Séance Plénière à l'Assemblée nationale : Le Code des personnes et de la famille finalement voté sans débat
121 voix pour, 0 contre et 0 abstention, voilà le résultat du vote du fameux projet de loi portant sur le Code des Personnes et de
Pourquoi l’examen du projet de loi portant Code des personnes et de la famille continuait de faire l’objet d’hésitations à l’Assemblée Nationale? Qui mettait des pressions sur le gouvernement par rapport à certains articles du texte malgré les concertations entre les différents partenaires ? Pourquoi, y avait t-il autant d’agitations autour du document ? Inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière du jeudi 1er décembre, le texte n’a été examiné et adopté que le vendredi 2 novembre du fait de l’absence du ministre de
C’est après cette participation des différents acteurs et sur la base du travail de
L’article portant sur les droits de la personne, la modification proposée vise à la prise en charge de la religion et de la coutume dans les dispositions qui garantissent le respect de la personne humaine et de sa dignité, pour mieux asseoir la notion des droits de la personne humaine dans le contexte culturel et religieux du pays. Tout comme les droits des personnes, les dispositions relatives au mariage ont retenu l’attention de la seconde lecture qui donnera désormais au mariage religieux tous les effets civils du mariage, à l’instar de celui célébré devant l’officier d’état civil. La consécration légale du mariage religieux a pour conséquence un certain nombre de modifications des dispositions du livre II. En ce sens, le mariage cesse d’être laïc pour rester uniquement un acte public. Le caractère laïc avait pour effet d’exclure le religieux. Les autres amendements proposés au texte sur ce point sont relatifs à l’âge qu’on a ramené à 18 ans pour l’homme et 16 ans pour la femme, avec la possibilité d’une dispense accordée par le chef de circonscription administrative, mais susceptible de recours.
Sur le point relatif à l’article 748 portant sur le mode de dévolution successorale, le premier amendement a consisté, s’agissant des dispositions générales à édicter les règles communes suivant lesquelles la succession doit être dévolue. Désormais, les règles du droit religieux, du droit coutumier et les règles du livre VII consacrées aux successions sont placées sur le même pied d’égalité et les citoyens demeurent libres de faire l’option qui leur convient. A la différence de la précédente rédaction, le recours à la dévolution successorale suivant les règles religieuses ou coutumières n’apparait plus comme exceptionnel ou secondaire.
Parallèlement à l’adoption du projet,
Après l’adoption du texte à l’unanimité des députes présents, les élus de la nation ont salué l’esprit d’ouverture du Haut conseil islamique et surtout l’attachement du peuple malien à l’unité et à la cohésion sociale.
Rappelons que le Code a été renvoyé en seconde lecture par le président de
Nouhoum Dicko
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