptant pas le terrorisme et le respect mutuel entre eux pour faire du Nord Mali une zone de paix et du Mali un havre de paix durable.

    Prenons-nous la main dans la main, avançons dans ce sens et n’acceptons pas l’impunité car elle crée une spirale d’instabilité et de violence.

    Le dialogue et les négociations sont indispensables pour que tous les Maliens avancent dans ce sens dans l’unité et la cohésion.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: [email protected]

  7. Les Maliens qui ne sont pas plus belliqueux que d’autres, savent absolument tout de la négociation avec les dirigeants du MNLA et d’Ançardine pour l’avoir pratiquée jusqu’à l’indigestion depuis des décennies. Il est vrai que les rebelles d’alors – dont nombre sont toujours là – étaient engagés sous d’autres étiquettes, dans des configurations d’alliances différentes mais le résultat a été invariable : ni les accords, ni les concessions, ni la décentralisation, encore moins l’impunité tacite octroyée n’ont réussi à empêcher les mêmes protagonistes de tirer tout le profit possible des avantages concédés puis de reprendre les armes à la moindre occasion et de tuer pour imposer des vues de plus en plus maximalistes jusqu’à cette ultime fiction d’un Etat indépendant sur un territoire où ils sont ultra-minoritaires.
    EXTRAIT DE L’ANALYSE DE L’ESSOR

    Oui, l’armée malienne ne doit plus compter que sur ses propres forces pour récupérer à la sueur de son front, ce qu’elle aura perdu à la vitesse de ses jambes. Aide-toi, le ciel t’aidera a-t-on coutume de dire. C’est tout le Mali qui sera donc derrière son armée pour laver l’honneur souillé de la patrie. En déclenchant les hostilités face à ces illuminés jihadistes, le Mali ne sera jamais seul dans son combat. Des pays comme le Nigeria, le Niger et l’Afrique du Sud ne resteront pas insensibles à son combat.
    D’autres pays africains, conscients du mépris de la communauté internationale face au drame de tout un continent, sauront se mobiliser et nous aider. Mais on n’a plus le choix, malgré nos lacunes diplomatiques et communicationnelles, malgré la déchirure politique, malgré la crise de trésorerie, il nous faut nous résigner à aller au combat. Un combat pour l’honneur et la dignité retrouvée. Un combat qui fera que le Mali sera de nouveau respecté et craint.
    Avec le double langage diplomatique actuel, ne pas agir c’est accepter de fait la partition du pays. Attendre encore des mois, c’est permettre à cette énigmatique communauté internationale de nous amener vers des négociations biaisées qui consacreront la dislocation du pays pour aller vers un fédéralisme suicidaire. Armée malienne, la balle est dans ton camp. A toi de donner tort à tous ces spécialistes te décrivant comme moribonde et inefficace. A toi de te montrer à la hauteur de la grandeur de ce Maliba très mal en point.

  8. La situation du Mali va de mal en pis. Le clash peut arriver à tout moment. Car, le peuple est à bout de souffle et fatigué des atermoiements de ses dirigeants. La prochaine vague ne laissera personne sur le carreau.Le président de la république p.i, qui détient un tout petit grain de légitimité, a sa responsabilité entièrement engagée sur le présent et l’avenir de la nation. A lui de s’assumer avant qu’il ne soit trop tard pour tout le monde. Le bateau Mali n’est pas loin de sombrer pour de bon. Tous les signaux sont au rouge. Aucune concertation même nationale ne saurait être un rémède efficace à la crise multidimensionnelle actuelle. Arrêtons de nous leurrer!

  9. j’ai lu quelque part que d’autres communautés pourraient participer aux négociations;par là je suppose qu’il s’agit des peuhls, des sonraï
    et d’autres populations du Nord du pays;s’il en est bien ainsi,ce n’est pas mal; mais à mon avis le meilleur scénario serait:
    1°) désarmement des rebelles
    2°) élections sous contrôle international pour savoir réellement ce représentent ceux qui vont s’asseoir à la table de négociations .
    3°)négociations entre le gouvernement sorti des urnes et
    ceux qui jouissent d’une légitimité démocratique,sortie des élections
    4°)adoption par l’Assemblée nationale d’un nouveau contrat social.
    5°)amnistie à l’égard des criminels de tous bords,aussi
    bien des militaires que des rebelles.
    Les Maliens ont toujours été des gens pour lesquels j’avais le plus
    grand respect;je suis surpris de lire ici et là que que des soldats passent leur temps dans des beuveries avec des filles de joie; que des rebelles font la fête le soir à Bamako avec leur kalachnikof sans que la police n’intervienne; peut-être même n’est-elle pas au courant;
    c’est par un reportage du nouvel observateur que je le sais.
    Où sont ces vrais fils d’Afrique que furent les Maliens d’antan?
    Deux derniers mots:
    a)-pas de racisme antiraciste à l’égard des Touaregs,ou des Arabes
    b)-prenez votre propre sort en main;comptez d’abord sur vos propres forces;et si la France apporte son concours,ce n’est pas pour vos beaux yeux,mais parce qu’il y va de son propre intérêt;le Général de Gaulle disait qu'”un pays n’a pas d’amis,mais des intérêts” vous avez donc là un avantage;parce que de toutes les façons,la France
    interviendra,bien plus pour sa propre sécurité que pour vous;quant aux faux frères, algériens ou bukirnabé,méfiez-vous en comme de la peste.

  10. La plus grande question que je me pose est: QUE EST CE QUE TIEBLE DRAME CHERCHE LA BAS???? 👿 👿 👿 👿

  11. Le passe n’a ete concu que par des erreurs , c’est pourqoi , nous sommes entrain de proceder autrement sans NEGOCIATION .

    • Les seules discussions qui vaillent aujourd’hui c’est d’aller dire à ces bandits que les maliens ne pardonneront jamais les coups qu’ils ont porté à leur nation; que nous ne tolereront jamais les crimes et violences commises contre nos militaires désarmés, nos filles et soeurs, nos populations civiles vivant le martyr depuis des mois; qu’aucun accord n’effacera ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Si le monde entier pardonne, les maliens ne pardonneront pas pour cette fois-ci. Il y a pas d’autre langage à leurs tenir.

  12. Ag rihissa , maintenant vous sortez , ou vous etes entrain de prouver peu a peu votre position de rebelles ou MNLA par la sortes de leurs defenses d’une maniere intelectuelles ,

    • Bonjour,
      Merci Goby, il est temps que vous connaissiez ma position et ma conviction.

      Je l’ai toujours dit: je ne suis pas du MNLA, ni de Ansar Dine et je ne suis pas rebelle.

      Je suis Malien (mon père est Malien et ma maman est Nigérienne).

      Je ne supporte pas ce que font le MNLA et ANsar Dine, ni les atrocités commises.

      Je suis Touareg, si c’est pour cela, continuez à faire vos amalgames.

      Le Mali a besoin aujourd’hui d’unir ses filles et ses fils et non les désunir comme vous le faites à travers vos amalgames.

      Par votre position accusatrice, non fondée et non respectueuse, c’est vous qui jouez au rebelle.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail: [email protected]

    • Mon cher…les rebelles et terroristes sont a Ouagadougou et sur les territoires qu’on a ABANDONNÉ A LEUR MAIN… et ils sont ARMÉS ET BIEN CONNU…

      Laissez ces BETISES tranquilles…et contestez le Monsieur au lieu de passer des jugements….
      Où sont vos arguments????

      Moussa Ag

      • Bonjour,
        Merci Moussa Ag de votre commentaire.
        Quand on n’a pas d’arguments, on procède à la délation. Mais un tel opportunisme ne nuit qu’à celui qui l’utilise.

        Bien cordialement
        Dr ANASSER AG RHISSA
        EXPERT TIC ET GOUVERNANCE

  13. J’ai pas lu tout l’article , mais plus de NEGOCIATION , non a la negociation car il ya n’a eut beaucoup et beaucoup , c’est en realite une sorte de stupidite .
    Aussi et surtout faut-il savoir qu’il n’ya rien a NEGOCIER , de negocier , il s’atgit de la souverainite du mali et du peuple malien ce qui est impossible .
    Les ENEMIS du Mali cherchent des voix et moyens pour se faire , mais les Maliens ne sont pas DUPE pour cela .

  14. POUR LA NON IMPUNITÉ, LA JUSTICE ET LA NÉGOCIATION POUR LUTTER CONTRE LES AMALGAMES, LE RACISME, LA HAINE ET LE TERRORISME ET POUR UNIR

    Bonjour,
    Les problèmes de RACISME et DISCRIMINATION invoqués souvent par le MNLA ne sont pas exacts et ne sont pas autorisés au Mali seulement compte-tenu de l’aspect cyclique de la rébellion Touareg, certains Maliens commencent à en « avoir marre », ce qui, en plus des amalgames, peut expliquer le « sentiment » de rejet des Touaregs par ces derniers et la haine induite chez certains Touaregs.

    Ce n’est qu’un sentiment, en vérité le Mali est vraiment un pays multiethnique sans racisme et sans discrimination.

    Certains disent que cette haine est amplifiée par l’accès inégal au travail et par des problèmes non résolus liés au sous-développement malgré les programmes mis en œuvre dans les zones du Nord Mali dans le cadre du pacte national. Ce dernier n’a pas bénéficié à tous.

    Or, ces problèmes sont communs à d’autres communautés vivant dans d’autres zones ou régions du Mali.

    Alors, faut-il pour autant que les autres communautés touchées par le même problème se rebellent ?

    NON, il y a d’autres façons de revendiquer (à travers la démocratie, la citoyenneté et la gouvernance participative) autres que la rébellion ou la force.

    Pour apporter une solution durable et pour éviter de nouvelles révoltes, les concertations nationales et les négociations sont incontournables.

    Voir ma proposition de sortie de la crise, se référer à la lettre ouverte au président du Mali et aux Maliens que j’ai publiée sur maliweb.

    Ces concertations et ces négociations permettront de faire le bilan du futur souhaité par toutes les parties prenantes (tous les maliens n’acceptant pas le terrorisme, TOUTES LES COMMUNAUTÉS du Mali, les groupes armés MNLA et Ansar Dine acceptant les principes et conditions à fixer.

    Pour être admis à négocier, des principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique) et des conditions (dépôt des armes, intégrité du Mali et laïcité) sont à accepter par tous les groupes (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …) intégrant des Maliens.

    Il faut donc avoir une plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise.

    J’ai proposé un cadre et une plateforme de ce type au Président et aux Maliens à travers la lettre ouverte précédente.

    Les négociations sont incontournables pour que les différentes parties prenantes, comme elles doivent toutes accepter la condition d’intégrité du Mali, puissent comprendre leurs différends, réfléchir au futur souhaité et s’entendre sur les problèmes consensuels et éventuellement les grandes lignes des solutions à y apporter.

    Par exemple, comme développé dans ma proposition de sortie de crise, pourront être consensuelles des problématiques liées à la bonne gouvernance de la décentralisation, au développement équitable et l’intégration équitable des communautés dans un environnement démocratique, décentralisé et sécurisé.

    En fait, lors de la négociation portant sur le devenir du Mali, il s’agit pour les parties prenantes d’établir ce consensus sur des problématiques à traiter et plus tard disposer de mécanismes de contrôle et de surveillance.

    Les Maliens doivent ensemble réfléchir sur le futur souhaité et construire durablement le pays dans l’unité en négociant l’organisation de ce processus de construction.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: [email protected]

  15. Tout l’essentiel est dit dans le dernier paragraphe de ton article, mr le journaliste. En effet, majoritairement contre les négociations avec les bandits, les maliens n’accepteront plus que leurs dirigeants signent des chèques en blanc pour ces rénégats au détriment du Mali. Bravo cependant pour le rappel des lacunes de notre état dans les domaines de la négociation. Rarement, sinon jamais les inétêts du Mali n’ont été privilégiés comme il se doit.

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