Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite : l’OCLEI outille les membres de la Commission Lois du CNT

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Dans le cadre de la lutte contre la Corruption, l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCELI) a organisé le mardi 29 juin au CICB un atelier de renforcement des capacités des membres du Conseil National de la Transition (CNT) en matière de prévention et de lutte contre l’enrichissement illicite. C’était sous l’égide d’Assarid Ag Imbarcaouane, 1er vice-président du CNT.

maliweb.net – Le présent séminaire d’un jour s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, qui  constituent des fléaux qui gangrènent le pays. Il  vise à renforcer les capacités des membres du Conseil National de la Transition (CNT) en matière de prévention et de lutte contre l’enrichissement illicite. L’objectif est d’amener les membres du CNT précisément ceux de la commission Lois, à mieux appréhender la problématique de la corruption au Mali afin de lutter efficacement contre le phénomène.

Plus spécifiquement, il s’agira de maîtriser les concepts clés de la corruption et de l’enrichissement illicite ; connaître les enjeux et les défis liés  contre l’enrichissement illicite ; connaître le cadre juridique et institutionnel de la lutte contre l’enrichissement illicite et enfin présenter les instances internationales de regroupement ou d’actions des institutions nationales de lutte contre la corruption.

Le président de la commission de Loi, le Pr Souleymane Dé, a déclaré que la lutte contre la corruption a toujours été au cœur du combat de  l’Etat de droit et de la bonne gouvernance au Mali.  Toutefois,  il a indiqué que les nombreux textes adoptés par les différents régimes n’ont pas permis d’endiguer la corruption et l’enrichissement illicite. « La corruption reste endémique et l’enrichissement illicite un fléau », a déploré le Pr Souleymane Dé.

Citant un rapport de la Banque Mondiale, il  a indiqué que la corruption au Mali est  systémique  pernicieux en raison du clientélisme politique qui fait que les postes officiels sont partagés à ceux qui produisent les rentes pour leurs patrons ou leurs partis ou pour eux mêmes. « Les carences des systèmes de contrôle permettent aux agents de l’Etat de voler l’argent public ou de monnayer l’influence de l’Etat », a-t-il  assené. Le président de la commission Lois appelle à trouver une solution efficace à ce phénomène.

Pour le président de l’OCLEI, Momouni Guindo,  la corruption est à la base des crises qui sévit dans presque tous les secteurs d’activité au Mali. « Ce fléau limite l’accès des populations aux services sociaux de base tels que l’éducation, la formation, la santé…etc. D’où la nécessité de mobiliser les acteurs de la société que vous êtes pour mener une lutte implacable contre ce phénomène qui n’épargne personne », a dit le président de l’OCLEI.

La responsabilité de l’organe législatif

Le président Guindo est convaincu que les personnes potentiellement corruptibles ne se conduiront honnêtement que si les textes de lois condamnant la corruption sont clairs, sans ambigüité et appliqués correctement. C’est pourquoi, la responsabilité de l’organe législatif est grande eu égard à son rôle dans l’adoption des lois appropriées.

De son côté l’égide Assarid Ag Imbarcaouane, 1er vice-président du CNT, a indiqué que les thèmes proposés sont extrêmement importants. Il a rappelé que de nombreux  textes ont été adoptés dans le but de véritablement lutter contre la corruption. Selon lui beaucoup d’organes de lutte contre la corruption ont été créés pour permettre aux maliens de bénéficier de l’argent de l’Etat. « Mais jusqu’à présent nous n’avons pas vu les résultats escomptés », a-t-il regretté. C’est dans ce cadre qu’il a salué la tenue de cet atelier qui permettra  aux membres du CNT de mener une véritable croisade contre la corruption.

Il faut rappeler que l’OCLEI est un service public chargé de la lutte contre l’enrichissement illicite. Il a été créé pour lutter contre la corruption sous l’angle de l’enrichissement illicite et se distingue des autres structures par le faut qu’il est la seule structure chargée de la prévention de l’enrichissement illicite. A cet effet, il est chargé d’exploiter les déclarations de biens, mène des enquêtes, réunit la preuve de l’existence des biens. Les fonctionnaires concernés ont la latitude de se justifier à toutes les étapes de la procédure.

Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net 

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1 commentaire

  1. Cette institution est devenue la risée du monde aujourd’hui, comment une structure si dotée de moyens et les travailleurs bien payés se comportent comme des moins que rien? Aucun dossier n’évolue quelle honte pour ces hommes et femmes qui ne donnent aucun résultat, après plus de cinq ans d’exercice des tâches. Nous sommes totalement estomaqués, il faut qu’ils dégagent rapidement pour le bonheur du contribuable malien et pour que vive enfin cette lutte contre la corruption, un véritable cancer et une hydre à mille têtes.

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