Le gouvernement Boubou : ouverture ou musèlement des contestataires

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Présentée comme une équipe d’ouverture et de mission, l’équipe gouvernementale du PM Boubou Cissé s’est probablement tout aussi construite en vidant les creusets de la contestation de leurs contenus. Sa configuration en dit long en tout cas avec, exemple parmi tant d’autres, la part belle faite à un certain Tiebilé Dramé. Avec son nouveau manteau de chef de la diplomatie, la voix la plus virulente de l’opposition – et non moins Directeur de campagne de son chef de file – en est du coup privé de son jeu favori : relever la moindre tare du pouvoir y compris le nombre de voyages du chef de l’Etat. Voilà pour le choix le plus illustratif de la contestation quant à l’opposition. Pour la majorité également, la préférence en termes d’ouverture n’est bizarrement pas allée au-delà des adversaires les plus coriaces du soutien à la candidature d’Ibk. C’est le cas de Boubacar Bah Bill, l’ancien maire de la Commune V de Bamako. C’est dans sa commune, en effet, que les protestations les plus irréductibles se sont manifestées. A l’Adema, les observateurs attendent de pied ferme pour voir quelle sera désormais la posture de leur mentor, quoique Boubacar Bah Bill soit connu pour sa liberté d’esprit et de pensée à toute épreuve. Last but not the least, le nouveau ministre de la justice Malick Couloubali. Le même qui, du haut de son piédestal de sentinelle des droits de l’Homme à la Cndh a toujours objecté contre les tentatives des autorités de restreindre les libertés de manifestations de l’opposition.

Et pourtant, le casier vierge judiciaire de Tapily est vide

L’opinion ne saura sans doute jamais les réels dessous du bras-de-fer ayant mis aux prises le président de la Cour suprême et son homologue du Patronat malien. Et pour cause, les intercesseurs sociaux sont passés par là et ont mis un terme à la procédure judiciaire susceptible de lever un grand coin du voile sur la portée et l’ampleur de la corruption à plus haut niveau. Ce qu’il était possible de tirer au clair sans déballage judiciaire, en revanche, c’est la présentation du numéro 1 du pouvoir judiciaire comme un repris de justice. Sur la question, on peut affirmer que l’intéressé est d’autant plus fondé à ester en justice pour outrage que l’accusation est totalement infondée – quoique l’histoire soit vraie. De source bien introduite, en effet, le passé de l’actuel président de la Cour suprême est bel et bien entaché de  détention préventive pour une affaire de meurtre par bavure policière. Mais, de même source, M Tapily avait tout aussi bien bénéficié d’un non-lieu qui rend son casier judiciaire blanc comme neige.

La Rédaction

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