Journée mondiale de la liberté de la presse : La Maison de la Presse appelle les médias maliens à façonner un avenir en paix

3 Mai 2026 - 13:14
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Journée mondiale de la liberté de la presse : La Maison de la Presse appelle les médias maliens à  façonner un avenir en paix

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la Maison de la Presse du Mali a publié ce 3 mai 2026 une déclaration marquée par le deuil national. Elle condamne les récentes attaques terroristes, rend hommage aux journalistes et fixe 7 impératifs déontologiques pour les médias en temps de crise. L’organisation plaide aussi pour la libération de Youssouf Sissoko et un épilogue dans l’affaire Birama Touré.

Pas de célébration festive cette année. La Journée mondiale de la liberté de la presse se tient ce 3 mai 2026 dans  un contexte national difficile, rappelle la Maison de la Presse du Mali dans une déclaration signée de son président, El Hadj Bandiougou Danté. «  Ce contexte douloureux nous oblige à repenser nos formes de commémoration, en privilégiant le recueillement, la réflexion et l’engagement pour la paix », souligne le document.

La Maison de la Presse « condamne les attaques terroristes » du 25 avril et « s’incline avec respect devant la mémoire des victimes ». Elle exprime « sa profonde compassion aux familles endeuillées et sa solidarité à l’ensemble du peuple malien ».Elle rend également hommage « aux journalistes et professionnels des médias qui, malgré les risques et les difficultés, poursuivent avec courage leur mission d’information ».

La faîtière des médias « sollicite à nouveau la clémence de la justice pour la libération de Youssouf Sissoko ». Elle demande le respect de la loi N°00-46 /ANRM du 07 juillet 2000 portant régime de la presse et délit de presse « dans les procédures judiciaires concernant les journalistes».La Maison de la Presse invite aussi les autorités « à tout mettre en œuvre pour retrouver les confrères enlevés » et souhaite « la levée des obstacles afin que l’affaire Birama Touré connaisse son épilogue ».

7 impératifs pour les médias en temps de crise

Rappelant que « la liberté de la presse est un droit fondamental » mais qu’elle « s’accompagne d’une responsabilité accrue, surtout en période de crise », la Maison de la Presse appelle les professionnels à respecter sept principes :

1.  Faire de la vérité une exigence absolue : « La rigueur dans la collecte, la vérification et le traitement de l’information doivent primer sur toute considération de rapidité ».

2.  Lutter contre la désinformation : « Vérifier, recouper et déconstruire toute information douteuse » face aux fausses nouvelles.

3.  Promouvoir la paix et le vivre-ensemble: « Privilégier des contenus qui apaisent, favorisent le dialogue ».

4.  Respecter les droits humains : « Éviter toute stigmatisation et protéger les personnes vulnérables ».

5.  Responsabilité sur le numérique: Appliquer « les mêmes règles de déontologie » sur les réseaux sociaux.

6.  Distinguer information et opinion: Présenter « les faits de manière objective ».

7.  Refuser le sensationnalisme: « La quête d’audience ne doit pas conduire à l’exagération » ou « alimenter la peur ».

 Les médias, levier de paix ou facteur d’instabilité

Pour la Maison de la Presse, « en période de crise, les médias peuvent être soit un levier de paix, soit un facteur d’instabilité ». Elle invite donc à « faire le choix de la responsabilité, de l’éthique et du professionnalisme ».L’organisation réaffirme son engagement pour « la défense d’une presse libre et indépendante », « le renforcement des capacités professionnelles » et « la contribution des médias à la paix, à la justice et au respect des droits humains ».Faisant écho au thème international « Façonner un avenir en paix », elle appelle « l’ensemble des acteurs des médias à s’unir autour des valeurs fondamentales de leur métier ».

Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net