Mali du Nord : Alger négocie avec les islamistes

02 Oct 2012 - 00:00
Mis à jour: 14 ans
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Washington se dit favorable à une intervention armée «bien préparée» tout en n'excluant pas le dialogue.
[caption id="attachment_95609" align="alignleft" width="493"] Des combattants du groupe islamiste Ansar Dine, la faction la plus radicale et la plus influente, le 16 septembre dans le désert du Mali. Crédits photo : STR/AP[/caption]
«Il y a urgence à trouver une solution pour empêcher une intervention militaire dans le nord du Mali. Nous devons absolument convaincre toutes les factions sur le terrain de rompre les liens avec les terroristes d'Aqmi et du Mujao.» À en croire une source proche des négociations, c'est en recevant en secret une nouvelle délégation d'Ansar Dine qu'Alger essaie de trouver au plus vite une issue politique à la crise au ­Sahel.
Les tractations avec le mouvement islamiste touareg, qui ont commencé depuis le rapt des diplomates algériens à Gao en avril dernier, visent «à unir les différents courants d'Ansar Dine»: la faction la plus radicale - et la plus influente - qui ne reconnaît pas Aqmi comme un groupe terroriste, la frange plus souple, qui souhaite faire du Mali un émirat islamique mais pourrait se démarquer d'al-Qaida, et le courant composé essentiellement d'anciens du MNLA qui veulent privilégier l'autonomie de l'Azawad. «Voilà pourquoi cette délégation était menée par Tena Ould Ahmed (le père spirituel d'Iyad ag Ghali, chef d'Ansar Dine), tenant de l'aile dure, et Amada ag Bibi, plus modéré», explique un proche du mouvement.
Des pourparlers qui ne sont pas du goût de Bamako, où le premier ministre,Cheick Modibo Diarra, a appelé samedi les Occidentaux à envoyer avions et forces spéciales au nord du pays. «Nous ne reconnaissons pas ce type de rencontre informelle, commente . Le Mali compte exclusivement sur une résolution des Nations unies pour envoyer les 3300 hommes de la Cédéao qui se tiennent prêts. L'Algérie cherche à protéger ses hommes, quitte à sacrifier la population malienne. Elle ne doit pas se sentir obligée de s'impliquer dans une opération militaire, le Mali ne lui demande rien.»

Partenariat américano-algérien

Sur un autre front, les Algériens soignent leurs relations avec les pays acquis à leur cause. Le ministre nigérien de la Défense, Mahamadou Karidiou, reçu par le président Bouteflika la semaine dernière a rappelé la «convergence de vues» entre les deux pays. Autres partenaires privilégiés, les Américains… même si leurs déclarations se contredisent parfois. Alors que le général Carter F. Ham, haut commandant des forces armées américaines en Afrique (Africom) affirmait dimanche à Alger que «la situation dans le nord du Mali ne peut être réglée que de manière diplomatique ou politique», le plus haut responsable de l'Afrique au département d'État américain, Johnnie Carson déclarait hier que les États-Unis «seraient prêts à soutenir une intervention armée bien préparée, bien organisée, bien pourvue, bien pensée et agréée par ceux qui seront directement concernés». Les États-Unis semblent en fait garder deux fers au feu. Ils devraient soutenir au Conseil de sécurité des Nations unies le principe d'une intervention armée internationale aussi large que possible, mais tiennent à s'assurer des conditions dans lesquelles elle pourrait se dérouler. Attendus le 19 octobre à Washington pour la première session de dialogue Algérie-États-Unis, les Algériens martèlent qu'une telle opération serait «vouée à l'échec». «Jeter quelque 3000 hommes dans un théâtre d'opérations de plus de 8000 kilomètres carrés serait insignifiant, s'emporte un haut gradé algérien. De plus, l'ennemi, invisible et insaisissable, mènera une guerre d'usure qu'il gagnera à coup sûr contre une formation militaire telle que la pense la Cédéao, qui ne connaît pas, non plus, le terrain saharien. Enfin, les groupes armés s'appuieront sur la population locale, des Touaregs, pour qui une armée africaine équivaut à une force d'occupation étrangère.» Lefigaro.fr - publié le 01/10/2012 à 21:07  

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Commentaires (30)

User
jean-claude
jean-claude 14 ans
Les rebelle son en guerre
Maru
Maru 14 ans
Le Mali ne doit jamais faire confiance a l'Algerie pour une gestion quelconque de cette crise. Une Algerie qui n'a jamais voulu s'associer aux alliances africaines pour une gestion collective dans un sens synergic de la crise malienne, pourquoi nous aussi devons nous fier aux algeriens pour gerer notre probleme dans les coulisses. Ces gens la, tous comme le Blaise Compaore sont des traitres. Ils s'impliquent d'avantage dans la gestion de la crise s'ils constatent que les maliens sont en voie de trouver une solution, ou qu'ils regagnent beaucoup plus de support des grandes puissances. Je voudrai donner un seul conseil a nos dirigeants: Il ne faudra jamais s'engager avec la CEDEAO seulement, ce ne sont que des incompetents et hypocrites, il faudra plutot faire impliquer l'OUA et l'ONU. Alors si l"Algerie veut intervenir diplomatiquement ou militairement,elle pourra se joindre a ces forces (OUA,ONU). Sans quoi les algeriens peuvent aller a l'enfer on a pas besoin de l'assistance d'ingrats. Il ne faudra jamais les donner la chance de mener un jeux particulier.
Si j'etais capable de haine, je l'a dirgerait contre ce pays. Mais je hairais encore plus nos dirigeants qui font confiance a ce pays. N'ya-t-il vraiment pas d'autre alternative? Sommes-nous condamne a cette position de valet de ce pays qui nous considere comme son depotoire? Je comprend leur desir d'avoir voullu contre balance le poids algerien en s'alliant a Khadafi, mais il etait loisible de voir qu'entre "ntouri" et 'n'tari" il n'y a pas de difference. Non, non et non, ce n'est pas une fatalite, et sans l'Algerie, le nord malien peut bel et bien se stabiliser. Malheur a ceux qui font confiance a l'Algerie. je profite de la meme occasion pour demander a Blaise Compaore, le l'Abel Burkinabe qui tua son frere pour le pouvoir, pour quelle raison a-t-il secourru le chef des rebelles? ne me dis pas que parce que c'est un malien. Aurais-tu voullu qu'on acceuille au Mali, tes militaires qui s'etaient un moment insurges contre toi? Et dire que c'est ATT et son ministre des affaires etrangeres qui t'ont porte secours. Imagine que dans la partie bambaraphone du Burkina (bobodioulasso) des gens se levent et massacrent des soldats burkinabe et reclament leur independance, quel burkinabe comprendrais que Bamako aillent recuperer des blesses de cet groupe separatiste? Encore la, ce n'est pas lui, mais nos autorites qui n'arrivent pas a lui rappele son infamie,. Si tout pouvait se payer sur cette terre, Blaise, meme les charogne ne voudront pas de toi.
BABACAR27
BABACAR27 14 ans
LA FRANCE A APPELE L UE POUR LA CRISE AU MALI IL N Y A QUE LES CONS QUI REFUSENT DE SE FAIRE AIDER QUAND ILS SONT DEPASSES
wapka 14 ans
@bougobali la honte à ceux qui veulent amener une armée étrangère au lieu de régler leur problème eux même
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