Célébration des 20 ans du MPR : Un engagement constant derrière un leadership éclairé !

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Choguel Kokalla Maïga
Choguel Kokalla Maïga

Le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) a 20 ans. Ce parti, dirigé par Dr Choguel Kokala Maïga a été porté sur les fonts baptismaux le 9 janvier 1995.

Il a connu et franchi plusieurs étapes avec brio. D’abord  l’étape de la lutte pour sa reconnaissance et son droit à l’existence légale, celle de l’opposition et sa tentative d’isolement et  de sa participation aux gouvernements et aux Institutions de la République.

« La première phase de ce parcours mémorable à bien d’égards, a vu mobilisés les militants du MPR non pas pour ressasser les amertumes, mais pour privilégier  l‘unité nationale, l’union pour la construction par la prise en compte de la contribution de tous les fils du pays à l’édification du Mali nouveau » a expliqué Dr Choguel Kokala Maïga. Qui indique que  si la référence à l’héritage de l’UDPM était un choix à assumer et à expliquer, cette étape a été difficile pour les cadres et les militants du MPR. Pourtant pour lui, il ne s’agissait ni de repli sur soi, ni de repli sur le passé.

« Il s’agissait pour nous d’inscrire l’action politique dans le courant de l’histoire, car pour le MPR, le multipartisme signifie une saine émulation entre force regroupant les citoyens d’un même pays et non un reniement pour les militants de l’ancien parti unique », assure Choguel Maïga.

Depuis sa création, le MPR a toujours  donné son point de vue sur les questions d’intérêt national. Mieux, la prise de position de son président, Dr Choguel Kokala Maïga a toujours eu un écho favorable auprès de l’opinion publique.

Selon Dr Maïga, c’est avec beaucoup d’intérêt que le parti a suivi et apprécié les actions entreprises par le président de la République dès son élection. Notamment, les Assises nationales sur le nord, les Etats généraux de la Décentralisation ou des initiatives pour aboutir à la paix à travers la signature d’un accord avec les groupes armés.

En plus de cela, poursuit le président du MPR, son parti, lors des rencontres ou à travers des documents envoyés aux hautes autorités du pays a apporté sa contribution en participant aux débats, ou en présentant par écrit les réflexions du MPR.

Une position intacte et véridique sur les questions brulantes de l’heure

Lors de son intervention, Dr Choguel Kokala Maïga a donné la position de son parti sur les questions brulantes de l’heure. Il s’agit de la crise du nord,  la réconciliation nationale, le binôme « Sécurité et développement », la décentralisation et l’école.

Pour le président du MPR, de 1963 à ce jour, le Mali est confronté à une forme d’irrédentisme qui annihile tout effort de développement dans les régions de Gao, Kidal et Tombouctou.

« On a souvent parlé de rebellions touarègues or il y a lieu de nuancer et parler plutôt de rébellion d’une minorité au sein de la communauté touarègue dont l’épicentre est toujours Kidal », a laissé entendre Choguel Maïga. Qui indique que différentes raisons sont avancées au gré des circonstances pour expliquer des velléités séparatistes. Il s’agit, selon lui, de la mauvaise gouvernance, la marginalisation, l’inexistence de relations entre le nord et le sud du Mali avant la conquête coloniale.

Faux ! rétorque Dr Choguel Maïga qui explique qu’avant la conquête coloniale, arabes, touareg et négro-africains ont vécu ensemble au sein des creusets étatiques que furent les Empires du Ghana, du Mali, du Songhaï et les Royaumes unis qui leur ont succédé. Toute chose qui s’est matérialisée par  la tolérance, l’interpénétration et le métissage entre ces différentes communautés.

Et le président du MPR de  poursuivre qu’en 2012, le Mali a subi les conséquences de la destruction de l’Etat  libyen. Mais bien  avant la crise libyenne, l’armée malienne avait été affaiblie par plusieurs années d’une gestion pour le moins discutable.

« Séparatistes, djihadistes, irrédentistes et narcotrafiquants mirent à profit le chaos ainsi créé et la faiblesse de notre armée pour mettre sous coupe réglée plus de 3/4 du territoire national », a indiqué Choguel Maïga. Et d’ajouter que depuis Kona où ils s’apprêtaient à parachever l’occupation en déferlant sur le sud, l’opération Serval a ruiné leur projet.  Ce qui a permis de libérer  Gao et Tombouctou pendant que Kidal demeure soustrait de l’autorité centrale.

Pourparlers d’Alger,  l’Etat appelé à s’assumer !

Pour lui, des négociations sont engagées à Alger afin de récupérer Kidal et parvenir à une paix définitive qui garantisse les intérêts supérieurs du peuple malien.

Même si la décision finale appartient à l’autorité centrale, Dr Choguel Maiga explique que la position de son parti se fonde sur des accords déjà passés avec les groupes armés. Notamment, l’accord de Ouagadougou du 18 juin 2013, la feuille de route adoptée le 25 juillet 2014. Des documents qui préconisent d’aller vers une paix définitive au terme d’un accord qui respecte les dispositions de la Constitution, des différentes résolutions, déclarations et décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’OCI.

Pour lui, des négociations menées à Alger sont sortis de deux documents que le gouvernement a pris soin de soumettre à l’appréciation des forces vives de la nation. Toute chose qui constitue une première dans la gestion de la crise du nord au Mali.

Pour la gestion de cette crise, le président du MPR estime que l’Etat doit s’assumer. Cela signifie que tout ce qui porte atteinte à l’unité du peuple malien, à l’intégrité territoriale, à l’égalité entre les citoyens du même pays soit exclu.  Mais aussi, que l’armée nationale soit dotée de moyens lui permettant d’assurer la sécurité des populations. C’est pourquoi, il s’est réjoui de la récente adoption  par  l’Assemblée nationale de la loi de programmation militaire.

Le président du MPR  s’est aussi prononcé sur la mondialisation, la décentralisation, la sécurité, le développement et l’école, avec des propositions concrètes à l’appui.

Selon lui, le développement suppose la satisfaction des besoins primaires des populations. Toute chose qui doit passer par la prise en charge des secteurs  de l’agriculture, de l’élevage, de la pèche, de l’Artisanat.

Pour lui, la décentralisation telle en œuvre  actuellement a conduit dans une impasse, car les populations censées être les acteurs majeurs n’en maitrisent pas les contours. Sans compter certains élus locaux qui sont sans formation et mal préparés pour exercer leurs fonctions.

« La réussite de la décentralisation nécessitera que trois exigences soient satisfaites : que les populations fassent preuve de civisme en s’acquittant de leurs impôts, qu’elles sachent ce qui est fait de leurs contributions en impôts et taxes et que les élus soient astreints à l’obligation de présenter leurs bilans », enseigne Dr Choguel Maiga. Avant de donner le point de vue de son parti sur l’école, en touchant du doigt, la plaie qui la gangrène. « Il est admis qu’elle est malade et différents diagnostics ont été posés et des solutions préconisées. Mais ce qui cause l’effondrement  de l’école malienne est que plus d’un demi-siècle après l’indépendance, elle est demeurée un prolongement de l’école coloniale », regrette le tigre en chef. Pour lui, après l’indépendance, il ya eu une réorientation du système à travers la reforme de 1962. Une reforme qui a donné des bons résultats. Mais par la suite, ses évaluations ont été abandonnées pour donner place aux expériences inspirées, sinon imposées de l’extérieur.

D.D

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