La chine populaire fête ses 70 ans : La Chine a 70 ans aujourd’hui

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Aujourd’hui, 1er octobre 2019, la Chine célèbre le 70e anniversaire de la République populaire.

 

70 ans, ça nous paraît court. Mais c’est l’histoire d’une République populaire née après 100 ans de colonisation et de guerre d’invasion étrangère. En effet, même avec tant de souffrance, l’histoire de la Chine, et de sa civilisation 5 fois millénaire, n’ont jamais été interrompues.

70 ans, ça nous paraît court. Mais c’est l’histoire de l’indépendance proclamée par Mao Zedong, de la prospérité réalisée par Deng Xiaoping, et de la puissance propulsée par Xi Jinping. En 3 générations seulement, la Chine est passée de zéro à la deuxième économie du monde.

Il y a 70 ans, la Chine n’avait que la pauvreté et le dénuement. Aujourd’hui son PIB a dépassé 90 billions de yuans, soit approximativement 8200 billions de F CFA. Il y a 40 ans même, on comptait 770 millions de population rurale pauvres. Aujourd’hui ils sont 10 millions. L’objectif pour l’an prochain est que personne ne vivra sous le seuil de la pauvreté. Un adage chinois dit ceci : “il faut construire la route avant d’atteindre la richesse“. Aujourd’hui 2/3 du kilométrage mondial du chemin de fer à grande vitesse se trouve en Chine, soit 30 milles kilomètres, 45 fois ce qu’il y’avait il y a 10 ans. Quant à l’autoroute, longue de 150 milles kilomètres, champion du monde également. Sans parler du chemin de fer et de la route à vitesse moyenne…Selon le Président de la République Xi Jinping, la recherche d’une vie meilleure du peuple, c’est l’objectif de nos efforts”. Chacun sent en Chine que cette vie meilleure avance, à pas sûr et rapide.

Pourquoi cette réussite fulgurante ? A mon sens, la première explication se trouve dans la confiance en soi des Chinois. La Chine sait d’où elle vient et où elle va. Pour un vaisseau géant comme la Chine, il faut obligatoirement avoir un commandant clairvoyant, lucide, fort et déterminé. Ce capitaine, c’est bien le Parti communiste chinois qui maintient son cap avec une stratégie à long terme, (longue de 30 voire de 50 ans), et ne s’est jamais perdu dans de multiples courants et malgré des leçons données de toutes parts et à tout temps. Par ailleurs tous les marins du vaisseau travaillent d’arrache-pied et avec discipline dans l’exécution des ordres du capitaine. Alors que si d’autres bateaux déroutent ou même coulent, c’est parce qu’il n’y a pas de feuille de route, pas de capitaine éveillé, et pas de marins travailleurs… Je suis fier de mon pays qui est tellement confiant en sa voie, sa pensée, son système et sa culture !

La deuxième explication se trouve dans la logique des Chinois qui ne restent ni figés, ni enfermés. Ça fait 40 ans que la Chine ne cesse d’approfondir la politique de réforme et d’ouverture. La réforme nous a servi à augmenter la productivité économique et à renforcer la cohésion sociale. Certes elle touche parfois aux acquis sociaux, mais la population est prête à faire des sacrifices pour avoir un bonheur à plus long terme. Quant à l’ouverture, elle nous a appris à nager dans la natation, autrement dit dans l’océan de la mondialisation, au lieu de rester immobiles sur une île bien isolée. Premier importateur, premier producteur, premier pays d’accueil des investissements, premier pays fournisseur de touristes… Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Grâce à son ouverture, la Chine contribue à la croissance économique mondiale à raison de 30 % pendant plus de 30 ans. La Chine a ainsi créé un modèle de développement gagant-gagant avec le monde entier. Non seulement la Chine est l’usine du monde”, elle est aussi le marché du monde”.

Dans ce monde de turbulence très agitée, combien on est jaloux de la paix et de la stabilité dont jouit le peuple chinois. Sans la paix et la stabilité à long terme, il n’y a pas de développement. On en voit trop à nos côtés, hélas ! Souvent des slogans paraissent bien jolis, mais seul donner une vie meilleure à la population porte un sens réel ! Surtout quand il s’agit d’1,4 milliard d’âmes, qui prendra la responsabilité à la place du gouvernement chinois ? Selon un proverbe mondialement connu, seul le porteur des chaussures sait si la pointure lui va”. Alors qui sait mieux que les Chinois si ça va ou pas en Chine ? C’est à mon avis la troisième explication de la réussite chinoise. C’est ainsi que le gouvernement et le peuple chinois défendent fermement cette valeur de paix et de stabilité contre toutes tentatives intérieure et extérieure qui cherchent à déstabiliser le système et le pays, dans quelque endroit que ce soit, à Xinjiang, au Tibet, en mer méridionale de Chine et à Hongkong. Quand il faut défendre les intérêts fondamentaux du pays, les Chinois comme les Maliens, nous sommes à la même hauteur et au même front.

Sur le plan international, la montée en puissance pacifique de la Chine n’a rien à voir avec l’histoire obscure des puissances coloniales. Un pays comme la Chine, victime d’invasion et de colonisation dans le passé, a dans son gène la philosophie de Confucius qui disait : ce que je ne veux pas moi-même, je ne l’impose pas à l’autrui”, il défend naturellement partout dans le monde les principes de la paix, de l’égalité, du respect, de la souveraineté et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres. Nos amis africains en général et nos amis maliens en particulier savent mieux que quiconque que la Chine se met toujours aux côtés des pays en voie de développement pour les soutenir et accompagner dans le respect, la dignité et la fraternité. De plus, aujourd’hui face à la tendance dangereuse de l’égoïsme, du protectionnisme et de l’unilatéralisme, la Chine défend à tout prix les valeurs de solidarité, de libre échange et de multilatéralisme, et plus largement tous les principes de l’Organisation des Nations unies.

Toujours selon Confucius, il faut être fidèle à son engagement et résolu dans

ses actes”. Suite au sommet de Beijing sur la coopération Chine-Afrique l’an dernier, une série de mesures sont en cours d’exécution rapide dans plusieurs domaines (infrastructure, commerce, investissement, éducation, santé, sécurité et autres). Tout récemment avec l’adhésion du Mali à l’initiative des Nouvelles Routes de la Soie”, des perspectives encore plus prometteuses de coopération s’ouvrent devant nous. Dans l’esprit du Président Xi Jinping, les nouvelles routes de la soie offrent en effet une nouvelle plateforme de coopération gagnant-gagnant qui nous amène à une communauté de destin de l’Humanité. À mon avis, cette communauté de destin, c’est d’abord entre la Chine et l’Afrique. (Ici quelques exemples de la nouvelle coopération sino-malienne: Le projet Mali numérique”. Le Centre pilote agricole à Baguinéda. Deux villages énergie solaire”. La phase II de la Cité universitaire de Kabala. Un nouveau don de 20 milliards de F CFA pour des projets d’infrastructure. Un nouveau don de matériels scolaire d’une valeur de 900 millions de F CFA. L’augmentation des contingents chinois dans la Minusma. Contribution à la force conjointe du G5 Sahel…).

Personnellement je compte beaucoup sur la coopération industrielle dans l’objectif de création d’emplois, d’augmentation des valeurs ajoutées et de transformation des matières premières. Récemment j’ai fait plusieurs voyages à Ségou et à Sikasso, avec le soutien énergique du Président de la République et du Premier Ministre, pour évaluer sur place les perspectives de la coopération dans les domaines de l’industrie manufacturière et de l’industrie agroalimentaire. À Ségou nous avons des projets historiques comme le Sukala, le N’Sukala et la Comatex. Mais beaucoup reste à faire pour allonger encore plus la chaîne industrielle. À Sikasso, l’usine historique du Thé Farako” devra se redresser, et surtout la future zone économique spéciale deviendra, j’en suis sûr, un nouveau pôle de croissance à la fois de l’économie malienne et de la coopération sino-malienne.

Lors de la réception du 26 septembre à l’ambassade, les hymnes nationaux ont été chantés par la mission médicale chinoise. Ça devient une belle tradition, appréciée par tout le monde. Les médecins chinois servent les Maliens depuis 51 ans sans interruption. C’est l’exemple le plus éloquent de la fidélité et de la continuité de l’amitié sino-malienne. L’an prochain nous allons célébrer le 60ème anniversaire de nos relations diplomatiques établies par les hommes visionnaires, Mao Zedong et Modibo Keïta. Cette politique visionnaire, nous en avons besoin pour les prochains 60 ans, à savoir un partenariat fraternel, basé sur la confiance et le soutien mutuel, solide comme la montagne Siby, long comme le fleuve Niger, et inébranlable malgré toutes tempêtes de sables.

 

  1. Zhu Liying

Ambassadeur de Chine au Mali

 

 

 

(anniversaire, chine)

70E ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE

 

Réjouissance dans un partenariat fraternel au Mali

 

Dans le cadre de la commémoration de son 70e anniversaire, aujourd’hui 1er octobre, l’ambassade de Chine au Mali a partagé avec les autorités du Mali et d’autres invités, les 70 ans d’histoire d’une République populaire née après 100 ans de colonisation et de guerre d’invasion étrangère et d’indépendance proclamée par Mao Zedong, de la prospérité réalisée par Deng Xiaoping et de la puissance propulsée par Xi Jinping. C’était le jeudi dernier à l’ambassade de Chine au Mali.

 

La délégation malienne à la cérémonie était conduite par le ministre de l’Intégration africaine, Me Baber Gano. On notait également la présence du président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, l’ancien président du Mali, Pr. Dioncounda Traoré et des membres du gouvernement.

La célébration a été l’occasion pour les participants de magnifier les relations diplomatiques établies par les visionnaires des deux pays (Mao Zedong et Modibo Keita), basées sur le soutien mutuel. Ces relations ne cessent de se consolider avec l’adhésion du Mali à l’initiative des “nouvelles routes de la soie”. De nouvelles perspectives se sont ouvertes dans la coopération sino-malienne dont le projet Mali numérique”, le Centre pilote agricole à Baguinéda, deux villages énergie solaire”, la phase II de la Cité universitaire de Kabala et un nouveau don de 20 milliards à la force conjointe du G5 Sahel.

En 3 générations, la Chine est passée de zéro à la deuxième économie du monde. Cette réussite fulgurante s’explique par la confiance des Chinois en eux-mêmes, leur adaptation à l’innovation, la paix et la stabilité dont jouit le peuple chinois.

Depuis 40 ans, la Chine ne cesse d’approfondir la politique de réforme et d’ouverture. Cette réforme a servi à augmenter sa productivité économique et à renforcer sa cohésion sociale. Ce qui fait que le pays est le premier importateur, premier producteur, premier pays d’accueil des investissements et premier pays fournisseur de touristes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Grace à son ouverture, le pays contribue à la croissance économique mondiale à raison de 30 % pendant plus de 30 ans.

Selon SEM Zhu Liying, ambassadeur de la Chine au Mali, le Parti communiste chinois maintient son cap dans une stratégie à long terme et ne s’est jamais perdu dans de multiples courants. “Je suis fier de mon pays qui est tellement confiant en sa voie, sa pensée, son système et sa culture”, -a-t-il déclaré.

Convaincue que sans la paix et la stabilité à long terme, il n’y a pas de développement, la Chine défend partout à travers le monde les principes de la paix, de l’égalité, du respect, de la souveraineté et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays. Aujourd’hui, face à la tendance dangereuse de l’égoïsme, du protectionnisme et de l’unilatéralisme, elle défend à tout prix les valeurs de solidarité, de libre échange et de multilatéralisme et tous les principes de l’Organisation des Nations unies.

L’ambassadeur annonce : “l’an prochain, nous allons célébrer le 60e anniversaire de nos relations diplomatiques établies par les visionnaires. Nous en avons besoin pour les prochaines 60 ans, à savoir un partenariat fraternel basé sur la confiance et le soutien mutuel, solide comme la montagne Siby, long comme le fleuve Niger et inébranlable malgré toutes tempêtes de sables”.

Il a profité de cette occasion pour féliciter l’élection à Beijing de Hamane Niang à la présidence de Fiba-Monde. Il a également félicité les associations maliennes de Kungfu et de Shoubo qui à l’en croire, commencent à monter en puissance. Et aussi l’apprentissage de la langue chinoise des jeunes maliens qui ont obtenu cette année des résultats brillants dans le cadre de l’Institut Confucius à l’Université des sciences humaines et de la classe Confucius au Lycée Askia Mohamed.

Pour sa part, le ministre de l’Intégration africaine, Me Baber Gano a salué la République populaire de la Chine pour tous les efforts qu’elle ne cesse de déployer dans tous les secteurs.

Ibrahima Ndiaye

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1 commentaire

  1. Il y a soixante-dix ans, le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait, de la porte de Tien An Men, la naissance de la République populaire chinoise. L’anniversaire va être célébré aujourd’hui avec une parade militaire, devant la porte historique à Pékin. De l’Europe au Japon et aux États-Unis, les grands média la présentent comme une ostentation de forces d’une puissance menaçante. Pratiquement personne ne rappelle les dramatiques épisodes historiques qui menèrent à la naissance de la Nouvelle Chine.

    Ainsi disparaît la Chine réduite à l’état colonial et semi-colonial, soumise, exploitée et démembrée, depuis la moitié du 19ème, par les puissances européennes (Grande-Bretagne, Allemagne, France, Belgique, Autriche et Italie), par la Russie tsariste, par le Japon et par les États-Unis. Ainsi efface-t-on le sanglant coup d’état effectué en 1927 par Chiang Kai-shek -soutenu par les Anglo-Étasuniens- qui extermine une grande partie du Parti communiste (né en 1921) et massacre des centaines de milliers d’ouvriers et paysans. On ne dit mot de la Longue Marche de l’Armée Rouge qui, commencée en 1934 comme une retraite désastreuse, va être transformée par Mao Zedong en un des plus grands exploits politico-militaires de l’histoire. On oublie la guerre d’agression contre la Chine déclenchée par le Japon en 1937 : les troupes nippones occupent Pékin, Shanghai et Nankin, massacrant dans cette dernière plus de 300 mille civils, tandis que plus de dix villes sont attaquées avec des armes biologiques. On ignore l’histoire du Front uni anti-japonais, que le Parti communiste constitue avec le Kuomintang : les troupes du Kuomintang, armées par les États-Unis, d’un côté combattent les envahisseurs japonais, de l’autre soumettent à embargo les zones libérées par l’Armée rouge et font en sorte que se concentrent contre elles l’offensive japonaise ; le Parti communiste, qui est passé de 40 mille à 1,2 millions de membres, guide de 1937 à 1945 les forces populaires dans une guerre qui use de plus en plus l’armée nippone. On ne reconnaît pas le fait que, avec sa Résistance qui a coûté plus de 35 millions de morts, la Chine contribue de façon déterminante à la défaite du Japon lequel, battu dans le Pacifique par les USA et en Mandchourie par l’URSS, se rend en 1945 après le bombardement atomique d’Hiroshima et Nagasaki. On cache ce qu’il advient immédiatement après la défaite du Japon : selon un plan décidé à Washington, Chiang Kai-skek tente de répéter ce qu’il avait fait en 1927, mais ses forces, armées et soutenues par les USA, trouvent face à eux l’Armée populaire de libération d’environ un million d’hommes et une milice de 2,5 millions, forts d’un vaste appui populaire. Environ 8 millions de soldats du Kuomintang sont tués ou capturés et Chiang Kai-shek s’enfuit à Taïwan sous protection étasunienne.

    Voilà, en une extrême synthèse, le parcours qui mène à la naissance de la République populaire chinoise il y a 70 ans. Une histoire rarement ou pas du tout traitée dans nos manuels scolaires, marqués par une vision eurocentrique restreinte du monde, de plus en plus anachronique. Une histoire sciemment effacée par politiciens et faiseurs d’opinions parce qu’elle met à jour les crimes de l’impérialisme, mettant sur le banc des accusés les puissances européennes, le Japon et les États-Unis : les “grandes démocraties” de l’Occident qui s’auto-proclament juges suprêmes avec le droit d’établir, sur la base de leurs canons, quels pays sont démocratiques et lesquels ne le sont pas.

    Mais nous ne sommes plus à l’époque des “concessions” (zones urbaines sous administration étrangère) que ces puissances avaient imposées à la Chine, quand au parc Huangpu à Shanghai il était “interdit d’entrer aux chiens et aux Chinois”.

    Manlio Dinucci

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