CHUT : Les brèves de Info-Matin

- Personnel non magistrat de la justice: Le patron syndical en taule ?<br> - Affaire BHM-RAPECO: Où est passé le cerveau du crime ?

10 Août 2006 - 22:41
10 Août 2006 - 22:41
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Personnel non magistrat de la justice : Le patron syndical en taule ?

Du rififi au sein de la corporation syndicale du personnel non magistrat de la justice avec l’interpellation et l’incarcération, il y a quelques jours, de son secrétaire général. L’homme, un porteur d’uniforme, qui est en service au niveau de l’administration pénitentiaire, aurait été pris la main dans le sac dans une sale affaire de corruption où, semble-t-il, il n’avait pas hésité de mouiller une magistrate de siège. Cette dernière, selon des sources proches du dossier, une fois alertée par les bruits de coulisses, aurait tenté de tout mettre en œuvre pour apporter la lumière sur ce qu’elle considérait d’abord comme une œuvre de salubrité publique. En fait, tout serait parti, selon certaines indiscrétions, d’une banale affaire de relaxe d’un détenu de la prison centrale dont les parents auraient été sollicités par le responsable syndical en question, de surcroît autorité administrative de la maison d’arrêt, de mettre une cagnotte dans le jeu. Histoire d’obtenir la libération de l’infortuné. Mais seulement voilà : selon des éléments du dossier, cette manœuvre, montée de toutes pièces, aurait été menée au nom de la magistrate qui, en réalité, était loin d’imaginer pareil scénario sur son compte. Ce qui devait arriver, arriva : la magistrate, écœurée par cette obscure affaire, a voulu se blanchir coûte que coûte. Le procureur est donc saisi. La suite est désormais connue de tous : celui qui est chargé de veiller à la sécurité des détenus est lui-même pensionnaire de la maison d’arrêt. Difficile cohabitation pour lui !
 
Affaire BHM-RAPECO : Où est passé le cerveau du crime ?

La Banque de l’Habitat du Mali (BHM) n’était pas à une première tentative de déstabilisation avec ce dossier mort-né lié à la signature de convention de financement avec la filière italienne. Des années avant l’éclatement de cette affaire, qui défraie aujourd’hui la chronique, une action similaire de déstabilisation de la banque, cette fois-ci menée à l’interne, était en cours. Avec le même acteur désigné que celui qui a opéré le rapprochement entre la BHM et la RAPECO italienne, lequel, tapis dans l’ombre et usant du jeu d’influence, arrive toujours à s’en sortir d’affaire. L’homme ? Un certain B. DIALLO alias J., qui s’était illustré autrefois dans le tripatouillage des états financiers de la même institution bancaire et financière. A cette époque, il y a encore quelques années, en sa qualité de chef de mission du cabinet de commissaire aux comptes « MAECO », lemême homme, pour des intérêts inavoués, n’aurait pas hésité à manipuler le rapport de fin d’année 2003 de la BHM. Son objectif ? Jeter le discrédit sur les états financiers. Les manœuvres de l’homme de l’ombre seront découvertes d’autant que ses chiffres présentés seront contestés par la banque. Un audit international établira la vérité en mettant au grand jour les manœuvres de l’intéressé. La révocation des commissaires était à l’ordre du jour quand l’ex-patron de la boîte a été relevé de ses fonctions en 2004. Ayant ainsi fragilisé la banque, il a continué, usant de ses rapports avec le nouveau patron promu, à perpétrer ses coups. C’est ainsi qu’il jouera le rôle d’interface, dans le cadre de la mobilisation des ressources financières, pour le montage calamiteux du dossier de financement entre la banque malienne et la RAPECO italienne. L’intéressé va-t-il un jour répondre de ses turpitudes face à la justice ? L’Etat va-t-il se décider à faire la lumière sur ce crash bancaire ?