Conséquence post-législatives au Mali : Un gouvernement d’union nationale pour diligenter les réformes

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Après les élections législatives et au regard des immenses défis qui se posent au Mali, il devient un impératif absolu pour les acteurs, de quelque bord politique qu’ils soient,  d’accorder leurs violons pour rendre non seulement notre démocratie moderne, mais aussi et surtout, pour sortir le pays de la crise socio-politico-sécuritaire. La démocratie malienne, âgée de vingt-huit ans, semble atteindre son apogée, alors pour éviter son déclin il est une impérieuse nécessité de procéder à son rajeunissement pour l’adapter au contexte nouveau.Les réformes en vue s’inscrivent dans le cadre de la modernisation de notre démocratie et des lois de la République. Le gouvernement de Boubou Cissé a-t-il la capacité de mener à bien ces réformes ? Un gouvernement de large consensus n’est-il pas la solution pour des réformes concertées? IBK  va-t-il s’en priver pour le peu de temps qui lui reste au pouvoir afin de sortir par une porte honorable ?

Rien qu’à en juger par la constitution des listes des députés dans les circonscriptions électorales, laquelle constitution a foulé aux pieds les véritables règles de la démocratie, alors on en déduirait que des réformes sont nécessaires pour que  le Mali soit au diapason des nations dites démocratiques et modernes. Ce sont des électeurs désemparés qui se sont rendus aux urnes pour mettre leurs bulletins, tant certaines alliances, pour ne pas dire toutes, prêtes à confusion. Et pourtant, certains acteurs politiques rétorquent en affirmant à satiété qu’au lieu de s’attaquer au tyran, pourquoi ne pas s’en prendre à la tyrannie ? Car tant que le mode de scrutin pour les législatives reste la majorité à deux tours, les partis se battront pour mettre toutes les chances de gagner de sièges de leurs côtés pour ne pas être ridicule, d’où la nécessité aujourd’hui  d’opérer des réformes ou  changements qualitatifs.

Ces changements ne pourraient s’opérer que dans un gouvernement de large consensus, qui ne serait ni un partage de gâteaux, encore moins un gouvernement de copains et autres affidés du régime, mais celui d’hommes et de femmes choisis Es-qualité, après un minutieux contrôle de leur intégrité physique et morale. Dans ce gouvernement, ne devraient figurer que ceux qui sont estampillés politiques et surtout qui ont des représentants à l’Assemblée Nationale. A ceux-ci pourraient s’ajouter quelques technocrates de la société civile. Ainsi pour plus d’efficacité, Il doit être un gouvernement de mission et le plus restreint possible pour non seulement réduire les charges de l’Etat, mais aussi et surtout, se débarrasser des gens qui ne sont nommés que sur la base de leurs affinités avec certains hauts placés, ne répondant pas forcement aux critères de compétence.

Les grandes missions qui seront confiées à cette équipe sont, entre autres, la révision de la Constitution en y mettant toutes les réformes indispensables pour la bonne marche de notre démocratie et du pays. La mise en œuvre du fameux Accord d’Alger, qu’il soit dit en passant cette mise en œuvre doit concerner toutes les régions du Mali. Et enfin, la relance de l’économie pour une amélioration des conditions de vie et de travail. Cette équipe aura  trois ans et la fin de sa mission doit coïncider à l’organisation de la présidentielle de 2023. Donc,  une occasion de tester les résultats du travail abattu par  l’équipe gouvernementale.

En définitive, la révision de la loi fondamentale qui entrainerait à coup sûr un changement de République ne devra nullement permettre au Président de la République de nourrir une nouvelle ambition, celle de vouloir briguer un troisième mandat. Il doit se retirer comme Alassane Ouattara au terme de son second et dernier quinquennat conformément à la Constitution.

Youssouf Sissoko

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2 COMMENTAIRES

  1. Tant que les ambitions personnelles des hommes politiques ne cadrent pas avec les intérêts supérieurs de la nation, aucune réforme tendant à moderniser notre démocratie ne peut se réaliser.
    DES RÉFORMES QUI CADRENT AVEC LES AMBITIONS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN EXERCICE SONT PROPOSÉES FOULANT AUX PIEDS CELLES QUI RESPECTENT LES INTÉRÊTS SUPÉRIEURS DE LA NATION.
    Le besoin pressant de moderniser notre démocratie après deux quinquennats d’un homme,ATT, qui s’est placé APPAREMMENT au dessus de la mêlée des politiques politiciennes prouve que sa présidence a lamentablement échoué.
    ATT A CRÛ QUE SON SALUT EST DANS LES INVESTISSEMENTS COLOSSAUX SUR LES ROUTES, LES LOGEMENTS SOCIAUX…..QUI N’ONT ÉTÉ POSSIBLES QUE PAR UNE GESTION RATIONNELLE DES DENIERS PUBLICS PAR SON PRÉDÉCESSEUR.
    Il s’est cruellement trompé car notre pays est revenu à la case de départ c’est à dire celle que la population a balayé le 26 MARS 1991.
    ATT ÉTAIT LE SEUL, CAR CRÉANT LE CONSENSUS AUTOUR DE LUI,À POUVOIR MODERNISER NOTRE DÉMOCRATIE,À POURSUIVRE LE PROCESSUS DE DÉCENTRALISATION ENTAMÉ PAR SON PRÉDÉCESSEUR.
    Le renforcement de son aura légendaire batie sur la passation de témoin à un président démocratiquement élu après une dictature militaire sanglante en serait établi.
    On aurait voulu qu’il se saisisse de la réforme constitutionnelle de son prédécesseur qui n’a pas su ou pu créer un consensus,le soumettre a un débat gouvernemental, ensuite permettre aux forces vives de la nation à travers des conférences de proposer des amendements, le proposer au référendum après les législatives qu’il a organisées après son élection.
    En moins d’une année, il aurait modernisé notre démocratie.
    Cette modernisation lui aurait permis d’imiter NELSON MANDELA c’est à dire se limiter à un seul mandat.
    Au lieu de cela, il a favorisé un clan autour de lui qui a crée une association pour défendre les IDÉES d’ATT devenant ipso facto un des membres de ce conglomérat cherchant à s’incruster au pouvoir.
    C’est ainsi qu’on a été étonné de constater qu’ATT est flou sur son intention de briguer un troisième mandat alors que son prédécesseur a toujours été clair sur ce point.
    IBK étant un des membres patentés de ce conglomérat, il ne faut pas rêver qu’il va permettre une révision constitutionnelle tenant compte des intérêts supérieurs de la nation.
    SON REGARD LORGNE DU CÔTÉ DE SON COUSIN DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA FRONTIÈRE EN GUINÉE KONAKRY
    Si ALPHA KONDE réussit à promulguer sa révision constitutionnelle lui permettant de faire encore deux autres mandats, IBK va lui emboîter les pas.
    Il est soumis aux français pour atteindre ce but.
    C’EST NAÏF DE COMPTER SUR IBK POUR UNE MODERNISATION DE NOTRE DÉMOCRATIE.
    S’il doit proposer un gouvernement d’union nationale, c’est pour créer un consensus autour de son projet de constitution à lui.
    Ce consensus sera celui d’ATT c’est à dire inviter les partis politiques à profiter des deniers publics afin que le projet constitutionnel élaboré selon la vision clanique du président puisse passer comme une lettre postale.
    IBK ne dirige pas le Mali pour défendre les intérêts supérieurs de la nation, mais permettre à un clan de profiter des deniers publics.
    Espérer qu’il va proposer un projet de constitution qui va moderniser notre démocratie, c’est oublier les actes posés par lui depuis qu’il est au sommet de l’État depuis 2013.
    Les maliens ont intérêt à prendre en main leur destin c’est à dire se débarrasser d’IBK et ses thuriféraires qui sont prêts à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens.
    Un fossoyeur ne permet jamais l’alternance.
    Jeter un regard dans les pays d’Afrique centrale.
    Un voleur ne donne jamais le pouvoir à celui qui doit l’enfermer.
    On ne collabore pas avec un voleur, on le chasse.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

    • sangare si IBK tente apres deux echecs tres cuissants de tripoter cette Constitution, le peuple Malien va le chasser de Koulouba, tres simple, le Mali n’est pas la Guinee, loin de la. Quand a ATT il a ete un tres mauvais dirigeant comme Boua le ventru IBK son grand-frere de lait, tous deux ont lamentablement echoue et tous deux n’ont pas pu repondre aux besoins de developpement du Mali.

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