Communication : La presse malienne mobilisée pour accueillir les médias africains
À l’initiative de la Maison de la Presse, Bamako abritera, du 3 au 10 mai prochain, le Forum Panafricain des Médias (FPM). Ce grand évènement qui réunira des journalistes maliens et du continent se prépare activement.
Placé sous le haut parrainage du Général d'Armée Assimi Goïta, Président de la République, Chef de l’État, l'événement marque une étape décisive vers la tenue du Forum, prévu du 3 au 10 mai 2026, dans le cadre de la Semaine Nationale de la Liberté de la Presse.
La cérémonie d’ouverture a été introduite par M. Bandiougou Danté, Président de la Maison de la Presse, qui a rappelé l’importance historique de ce rendez-vous. Dans son allocution, il a insisté sur la vocation panafricaine du Forum, affirmant que «ce projet n’est pas seulement malien, il est africain. Il doit unir les voix et renforcer les liens entre médias du continent». Il ajoute : «Cette tradition célèbre pendant une semaine la liberté de la presse. Ce Forum est le fruit d’une réflexion avec le président de la république. Ce Forum est un espace pour tous les acteurs de la communication. Dans un contexte de guerre informationnelle, il est indispensable de mettre ensemble les différentes sensibilités pour avoir une parole libre».
Le président du comité d’organisation, M. Salif Sanogo, journaliste et Coordinateur Général de la télévision AES, a présenté la structuration du Forum. Il a détaillé la composition du comité scientifique, présidé par Mahamane Hamèye Cissé, doyen de la presse privée malienne, ainsi que les quatre sous-commissions : organisation et mobilisation, finances et logistique, médias et communication, sécurité et protocole. Selon lui, «le Forum doit être le socle d’une presse africaine souveraine, capable de résister aux pressions et de s’adapter aux mutations numériques». Aux dires de M Sanogo, «cette année le président a voulu qu’on organise le Forum international des médias. Il faut une synergie d’action pour répondre aux exigences informationnelles. En plus des invités de l’intérieur, les invités des pays de l’AES, ceux du continent seront de la fête. Nous souhaitons à travers le logos une référence d’échange des acteurs des médias Africains. Les médias du Sahel s’identifient avec la réalité de l’AES tout en ayant la volonté de réunir les médias Africains. Les quatre sous-commission ont deux mois avant le démarrage des activités ».
Le représentant du Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration a ensuite pris la parole pour souligner l’engagement du gouvernement à accompagner cette initiative. Il a mis en avant la modernisation du secteur, la protection des journalistes et la nécessité de créer un cadre institutionnel solide pour l’exercice du métier.
La conférence a aussi rappelé que l’organisation du Forum repose sur une large mobilisation multisectorielle. Outre la Maison de la Presse et le comité scientifique, étaient représentés le Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Ministère de la Culture, de l’Artisanat et de l’Industrie hôtelière, la Haute Autorité de la Communication (HAC), la DIRPA, le GIGMA, l’AMAP et l’ORTM. Les organisations professionnelles de la presse étaient également présentes : ASSEP, URTEL, UNAJOM, APPEL-MALI, AMATEL, ACCES, URPM, UJRM, FONSOPRESS, GPAC, SAM-MALI, ainsi que des partenaires comme Fondation Hirondelle, Benbéré, Doniblog, Agence Bintily Com, et les membres du comité de pilotage de la Maison de la Presse.
Cette conférence de presse pose les bases d’un rendez-vous inédit pour la presse africaine. Ainsi, du 3 au 10 mai 2026, Bamako va accueillir la 1ère édition du Forum Panafricain des Médias, un événement structurant qui ambitionne de redéfinir le rôle des médias dans la défense de la liberté, de la souveraineté et de l’unité continentale. Les discours, les échanges intenses et la mobilisation multisectorielle témoignent d’une volonté commune : faire de Bamako le cœur battant d’une presse africaine forte, crédible, solidaire et qui sait se défendre, "debout sur les remparts".
Mohamed Sylla