Mali: difficiles discussions sur la transition et la crise dans le Nord

15 Avr 2012 - 11:31
Mis à jour: 15 ans
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AFP) - De difficiles discussions ont repris dimanche entre l'ex-junte et la classe politique maliennes à Ouagadougou pour fixer la durée de la transition et tenter d'esquisser une sortie de crise dans le Nord, coupé du monde depuis sa prise par des groupes armés. [caption id="attachment_60430" align="alignleft" width="249" caption="Les délégués de l'ex-junte serrent la main à Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, à la réunion de Ouagadougou le 14 avril 2012"][/caption] Chevilles ouvrières de la médiation, le ministre burkinabè Djibrill Bassolé (Affaires étrangères) et le ministre ivoirien Adama Bictogo (Intégration africaine), ont retrouvé vers 16H30 (locales et GMT) les parties maliennes pour leur soumettre les propositions du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a-t-on appris de source proche des discussions. Ils se sont efforcés auparavant de "rapprocher les positions" après un long samedi d'échanges qui a fait apparaître les différences de points de vue entre les ex-putschistes qui ont renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (ATT), les politiques et les représentants de la société civile du Mali. La durée de la transition est l'une des pommes de discorde, après l'investiture jeudi du président par intérim Dioncounda Traoré. Son intérim doit durer 40 jours selon la Constitution. Mais l'accord politique obtenu par la Cédéao prend acte de l'impossibilité de tenir ce délai. Des partisans de l'ex-junte militaire souhaitent que les putschistes d'hier prennent la relève à l'issue de cette période. Mais le front anti-junte veut que le nouveau président dirige une transition de 12 ou 15 mois, que clôtureront des élections présidentielle et législatives. Un Premier ministre doté des "pleins pouvoirs" doit être désigné à la tête d'un gouvernement d'"union nationale", qui comptera probablement des militaires. L'urgence de la crise au nord s'impose aussi aux quelque 80 participants aux discussions de Ouagadougou. Nombreux sont ceux qui ont demandé, en cas d'échec du dialogue, une intervention militaire de la Cédéao - qui en brandit la menace - aux côtés des forces armées maliennes pour reconquérir cette partie du pays. Le Nord est depuis deux semaines aux mains des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et de groupes islamistes armés, en particulier Ansar Dine, appuyé par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ce qui fait craindre la création d'un Etat islamique ou une "afghanisation" de la région. Certains proposent donc de lancer un ultimatum aux groupes armés pour les forcer à venir à la table des négociations. Afin de répondre à une situation humanitaire alarmante (manque de vivres, de médicaments...), l'idée d'ouvrir un corridor humanitaire fait son chemin. Selon Homeny B. Maiga, président de l'Assemblée régionale de Kidal (nord), Ansar Dine approuve cette idée "mais ils veulent savoir l'origine de l'aide, ils ne veulent pas l'aide venue de la France ou des Etats-Unis". [caption id="attachment_60431" align="alignleft" width="249" caption="Les participants à la réunion de Ouagadougou sur la transition politique au Mali, le 14 avril 2012"][/caption] Ce groupe, dirigé par l'ex-rebelle touareg Iyad Ag Ghaly, a libéré samedi 160 militaires maliens faits prisonniers lors des combats qui ont démarré en janvier. "Les prisonniers sont en route pour Bamako", a indiqué à l'AFP un membre du Haut conseil islamique, qui a oeuvré à leur libération. Dioncounda Traoré a envoyé dimanche un émissaire en Mauritanie pour demander l'aide du chef de l'Etat Mohamed Ould Abdel Aziz, alors que des dirigeants du MNLA sont basés à Nouakchott. L'émissaire Tibilé Dramé a souhaité que s'ouvrent "bientôt" des entretiens entre Bamako et les rebelles "dans le cadre de l'intégrité territoriale du Mali". Mais le MNLA, qui a proclamé "l'indépendance" de l'Azawad (Nord malien), n'est pas le seul maître dans la région, où il subit l'ascendant des islamistes.  

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Commentaires (33)

User
idy
idy 15 ans
Nous n'accepterons jamais d;etre dirige par des mediocres. Lex militaires ne seront jamais au pouvoir dans notre pays, on leur demande de degager et de retourner dans les casernes. Ils n'ont ni le niveau, et ni l;intelligence de diriger un pays.
mas
mas 15 ans
Pourŋuoi Sanogo, capitaine de malheur est toujours dans les discutions. Kil aille au diable
phare
phare 15 ans
Ce qui préoccupe les fantoches de la CEDEAO, c'est comment faire avaler aux Maliens, les pullules amères et favorables aux plans et intérêts franco-occidentales. Mais avec une bourgeoisie politico-bureaucratique et islamo-intégriste aux ordres à Bamako, le satrape du Faso devrait réussir sa mission : imposer au Mali, une bonne transition françafricaine. La recette a marché en Côte d'Ivoire et il n'y a pas de raison que ça ne marche pas à Bamako. Elle consiste à imposer le fameux ordre constitutionnel et des élections dans un contexte de guerre imposée par une rébellion salafiste et ethno-sécessionniste au nord, exactement comme en Côte d'Ivoire. La suite est connue. La rébellion gagne, la fameuse communauté internationale impérialiste valide sa victoire et les fantoches de la CEDEAO regagnent les latrines en attendant de futures autres missions de trahison des peuples d'Afrique. Les Maliens sont prévenus s’ils se bercent d’illusions électoraux-constitutionnelles sans garanties sur le cadre national. Ils n'auront leurs yeux que pour pleurer. Ils sont prévenus de tous ces vautours qui accourent à Ouagadougou, autour d'un serpent à tête double qui leur indique par duplicité de fausses urgences fondatrices d’un ordre françafricain éminemment criminel.
Kassin 15 ans
La soupe populaire Burkinabé L'an 2012 et le 14 avril c'est le camarade capitaine Blaise Compaoré en personne qui distribuait la "soupe burkinabé" à ceux la même qui ont versé la soupe malienne par terre. Le fil d'attente et le tour de table de la honte, avec entre autre, Oumar Mariko du SADI, Younoussi Touré de l'URD, Mountaga Tall du CNID, Soumaila Cissé de l'URD, Mouhamedine Dicko  du HCI du Mali, Siaka Diakité de l'UNTM, le lieutenant Amadou Konaré du CNRDR et j'en oublie. Oui sûrement j'en oublie, puis qu'il avait un représentant enturbané de .... AZAWAD.  Il faudrait être sur le tour table de la honte  pour savoir de quel AZAWAD la crème de la classe politique et de la société civile malienne accepte d'aller se prosterner à prosterner à Ouagadougou plutôt que de serrer les rangs derrière le président Dioncounda Traoré, président par intérim (comme l'ORTM sous les bottes de Kati se plait de le dire) mais président quand même. Parce que si c'est un AZAWAD du MNLA, en petits protégés français, très actifs en communication Internet mais sans vraiment d'influence sur le terrain parce que à Kidal, à Tombouctou et à Gao, c'est Iyad Ag Ghali et son Ançar Dine qui mène la danse. Et pour preuve les 160 militaires prisoniers maliens qu'il a libéré hier samedi 14/04/2012 est la preuve matérielle que c'est lui et ses alliés Aqmi, Mujao et Boko Haram qui combattaient et qui ont défait l'armée malienne. Et que c'est lui qui détient nos prisonniers jusqu'à preuve du contraire. A ma connaissance depuis le 17/01/2012 date du début de la guerre au nord, IYad Ag Ghali ne s'est jamais fait appelé AZAWAD.  Mieux il en déchira le drapeau à Tombouctou et le remplaça par celui d'Ancar Dine et celui du Mali. Tout un symbole car Iyad ne s'est jamais prononcé pour l'indépendance même dans les rébellions des années 90, et il s'est toujours réclamé du Mali. Il veut juste, en fait ce qu'il dit, que la paix de Dieu descende sur la terre de ses ancêtres. En tant que maliens et musulmans, si terrain d'entente il faut trouver, nous devrions le faire avec Iyad AG Ghali pour trois raisons: 1. C'est lui et ses alliés qui occupent le nord de notre pays et non les afficheurs du Mnla, aidés médiatiquement et diplomatiquement par la France et la Mauritanie. 2. C'est lui qui ne veut pas une division du Mali contrairement aux agités, voleurs et violeurs du Mnla dont les seuls vrais combattants sont en réalité des libyens du régime Kadhafi. 3. C'est l'occasion de débattre avec lui la pratique de l'islam millénaire du nord du Mali sans violence et que ni Aqmi, ni Mujao, ni Boko Haram ne seront assez pieux pour montrer le chemin du prophète, PSL, à ceux-la et leurs descendants qui ont fait la gloire des mosquées mythiques de Sidi Yaya et Djinkerebère. Alors tous ceux, par égos démesurés ou par égoïsme puant, ont versé la soupe malienne ou s'apprêtent à mettre du sable dans la cuisine du président Dioncounda, pour juste espérer trouver une soupe burkinabé chaudement servie par Blaise Compaoré, je leur dis de tendre bien l'oreille: 1. Aussi généreux sois nos frères burkinabés, leur soupe ne sera ni aussi bonne ni en quantité suffisante que celle dont le système démocratique et social malien vous offrait ici à Bamako. En vous mettant d'égal à égal avec les bandits armées du MNLA (voleurs à Tombouctou, pilleurs et violeurs à Gao) pour discuter du Mali, vous ne rendez pas service au Mali.  Vous légitimez de facto un groupe criminel téléguidé de l'extérieur qui n'a aucun respect pour le Mali et les maliens et qui ne s'y cache pas, loin de là. Alors qu'en réalité il ne contrôle rien au nord du Mali. 2. Vous affaiblissez d'emblée le président Dioncounda qui vous a pourtant demandé le soutien pour qu'il puisse servir de "fil" pour coudre un pays déchiré justement par l'égoïsme et l'irresponsabilité de ces dirigeants et de son élite intellectuelle. Un président faible au sud n'aura jamais assez de force pour libérer le nord.  Il faut que cela soit clair pour tout le monde. Une chienlit sans nom dans la classe politique au sud, n'encourage aucun soutien international pour venir en aide au Mali.  Cela est clair aussi comme une eau de roche. 3. Vous vous affaiblissez vous même et vous compromettez dangereusement vos carrières politiques. Souvenez vous, on peut se confier à un ami mais on ne se dévoile  jamais totalement sur une place publique. Le gouvernement du Mali, quels qu'en soient nos problèmes doit être constitué au Mali.  Le Burkina Fasso peut et doit être un médiateur mais Ouagadougou ne pourra jamais être  la capitale du Mali. Buvez la soupe burkinabé! Régalez-vous!  Mais vous allez voir, sans tardez, que la soupe malienne était meilleure. Je crains que le jour où vous vous en rendez compte, ce ne serait déjà trop tard pour le Mali.
sikne
sikne 15 ans
La junte se démarque de leurs hiérarchies d'ailleurs qui ces derniers temps se sont spécialisés plus dans les affaires.C'est pourquoi notre Armée est dans cet états de délabrement,d'incompétence de sous-équipement.IL n'y a plus la confiance entre la base et le sommet.La base a faim a soif alors que la hiérarchie se complaisent dans le luxe.Tous les Maliens sont témoins que que le foncier est devenu un domaine reservé aux hauts gradés.
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