CHUT : Les brèves de Info-Matin
- Personnel non magistrat de la justice: Le patron syndical en taule ?<br> - Affaire BHM-RAPECO: Où est passé le cerveau du crime ?
La Banque de l’Habitat du Mali (BHM) n’était pas à une première tentative de déstabilisation avec ce dossier mort-né lié à la signature de convention de financement avec la filière italienne. Des années avant l’éclatement de cette affaire, qui défraie aujourd’hui la chronique, une action similaire de déstabilisation de la banque, cette fois-ci menée à l’interne, était en cours. Avec le même acteur désigné que celui qui a opéré le rapprochement entre la BHM et la RAPECO italienne, lequel, tapis dans l’ombre et usant du jeu d’influence, arrive toujours à s’en sortir d’affaire. L’homme ? Un certain B. DIALLO alias J., qui s’était illustré autrefois dans le tripatouillage des états financiers de la même institution bancaire et financière. A cette époque, il y a encore quelques années, en sa qualité de chef de mission du cabinet de commissaire aux comptes « MAECO », lemême homme, pour des intérêts inavoués, n’aurait pas hésité à manipuler le rapport de fin d’année 2003 de la BHM. Son objectif ? Jeter le discrédit sur les états financiers. Les manœuvres de l’homme de l’ombre seront découvertes d’autant que ses chiffres présentés seront contestés par la banque. Un audit international établira la vérité en mettant au grand jour les manœuvres de l’intéressé. La révocation des commissaires était à l’ordre du jour quand l’ex-patron de la boîte a été relevé de ses fonctions en 2004. Ayant ainsi fragilisé la banque, il a continué, usant de ses rapports avec le nouveau patron promu, à perpétrer ses coups. C’est ainsi qu’il jouera le rôle d’interface, dans le cadre de la mobilisation des ressources financières, pour le montage calamiteux du dossier de financement entre la banque malienne et la RAPECO italienne. L’intéressé va-t-il un jour répondre de ses turpitudes face à la justice ? L’Etat va-t-il se décider à faire la lumière sur ce crash bancaire ?