Bars de fer au sujet de la CAFO : Mme Dembélé Oulematou Sow et consorts suspendues de toutes activités

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Depuis le départ de l’ancienne patronne de la CAFO (Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali), actuelle ministre en charge de promotion de la femme, Traoré  Oumou Touré, rien ne va plus entre les responsables de ladite coordination. Une déclaration avait été faite sur la Télévision nationale indiquant le rejet de l’assemblée générale organisée en 2017 sous l’impulsion de la secrétaire générale de la CAFO, Mme Dembélé Oulematou Sow. Mme Keita Fatoumata Cissoko  qui assure l’intérim est ses compagnes ont organisé une conférence de presse en vue d’informer le public sur la situation qui prévaut.

Les femmes ont informé l’opinion nationale que conformément aux statuts et règlements intérieurs, la  seule habilitée à organiser une assemblée, c’est elle en sa qualité d’intérimaire. « Conformément aux statuts et règlements qui régissent le fonctionnement de leur organisation, elle est la seule éligible à organiser une assemblée générale. Laquelle devrait servir au renouvellement des instances fonctionnelles de la CAFO », a introduit la présidente par intérim, non moins conférencière. Avant la tenue d’une telle assise, le bureau doit procéder d’abord au renouvellement des instances de base. Et pour ce faire, le bureau intérimaire est déjà à la tâche pour parvenir à une assemblée consensuelle, acceptée par toutes les femmes du Mali. Surprise de l’attitude de la secrétaire générale, Mme Keita Fatoumata Cissoko et d’autres refusent de reconnaitre le bureau mis en place et décident de la suspendre de ses fonctions. Selon elle, les raisons de cette suspension sont entre autres : les discrédits portés sur la CAFO, là où il faut faire sa promotion ; la concurrence ouverte contre l’organisation au profit d’une fédération qu’elle gère ; le refus pour elle de se conformer aux décisions de la CAFO ; les agressions verbales etc. Jugeant l’attitude de Mme Dembélé Ouleymatou Sow et certaines de ses complices contraire aux textes de leur organisation, le bureau intérimaire a pris la décision de la suspendre de toute activité en rapport avec la CAFO. « Face à cette situation hautement néfaste à la cohésion du mouvement associatif féminin et à la promotion féminine dans notre pays, le bureau exécutif national de la CAFO a décidé de prendre ses responsabilités, face à l’histoire et face aux femmes maliennes qui lui ont fait confiance, « en vous suspendant de vos fonctions », a déclaré Mme Keita Fatoumata Cissoko. Il faut signaler que cette rencontre avec les hommes de medias a vu la présence de plusieurs femmes promotrices d’ONG aux côtés de la présidente par intérim. Elles soutiennent toutes la sanction infligée contre l’ex secrétaire générale. Certaines d’entre elles sont allées jusqu’à demander  l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités par rapport aux agressions verbales dont a été victime le personnel permanent.

D.KEITA

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