Nord / Mali : une intervention militaire est-elle "inévitable" ?

29 Juil 2012 - 02:43
Mis à jour: 14 ans
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C'est l'avis d'Alassane Ouattara, président de Côte d'Ivoire et qui assure la présidence tournante de la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. Il s'en explique dans le Journal du Dimanche. Le Mali a aussi été au menu de Laurent Fabius lors de sa visite au Tchad.

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté le 5 juillet à l'unanimité une résolution qui soutenait les efforts de la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, pour mettre fin à la crise dans le nord du Mali, contrôlé en grande partie par les islamistes, et laissait la porte ouverte à une intervention militaire. Or cette hypothèse, s'il faut en croire Alassane Ouattara, prend un peu plus consistance chaque jour. Fait rare, le président de la Côte d'Ivoire, qui assure actuellement la présidence tournante de la Cédéao, s'en explique ouvertement dans les colonnes du Journal du dimanche. "Une nouvelle demande de résolution auprès du Conseil de sécurité des Nations unies sera prochainement déposée au nom de la Cédéao que je préside actuellement", assure-t-il dans cet entretien. "Si la situation n'évolue pas favorablement, oui, il y aura une intervention militaire au Mali. Cela me paraît inévitable", ajoute-t-il. "Le fait que la France assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU est une très bonne nouvelle puisque nous sommes totalement en phase avec les autorités françaises. Je pense que nous pouvons parler en semaines et non en mois. Il y a urgence." Précisément, le Mali a été au menu des entretiens du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, lors de sa rencontre samedi avec le président tchadien Idriss Déby Itno. "Nous avons abordé les questions de coopérations bilatérale et également la question du Sahel, du Mali et du terrorisme", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères à l'issue d'une audience avec le président Deby, qui marquait la dernière étape de sa tournée africaine. "Le diagnostic fait par le président Déby sur la situation au nord Mali est un diagnostic très sévère. Le président Déby a constaté que le développement du terrorisme dans cette région constitue une menace pour l'ensemble des pays de la sous-région" a-t-il souligné. Un Premier ministre de transition qui refuse de partir Les islamistes se sont emparés du nord du Mali avec l'aide des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) en profitant de la confusion qui a suivi un coup d'Etat militaire le 22 mars. Ansar Dine, rejoint par d'autres groupes islamistes comme Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a ensuite évincé les insurgés touaregs et pris le contrôle de la moitié du territoire avec notamment Gao, Kidal et Tombouctou. Les islamistes ont depuis lors détruit de nombreux mausolées et tombeaux de saints musulmans à Tombouctou, suscitant de nombreuses protestations. Alassane Ouattara précise qu'en cas d'intervention, qui se traduirait par un déploiement de gendarmes et de policiers dans un premier temps, puis de militaires, les forces africaines demanderont un appui logistique notamment à la France et aux Etats-Unis. "Je parle d'un appui logistique, matériel, je parle également de conseillers. Nous ne disposons pas non plus d'une aviation de combat et nous en aurons besoin. A l'inverse, je n'envisage pas la présence de troupes au sol qui ne soient pas africaines", dit-il. La Cédéao envisage de constituer une force composée à 50% de soldats maliens, et pour l'autre moitié de soldats du Niger, du Nigeria, du Tchad et d'autres pays, précise le président ivoirien. Jeudi soir, François Hollande avait réaffirmé lors d'un point de presse commun avec Alassane Ouattara que la France soutiendrait une éventuelle intervention africaine au Mali. La Cédéao a donné jusqu'à la fin du mois aux responsables politiques maliens pour former un nouveau gouvernement, afin de remplacer le cabinet intérimaire qui n'est pas parvenu à stabiliser un pays auparavant considéré comme un modèle de démocratie dans la région. Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, soigné en France depuis deux mois après avoir été violemment battu par des manifestants qui avaient pris d'assaut le palais présidentiel, vient tout juste de rentrer dans son pays, où il l'attend cette tâche difficile. Pendant que le Premier ministre malien de transition, Cheikh Modibo Diarra, affirme qu'il compte rester à son poste. "Je ne démissionnerai pas", a-t-il lancé dans un entretien diffusé samedi soir par la chaîne de télévision privée Africable. Et d'argumenter : "Si je dois démissionner, à qui je dois remettre ma démission ? Parce que l'accord-cadre (de Ouagadougou) dit que le président (intérimaire) ne peut pas accepter ma démission". Cet accord, signé le 6 avril entre l'ex-junte qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré et la médiation ouest-africaine, avait prévu la remise du pouvoir aux civils, un président et un Premier ministre de transition.

tf1.fr / juillet 2012 à 11h08

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Commentaires (19)

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doucara 14 ans
DAKARACTU.COM  Au cours de son entretien de ce samedi avec le chef de l'Etat, Macky Sall, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, lui a décliné la stratégie de la France pour enrayer la menace terroriste pressante dans le Sahel depuis la déstabilisation du Mali. A entendre Fabius, la Cedeao seule ne peut pas faire face à la bande d'islamistes sur-armés qui occupe le nord du Mali et menace d'attaquer les Etats voisins. Il faut, à son avis, une force africaine bâtie sous les auspices de l'Union africaine (UA), soutenue par l'Onu et logistiquement assistée par l'Otan. Cette thèse est très proche de celle d'Idriss Déby Itno, président du Tchad, dont l'armée est vivement sollicitée compte tenu de son expérience de combat dans le contexte du désert.   Déby Itno refuse toutefois d'intervenir en dehors d'une force de l'UA, n'étant pas membre de la Cedeao et estimant que la gestion de la menace terroriste transcende les capacités de la sous-région ouest-africaine. Ce n'est pas pour rien que Fabius a prévu l'étape de N'Djamena dans sa tournée africaine.    
sotigui
sotigui 14 ans
le ouattara ke il dit quoi meme,kiakiakaikaiakiakaiak
daleba
daleba 14 ans
guerre est finie ; diarra tend la main aux groupes en puissace sur le terain,et fait des grandes economies. ceux qui pensent t'aider avec la force cherche aussi a maitrisé le sud .n'oublié pas q'un pays qui est eu deux defaite face a l'ex traoré ,et perdre des kilomètres carré ,est le même pays qui soigne des égogeurs ,pour les remettre sur selles ,vous affaiblir au maximun ,et bientôt remettre en cause les resolutions qui ont permit a houphouet de mettre fin au deux barbaries antérieur. et quand cela commencera ,ton territoire vas disparaitre. mnla descendra plus au sud pour croiser blaise et toi tu disparaitrat de la carte.
Papy1
Papy1 14 ans
Je vais vous dire pourquoi les terroristes du Nord Mali ne vont pas tenir une minute de combat devant une Armée Malienne déterminée avec l’aide de DIEU. 1- Leurs armes sont voles de la Lybie et DIEU n’aime pas le vol. 2- Ils font le trafique de drogue avec toutes les conséquences que DIEU n’aime pas. 3- Ils kidnappent et demandent des rançons au nom du banditisme hors la loi et DIEU n’aime. 4- Ils violent, volent et tuent gratuitement les pauvres et les innocents et Dieu n’aime pas. 5- Ils volent, terrorisent et pillent les biens du peuple, détruisent les patrimoines et terres des maliens et DIEU n’aime pas. Avec tous ces maux et pèches sur le dos de terroristes vous pensez que DIEU va les aider dans une bataille contre les fils du Mali qui sont détermines de reprendre leur terre, libérer leurs parents et chasser les intrus de nos terres? Eh bien non, DIEU ne les aidera pas. DIEU est avec les Justes, Les ennemis peuvent paraitres puissants devant nos yeux et nos oreilles mais des que la bataille sera engager ils seront petits et insignifiants et détalerons comme des lapins devant l’armée malienne Inchala,
Mass
Mass 14 ans
Une intervention militaire est inévitable au Mali. Le dialogue avec des bandits armés comme le MLNA , Ançar dîne et autres n'est que chimère. Comment est-il possible de demander à des individus de mettre fin à leur fond de commerce qui n'est autre que les prises d'otages occidentaux et du trafic de tout genre? Quelle serait la contre partie? Un peu de bon sens. Jamais ils ne donneront un bout de leur butin de guerre par le dialogue ou par la médiation. Si le Mali a une Armée digne de ce nom, doit aller reconquérir ses régions occupées par la force, comme elles étaient investis. En ce qui concerne une intervention militaire internationale, il est souhaitable, voire, obligatoire que toute l'assistance logistique, financière, technique, matérielle vienne de l'OTAN. Car le Mali est victime de sa guerre en Libye. Il faut que l'UA et la CEDEAO haussent le ton et attaquent cette organisation. Depuis cette affaire, personne n'a demandé à l'OTAN de réparé ses dégâts dont le Mali en est la victime collatérale. Une guerre au Mali ne doit pas être affaire des seules africains, mais des Européens,des Américains et de l'ONU. Car c'est le Coneil de sécurité qui a pris la résolution pour intervenir en Libye.
daleba
daleba 14 ans
combien coute un obus, un elicop. ? combien de temps prendra cette guerre .combien de vie humaine ? et combien peut couter une centrale énergie solaire pour alimenter toute l'afique et vendre du courant a l'europe des glaces?je repête que cette guerre est aussi le fruit du sous developpement .les zones saheliennes reputé pour l'elevage jadis ,ont traversé des periodes difficiles de secheresse ,tuant des humains ,du betail et ouvrir la voix a l'exode . cela entraine aussi la pauvreté qui peut guidé un individu vers le gain facile. reussir a securisé un petit passage de drogue vers l'europe ,fait des millions ,et connaitre le developement.monde entiers ouvré les yeux et soyez humain. créé des emplois ,inserer les bras valides ,partout ,et on verra si les guerres vont pas finir.
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