Le Généralus léopardis se prend le pied dans le tapis

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Grâce au soutien des 43 partis « politiques », membres de l’ADP, la victoire du Généralus Léopardis  était acquise d’avance. La réélection du candidat A.T.T pour un second et dernier mandat, n’aura, été qu’une formalité. Comment va-t-il gérer cette période post –électorale où les appétits financiers des partis politiques sont, de plus en plus, aigüs ?rn

Au-delà de cette victoire, le Général à la retraite sera confronté à un détail de taille : Comment va-t-il gérer une majorité aussi étriquée, avec des partis politiques aussi disparates que divergeants ? Sur quelle base entend-t-il satisfaire ses souteneurs ?

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Autant de questions qui posent le problème de la survie, d’abord, et de l’avenir, ensuite, de l’ADP (Alliance pour la Démocratie et le Progrès), un regroupement de partis politiques, fondé non pas sur une base idéologique mais d’intérêts pécuniaires arrivant.

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Obnubilé par son ascension à Koulouba, ATT s’est fait entourer de toutes sortes d’individus et de formations dites « politiques ». Certes, il avait besoin de ces soutiens, pour relever le défi de ce que certains ont appelé « Takokolon ».De cette bataille et de cette victoire dépendaient son image d’homme d’Etat.

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Conflit d’intérêts au sein de l’ADP :

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Au jour d’ouï au sein de l’alliance, se côtoient des forces opposées et des frères ennemis ; Personne ne peut donc prédire la durée de cette entente de façade ! ATT s’est plutôt servi de la déroute de ces partis en manque de projets de société, de moyens, de représentativité, et d’hommes assez charismatiques pour être présidentiables. Le Général stratège a réussi un tour de force : mettre dans une même logique l’Adema et l’URD, le BDIA et l’US-RDA, des forces « pourritiques » opposées avec des « foulosophies » différentes, et dont les responsables se sont toujours regardés en chiens de faïence. A cette « logique » se sont joints d’autres partis qui n’existent que par le nom. C’est à ce melting – pot politique que le Général doit son plébiscite. Et puisqu’on ne change pas la méthode qui gagne, ATT s’est aussi servi des Mouvements et Associations, pour asseoir cette victoire, qui lui vaut d’être aujourd’hui Président de la « Ruée Publique ».

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L’ADP était le passage obligé de ATT pour Koulouba. Les démarches de ce regroupement qui ont tué l’enjeu électoral lui ont offert le « Takokélen » sur un plateau d’argent.

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D’abord l’ADP réunit, en son sein, tous les ingrédients d’une bombe. Les observateurs de la scène politique ont qualifié sa création de contre-nature. Parce que regroupant  le CNID, le MPR et bien d’autres partis politiques, aussi divergeants que mal léchés.

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Ensuite, l’amalgame et la confusion autour du Général  deviennent plus complexes. Surtout, avec la revendication de la victoire d’A.T.T par les leaders de l’ADP, devenus, subitement, des faiseurs de Roi.

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Dans ce jeu, se retrouvent des partis congénitalement opposés, dont certains s’étaient séparés dans la douleur. D’autres, devant le Juge, suite à un marathon judiciaire, dont le souvenir n’est pas lointain. Aujourd’hui, ils chantent tous l’hymne du mandé, derrière ATT.

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Cerise sur le gâteau !

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En somme, tout porte à croire que le tout –nouveau chef d’Etat du Mali aura du mal à présider, librement. Toute chose qui pose le problème du partage du gâteau. En clair, ATT se retrouve devant un dilemme : Comment récompenser ces 43 partis politiques qui ont participé à sa réélection ? A qui quoi et selon quoi ?

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 Les premiers vont sans doute, essayer de s’imposer. A défaut de reclamer la plus grande part, ils voudront être les premiers bénéficiaires d’une victoire dont ils sont le maillon principal. Or, l’histoire a toujours démontré qu’en la matière, les premiers sont toujours les derniers. C’est comme la fondation d’une maison qu’on oublie vite au profit de l’élévation et de la finition. Aussi, ce sont toujours les mouches qui arrivent à la dernière heure âpre bataille de positionnement, en vue de contrôler le pouvoir du Général.

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L’alliance autour de ATT devient ainsi une bombe à retardement : elle peut exploser à tout moment, car elle n’est relié à aucune base politique objective. La raison d’un tel regroupement n’est, du reste, qu’un vaste mouvement anti -FDR  ou anti-IBK. Une coalition, ou même un complot, peaufiné par l’ADEMA, le MPR et le CNID – chevilles ouvrières de l’ADP – en vue de barrer le chemin… aux autres.

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De ce fait la ligne de conduite de ces partis paraît plus que jamais évidente. De lutter pour ce que le Général fait miroiter devant eux : la gestion du pouvoir.

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C’est pour cette raison que la victoire de ATT est un piège ingérable. Autant les partis entende se servir de lui pour assouvir leur appétit glouton ou même leur vengeance, autant le Général les aura utilisés pour satisfaire ses ambitions.

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Tous les éloges de rassemblement ou de réconciliation nationale ne sont que des aveux d’échec, d’impuissance et surtout des excuses inavouées, pour justifier ce complot électoral qui ne dit pas son nom.

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S’agissant des partis qui entourent le Général, au nom d’une Alliance (ADP), leur avenir se pose en terme de survie. Au delà des guerres internes qu’il vont se livrer, c’est leur cohérence et leur maintien qui sont compromis. Pour le moment aucune forme de gestion ou de récompense de l’ADP ne semble adéquate. Est-ce qu’en tant qu’alliance elle aura à partager un nombre de ministères inférieurs au nombre de partis qui la composent ? Chacun des partis membre aura-t-il un portefeuille ?

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Ce qui n’est possible qu’à la condition de créer une cinquantaine de départements. Dans ce jeu, la mouvance présidentielle risque d’y laisser sa peau. Et chaque fois qu’un parti mécontent désirerait se retirer du gouvernement, l’alliance va-t-elle le suivre ?

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L’histoire « pourritique » du Mali n’est pas en manque d’exemples de partis ou d’alliances qui ont éclaté à cause de la participation à la gestion du pouvoir.

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                                                Jean Pierre James

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