Processus de désarmement, démobilisation et réinsertion : Les jeunes de Gao se sentent trahis par le gouvernement

16 Mai 2016 - 06:06
Mis à jour: 10 ans
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Processus de désarmement, démobilisation et réinsertion : Les jeunes de Gao se sentent trahis par le gouvernement
Gao: La jeunesse bat le pavé pour intégrer le processus de cantonnement
Plus d’un millier de personnes ont marché dans les rues de Gao vendredi 13 mai, pour réclamer l’implication des jeunes de la région dans le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion. Pour la circonstance, les commerces sont restés fermés jusqu'à la fin de la marche. Plusieurs couches de la société étaient représentées. "Non à l’exclusion des jeunes résistants de Gao pour le processus de paix", pouvait-on lire sur l’une des banderoles. Les manifestants ont marché du gouvernorat au bureau de la Mission onusienne au Mali, Minusma, où ils ont remis leurs doléances à sa représentante. "Au cours de la libération, les autorités maliennes ont approché les chefs religieux, les chefs de quartier et les notables pour leur demander de récupérer les armes avec les jeunes. Maintenant que la reconquête est finie, nous avons commencé la mise en œuvre des accords. On demande à ce que le cantonnement soit fait par des armes. Nous, nous avons remis des armes à l’Etat, à la Minusma et à Serval. Nous leur demandons de nous redonner les armes pour que nous puissions faire cantonner nos jeunes", a indiqué Moussa Bouraima Yoro, porte-parole des mouvements de résistance civile de Gao. "Si Gao n’est pas inclus dans les accords, nous ne sommes pas d’accord. Si aujourd’hui, la rébellion a perdu de son ampleur, c’est parce que Gao a dit non", a ajouté Souleymane Ibrahim, un autre manifestant. Le 26 juin 2012, à l’initiative des mouvements "jeunes patrouilleurs", "jeunes patriotes" et "nous pas bouger", la jeunesse a organisé une marche en brandissant le drapeau malien au moment où la région était sous occupation du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), et du Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Elle a tenu tête aux occupants de l’époque et a réussi à chasser le MNLA de la ville. Avec Le Sahelien

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Commentaires (87)

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1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 10 ans
Organisez vous et elaborez vos doleances avec preuves et insistez pour que vos conditions de vie s'ameliorent mais surtout quil y a des emplois pour vous et tous les jeunes du pays pas seulement dans les forces armees et securite mais aussi dans plein dautres secteurs privés et publics (agriculture, elevage etc...). Courage pourvu le Maliba en sort Gagnant.
Albatros
Albatros 10 ans
Il faut qu on soit rationnel ces jeunes la et toute la population meritent mieux que l integration et d ailleurs s'ils le reclament ca deviendrait automatiquement un droit.Ils ont ete les gardiens du temple pendant que leur ville etait entre les mains de Djihadistes.Je pense que plus jamais qu'on ne trouve d autres arguments pour ne pas les integrer sinon meme demain si cela recommence c'est a eux encore qu on va demander le sacrifice de defendre leur ville voila la raison qui doit motiver tout esprit bien pensant et bien ne pour que leur volonte soit accordee et realisee sans tergiversation.Chers jeunes,ne vous laissez pas endormir c est votre vie de tous les jours qui est en danger ,d ailleurs vous serez maintenus la bas pour veiller au grin.Bonne chance et bon vent.
T.Sankara
T.Sankara 10 ans
tOUS, DU PREMIERS AUX DERNEIRS, DU BORGNES AU PERCLUS, TOUTES LA JEUNESSE DE GAO doit etre catonne, pour integrer soit l'armee pour ceux qui fite, faire partie des rensertioj socio-economique. Sinon., il y'aurait non PAS UNE REBELLION, MAIS PLUTOT UNE REVOLUTION. Nous sommes avec vous Gao, jusqu'au bout!
LE MERVEILLEUX IBK
LE MERVEILLEUX IBK 10 ans
Tous les sacrifices consentis pour le pays ne resteront pas vains. Mais ce que nous devons savoir; c'est qu'on ne doit plus utiliser la rue comme moyens d'expression qu'en dernier recours. Il faut que les uns et les autres soient un peu diplomates en adressant des courriers et autres plaidoyers aux autorités afin de leur exposer réellement nos préoccupations pour que des solutions y soient trouvées. Ce n'est pas la Minusma qui pourra faire pour vous ce que le gouvernement n'a pas ^pu.
LA TORPILLE
LA TORPILLE 10 ans
Voici des personnes qui n'ont encore rien compris. Cette affaire ne doit pas être pris à légère mais on ne saurait substituer notre gouvernement à la Minusma. Si des requêtes doivent être présentées; c'est bel et bien aux autorités maliennes et non à la Minusma. On ne saurait jamais substituer notre administration à une force étrangère.
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