Pluies torrentielles 21 morts, 9.300 ménages sans abri

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Lourd bilan qui pourrait s’aggraver. Tant, les pluies diluviennes continuent de s’abattre sur le pays. Depuis la semaine dernière, le fleuve Niger a atteint la côte d’alerte, soit 3 m80. Plongeant le quartier N’golonina dans l’eau.

En ce début d’octobre, au total 21 personnes sont mortes et 9.300 ménages sont sans abri dans 183 localités du Mali. Les dégâts matériels sont aussi importants – maisons effondrées, pertes de récolte. Par endroit les périmètres rizicoles de Niono ont beaucoup pâti des fortes pluies. Toutefois dans l’ensemble on s’attend au terme de la présence campagne agricole à des productions record.

Arbre foudroyé

Une vieille et sa fille projetées

La fille avait poussé un cri de détresse quand, à peine retrouvée ses esprits, elle avait vu sa vieille mère allongée au sol. L’orage couvrait ses appels à l’aide. Finalement, elle traînait sa mère par son bras jusqu’à la chambre. Les deux payaient très cher leur mépris soudain du danger. Projetée au sol alors qu’elles tentaient de soustraire une poule et ses poussins de la pluie qui étaient enfermés sous un panier et sous l’unique l’arbre de la cour. Le choc de la chute mêlé à la peur a été terrible pour la mère restée un gros quart d’heure sans pouvoir tenir sur ses pieds. Sur conseil des personnes informées, elle a pris du miel et enduit tout son corps avec. Comme par magie, elle reprenait progressivement ses forces, abandonnait le lit et s’asseyait au sol en s’adossant au mur  du petit salon. Cependant, l’expression de son visage restait grave et elle sentait modérément l’odeur de soufre, tout comme sa fille qui faisait un  terrible effort sur elle-même pour restituer les faits aux curieux venus en grand nombre aussitôt la  mauvaise nouvelle connue.

Le temps change vite. En quelques minutes de gros nuages se sont amoncelé dans le ciel suivis de  fortes pluies. A plusieurs kilomètres à la ronde, on a vu un éclair zébré le ciel, puis des grondements de tonnerre. L’arbre touché laissait apercevoir au moins quatre fissures en longitude, des écorces arrachées et des branches mortes jonchées le sol.

Probablement, la présence de tasses en inox superposées – bon marché et endurantes – pourrait fournir un début d’explication, d’après un premier constat établi par les personnes présentes sur les lieux samedi, au domicile du chef de village de Tiéguena, sur la route de Ségou.

Dialakorobougou-Mountougoula

La circulation a repris

Aux lendemains d’un vent de colère des populations riveraines se plaignant de l’air par moment irrespirable du fait de la pollution par des particules fines. D’aucuns jugent inacceptable la présence d’une carrière d’exploitation de gravier, de caillasse entre autres alors que la route est quasi impraticable en saison de pluie et avec de graves accidents en saison sèche consécutifs à la limitation de la visibilité découlant d’un manteau la poussière qui enveloppe les villages traversés.

La société privée d’exploitation de la carrière appartenant à un blanc, il faut l’avouer, n’a pas vocation à bitumer la voie longue de 5 km. Les regards sont donc tournés vers le gouvernement. Sous le président Amadou Toumani Touré l’idée d’élargir et de bitumer le tronçon avait fait son chemin. La préoccupation en son temps consistait à assurer la jonction avec la route de Bougouni, histoire d’épargner aux gros porteurs notamment de passer par Bamako pour rejoindre la Zone industrielle de Dialakorobougou. Depuis, un silence pesant entoure ce projet que les populations de la commune rurale de Mountougoula appellent de tout leur vœu.

Cette reprise de la circulation ne signifie pas la fin des velléités de blocage, mais plutôt un surpris. Du moins, à suivre les riverains de la route accrochés aux lèvres des nouvelles autorités du pays.

Rassemblées par la Rédaction

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