Seconde lecture du Code des personnes et de la famille : Le texte ‘’sacrifié’’ sur l’autel des intérêts électoralistes ?
Enfin ! Deux ans après son renvoi en seconde lecture par le président de
Le jeudi 1er décembre, pour la énième fois, l’Assemblée nationale inscrit au cours de sa plénière le projet de loi portant Code des personnes et de la famille. Les travaux commencent à 10 heures. Comme d’habitude, le ministre en charge des Relations avec les Institutions, Abdoulaye Sall, est présent. Ce dernier prend la parole en l’absence de son homologue de
La tension monte dans la salle. La séance est suspendue. A la reprise, le président Dioncounda Traoré tranche en donnant vingt-quatre heures au gouvernement pour se concerter. Rendez-vous est pris pour le lendemain toujours à 10 heures. Effectivement, le 2 décembre, les honorables députés rentrent dans la salle Modibo Kéïta, avec vingt heures de retard. Juste le temps d’autoriser la ratification d’un accord de prêt signé à Tunis entre
Revirement à 120° du gouvernement
Maharafa Traoré qui avait opposé une farouche résistance à l’honorable Me Mountaga Tall sur la légalisation du mariage religieux (en 1994, Me Tall avait initié une proposition de loi visant la légalisation de ce mariage) a dû ranger dans ses armoires ses arguments. Sans pourtant avaler sa langue (il a eu à saluer le compromis obtenu), le ministre de
Pour le président de l’Assemblée nationale qui a conduit les débats d’une main de maître, pour reprendre l’expression de l’honorable Ibrahim Boubacar Kéïta, l’adoption de ce texte consensuel prouve à suffisance la maturité du peuple. Or, sur les amendements proposés, les associations de la société civile écoutées par
Chiaka Doumbia
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