L’Attaque du domicile de l’ex président Alpha Oumar Konaré : Les révélations du ministre Sada Samaké

13 Juin 2014 - 00:05
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_156169" align="alignleft" width="310"]La nouvelle a estomaqué plus d’un, au sein de l’opinion nationale et internationale. Peu avant l’aube, samedi, des bandits non identifiés ont attaqué à l’arme de guerre le domicile de l’ancien président Alpha Oumar Konaré, situé à Titibougou, à la sortie Est de Bamako, Route de Koulikoro. Bilan : un mort du côté des assaillants. Pourquoi maintenant ? Qui sont les assaillants ? A qui en voulaient-ils ? A qui profite cet attentat contre un président qui a réellement tiré sa révérence politique nationale ? Aujourd’hui, le Mali n’a point et guère besoin de crimes qui en rajouteraient à une situation sociopolitique et économique bien roussie, voire chaotique. Dans un pays où le chef de l’Etat (ancien ou nouveau) n’est pas en sécurité, les populations s’en remettent au Tout puissant. Les populations maliennes, qui vivaient dans la trouille dès que le soleil se couche (souvent même en plein jour) sont dorénavant convaincues qu’elles sont sous ce schéma, du moins depuis samedi 5 avril dernier avec l’attaque, à l’appel du muezzin, du domicile du président Alpha Oumar Konaré. Que s’est-il passé ? Selon les témoignages recueillis sur place, des bandits armés, habillés en civil, ont tenté à deux reprises, au cours de la nuit du 4 au 5 avril, d’attenter à la vie des membres de la famille Konaré. Le mode opératoire des assaillants était bien pensé ; ce qui ne laisse aucun doute sur le caractère prémédité de l’acte. Les bandits, une dizaine environ, ont d’abord plongé la maison dans le noir en coupant l’électricité. Ils ont ensuite tenté d’escalader le mur d’enceinte sur deux fronts (côté Nord, route de Koulikoro et côté fleuve). Des coups de feu retentissent. Les bandits replient, et reviennent quelques instants après pour attaquer. S’ensuivent des échanges de tirs avec les forces chargées de la garde de la résidence présidentielle. Le président Konaré est absent (il séjourne en Egypte où il est médiateur de la crise interne dans ce pays), mais son épouse Adame Ba Konaré est à l’intérieur, au fond des chambres, avec son fils, Iba, ainsi que ses belles filles et ses petits-enfants. Au dehors, la garde de sécurité prend le dessus et repousse les assaillants. Un bandit est touché ; il s’écroule, se vide de son sang et perd la vie. Fin de la partie ; mais pas du film. Car, sur l’assaillant abattu, les gendarmes trouveront plus tard, parmi tant d’autres éléments d’indices utiles, un téléphone portable. Si l’on sait la magie de cet outil révolutionnaire, on ne douterait point que l’enquête aboutirait prestement à l’identification et à l’arrestation des criminels, mais à condition qu’elle soit menée rondement et avec la volonté franche de parvenir à un résultat. Diligenter l’enquête Après ce coup folie manqué, moult questions brûlent les lèvres des Maliens; mais surtout une grosse interrogation : A qui profite l’attaque du domicile de l’ancien président Alpha Oumar Konaré ? La question mérite d’autant plus d’être posée que cet attentat intervient à un moment où tous les phares de l’actualité nationale sont braqués sur des sujets aussi brûlants que l’affaire Tomi Michel, l’affaire des soldats disparus, la situation de Kidal, la crise financière, Ma famille d’Abord, le blocage au sommet de l’Etat, le bras de fer entre le ministre Bathily et les juges. La République, déjà éclaboussée par ces dossiers très chauds, n’a pas besoin d’autres foyers de tension. Surtout pas un attentat contre le président Alpha Oumar Konaré qui, depuis son retrait du pouvoir en 2002, ne s’est jamais prononcé sur un sujet au plan national. Il s’est complètement effacé de la scène politique nationale et ne ferait pas du mal à une mouche. Autant il n’a pas été publiquement sollicité, autant le président Konaré est resté muet comme une carpe par rapport à tous les débats d’intérêt national. C’est un grand intellectuel qui agit comme le ferait tout ancien dirigeant RESPONSABLE. Alors, comment peut-on en vouloir ou vouloir du mal à une telle personne ? Allez savoir. Dans tous les cas, il convient d’ores et déjà de renforcer le dispositif de sécurité autour et à l’intérieur de la résidence Konaré. Mais surtout de diligenter l’enquête. Sékou Tamboura FORUM DES ADMINISTRATIONS FISCALES OUEST AFRICAINES Secteur des télécommunications : Préoccupation commune La problématique de la fiscalité du secteur des télécommunications est une préoccupation qui exige des Etats à entreprendre des stratégies adéquates pour le renforcement de la mobilisation durable des recettes. Tel est le souci des Administrations fiscales ouest africaines qui se sont réunies du 2 au 4 avril derniers au Centre international de conférences de Bamako autour du thème « La fiscalité du secteur des télécommunications ». Le 8è Forum des Administrations fiscales ouest africaines (Fafoa) a examiné plusieurs dossiers relatifs à la vie de l’institution : l’adoption du règlement intérieur ; l’état de paiement des frais de souscription des pays membres de l’organisation ; les stratégies appropriées à la mise en place effective du secrétariat exécutif de l’organisation pour la facilitation, la coordination et la régulation des activités ; le bon fonctionnement de la structure. Mais, le point d’orgue des travaux de cette réunion que le Mali abrite pour la première fois fut incontestablement son thème central « La fiscalité du secteur des télécommunications ». Les travaux ont permis à ce titre d’échanger sur des aspects aussi importants que les systèmes d’informations utilisés par les opérateurs de téléphonie ; le contrôle des opérateurs de téléphonie au regard de la diversité des produits commercialisés et la complexité des techniques à utiliser pour bien appréhender les transactions et les revenus réalisés ; et les compensations de l’interconnexion des réseaux de télécommunication. Au cours de la cérémonie d’ouverture du forum (le 3 avril), présidée par la secrétaire générale du ministère de l’Economie et des Finances, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, le directeur général des impôts du Mali, Sidima Dienta, a trouvé les mots justes pour qualifier l’impérieuse nécessité de débattre du sujet. « Le thème sur la fiscalité du secteur des télécommunications est une préoccupation commune à nos administrations fiscales ; il permettra de renforcer les capacités du personnel afin de prendre en charge tous les aspects spécifiques du prélèvement fiscal dans le secteur de la téléphonie », affirme le patron de l’Administration fiscale malienne. Qui a vu en ce forum de Bamako comme un outil permettant une meilleure garantie d’une prise en compte des problèmes spécifiques des administrations fiscales des pays membres de la CEDEAO, surtout dans un contexte économique, social et politique marqué par la mondialisation et la globalisation. A propos de la fiscalité du secteur des télécommunications, Mme Sidibé Zamilatou Cissé a rappelé que la problématique de la fiscalité du secteur des télécommunications est une préoccupation qui exige de nos Etats à entreprendre des stratégies adéquates pour le renforcement de la mobilisation durable des recettes de l’Etat. En effet, poursuit la secrétaire générale du ministère de l’Economie et des Finances, les opérateurs de téléphonie génèrent des revenus importants dont le trésor public doit profiter par le biais de la fiscalité. Mais, selon elle, nos administrations fiscales sont toutefois confrontées à de réelles difficultés pour cerner l’ensemble des transactions et des revenus desdits opérateurs. Face à cette situation, elle préconise l’acquisition de compétences informatiques très spécialisées et le développement de logiciels appropriés, qui pourraient contribuer à mobiliser et à sécuriser les recettes du trésor public. « Aussi, face au manque de visibilité des revenus réels du secteur, nos administrations fiscales ne pourraient-elles pas s’appuyer sur les mêmes technologies de contrôle du trafic actuellement à la disposition des autorités de régulation ? », s’interroge-t-elle. Avant de rappeler que certains pays ont déjà expérimenté ce procédé avec succès. A l’ouverture des travaux, le président du Fafoa, Pascal Abinan, a rappelé que depuis la dernière assemblée générale tenue à Ouaga, au Burkina Faso, le forum a réalisé des avancées notables en ce qui concerne l’adoption du projet d’organigramme et du profil du personnel du secrétariat exécutif et l’adoption final des textes fondamentaux du règlement intérieur qui doivent régir l’institution. Ce qui constitue un motif de satisfaction. « Les uns et les autres peuvent se réjouir du bilan des actes déjà posés », jubile Pascal Abinan. Qui tempère aussitôt ses ardeurs, car, précise-t-il, « en dépit des progrès réalisés, des défis énormes restent à relever ». Surtout que « la responsabilité des administrations fiscales est très grande dans le noble combat pour la construction et l’amélioration d’un cadre communautaire dédié aux services fiscaux », conclut-il. Quant au président de l’Union des ordres fiscaux de l’Afrique de l’Ouest, Mike Kofi Afflu, il a insisté, dans son message, sur la maîtrise de nos assiettes fiscales pour le développement harmonieux de nos pays. Pour lui, ce n’est pas en augmentant les taxes que nos Etats amélioreront les recettes fiscales, mais plutôt en consentant des allègements pour faciliter le recouvrement et la collecte des taxes. Ce qui permettra d’atteindre les différents objectifs de recettes. La Fafoa, qui regroupe une quinzaine de pays, est une plate forme qui sert à promouvoir et à faciliter la coopération mutuelle entre les administrations fiscales des pays membres de la Cedeao, en vue d’améliorer l’efficacité de leurs législations. Etaient présents à Bamako, les participants venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigeria et du Sénégal. Sékou Tamboura Alpha Oumar Konaré[/caption] Dans la nuit du 4 au 5 avril 2014, la résidence de l’ancien président malien (de 1992 à 2002) et ex-président de la Commission de l'Union africaine (2003 à 2008), Alpha Oumar Konaré, sise à Titibougou, a fait l’objet d’une attaque par une dizaine d'hommes armés. En son temps, il y a eu beaucoup de spéculations sur cette histoire. Mais le ministre de l’intérieur et de la sécurité, général Sada Samaké a une autre version de ce qui s’est passé ce soir-là.   Lors de l’interpellation du gouvernement par l’Assemblée nationale, le jeudi 12 juin 2014, le ministre a expliqué que le forfait a été commis par une bande de voleurs de câbles électriques qui opérait dans les alentours du domicile de l’ex-président. Selon le ministre Samaké, les voleurs ne savaient même pas que c’était le domicile de l’ancien Président Alpha O. Konaré. A l’en croire, ces bandits ont coupé les fils d’électricité plongeant du coup une partie du domicile de l’ex-président dans l’obscurité. « Juste après les faits, je me suis rendu personnellement au domicile de l’ancien président Alpha O. Konaré avec les gendarmes enquêteurs », a dit le ministre Sada Samaké. Selon lui, les fauteurs ont été déjà mis à la disposition de la justice. « On va engager une lutte sans merci contre ces bandits », a-t-il conclu.   Aguibou Sogodogo    

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Commentaires (24)

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taisky 12 ans
Si un voleur se fait attaquer par d'autres voleurs il n'y a rien de mal à cela. Le domaine attaqué les bandits n'est que un vol du président alpha et ses complices du Mali par la façon la plus intelligente mais malhonnête, et tout cela par le biais d'un soit disant statut de l'ancien président. Entre nous nos présidents africais ne volent pas suffisamment leur peuple pour pouvoir se construire une maison à la fin de leur mandat? Je rappelle que dans les pays les plus puissants les anciens presidents n'ont autant d'avantages que nos voleurs de présidents. Eux ils sont là pour leur peuple, ceux de l'Afrique sont là pour gueule.
Bougobalini
Bougobalini 12 ans
Quel est cet avantage dont jouirait d'apres vous le president Alpha que meme les anciens presidents des pays puissants n'ont pas? 8-O 8-O 8-O
taisky 12 ans
Je veux dire en France.
taisky 12 ans
Avoir tout un domaine contruit aux frais des contribuables. En lancien président peut avoir (et non doit avoir) droit à un appartement et non une maison encore moins un domaine, un véhicule, un chauffeur, un aide de camp... et en France on commence à mettre en cause ces avantages qui coutent cher pour les contribuables. Informe toi mon cher. En plus un président africain est généralement un voleur caché alors dans les pays développés les leurs se battent pour leur garantir l'éducation, la santé, l'emploi... qu'est ce les nôtres font si ce n'est volé le pays?
Tidiani Diaby
Tidiani Diaby 12 ans
il sont deja bafouer notre digniter
FAKOLY
FAKOLY 12 ans
AOK mérite plus que çà. C'est le peuple qui soulever pour saccager tout chez AOK ( famille et biens ).La crise que le pays traverse aujourd'hui est à sont actif. Alpha est responsable à part entière de cette crise. Qui sème le vent récolte la tempête.
Alma
Alma 12 ans
Fakoli s est chez ton père qu on va démolir ,t as pas honte d une telle animosité envers le premier président élu du Mali
Moussa Sidibé
Moussa Sidibé 12 ans
Les journalistes doivent se mettre à la recherche des informations au lieu de privilégier les commentaires personnels.
claiha
claiha 12 ans
Evitez de nous montrer la tête de ce traite par lui qu’est venu tous les problèmes que nous vivons aujourd’hui. 1) Avant la venu de AOK, la rentrée scolaire était du 1 er octobre et la fin le 30 juin, il est venu sacrifier notre system éducatif par des grève interminable, la création d’école privé, rien que pour l’éducation le peuple malien ne doit jamais pardonner ce Monsieur. 2) Quand Moussa Traoré était au pouvoir l’armée malienne était l’une des meilleur de la sous région, disposant 26 avions de chasse de type Mig Russe, des chars qui pouvait même lancer des missiles, des missiles sol air des hommes aguerries au combat. AOK est venu détruire notre outils de défenses en vendant en pièces détaches nos avions et nos chars, en faisant de son fils un officier de l’armé, en intégrant massivement les rebelles dans notre armée lorsque même les fous du rail da savait qu’un jour ces rebelles toireg intégré vont nous trahir un jour et retourné leur armes contre le Mali. AOK a fait ce sale coup à notre armée avec la complicité de l’actuel président IBK à l’époque premier ministre. 3) Détruire notre système de santé par la création des clinique privés la liste est longue. En un mot les membres s du mouvement démocratiques doivent avoir peur de ce montré aujourd’hui sur la place publique car tout ceux qu’ils ont reproché à GMT, ils ont fait pire, volé nos ressources et s’accaparé de tous nos terre. Qu’une malédiction divine lui frape ainsi que toute sa famille pour avoir trahir son propre peuple amen.
Bazouka
Bazouka 12 ans
Ah bon selon toi, c'est Alpha qui manipulait l'AEEM de Ould Zarawana contre son propre pouvoir ? Est ce que tu n'as pas perdu un peu le nord Monsieur le nostalgique de l’UDPM pour soutenir de tel propos ? Vous en voulez aux écoles privées aujourd’hui, vous en votre temps, votre régime a construit combien de lycée en 23 ans de pouvoir ? C'est pas Moussa qui a dit lors d'une foire scolaire que les études longues n'ont jamais développé un pays. Pourtant pendant les 10 ans du régime Alpha un lycée public a été construit dans presque toutes les communes et grandes villes pour absorber le pléthore d’effectif ? Vous en voulez aux cliniques ? combien d’hôpitaux ont même été rénovés par votre régime ? Vous vous en prenez au mouvement démocratique, pourtant, c'est grâce à cette démocratie que Moussa Traoré entretenu par l’argent du contribuable, passe paisiblement ses jours dans un bâtiment de l’Etat, chance qu’il n’a pas donné au père de l’Indépendance.
sambpu
sambpu 12 ans
@claiha.Je me permets d'apporter des contradictions à votre réaction.1-C'est vrai qu'avant lui AOK il n'y vait pas de grève, mais les grèves sont nées du plurialisme démocratique que le peuple malien dans sa majorité avait réclamé(plusieurs syndicats enseignement-travailleurs...).AOK a construit des lycées publics même si c'est le PMU qui en a financée une partie.2-L'intégration des anciens rebelles était une exigeance prescrite dans les accords signés par tous les belligerents.AOK n'a donc fait qu'appliquer le contenu d'un accord de paix.Pour l'achat des armements je suis d'acord avec vous que l'argent voté pour l'armée pouvait prendre d'autres directions comme cela a toujours été le cas au Mali.3-Côté santé, les centres de santé communautaires (ASACO)sont l'oeuvre d'AOK.Ils ont permis de désengorger les grands hopitaux qui ne s'occupent plus que des grands cas de même que les cliniques privées destinées aux plus aisés d'entre-nous.Donc avec AOK il y a plus de positif que de négatif
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