Le conseil d’administration de la Cellule d’appui à la réinsertion des cheminots du Mali (Cachrem) a tenu hier à son siège sa première assemblée générale. L’objectif était d’informer les membres sur le rapport d’activités au titre de l’année 2005.
Kalilou B. Sanogo, représentant du ministre de l’Equipement et des Transports, a présidé hier au siège de la Cachrem la première assemblée générale du conseil d’administration de la Cellule d’appui à la réinsertion des cheminots du Mali en présence des membres de l’association, qui sont sortis très nombreux.
Plusieurs points étaient au programme, parmi lesquels la présentation du rapport d’activités et de la situation des comptes pour l’exercice 2005 et l’élection de six représentants des adhérents à la Cachrem-Mali.
Pour le président du conseil d’administration, Abdoulaye Amadou Sy, le gouvernement, conscient des problèmes que pouvait engendrer la concession de l’activité ferroviaire sur l’axe Dakar-Bamako pour les travailleurs de la Régie du chemin de fer du Mali a, en rapport avec les partenaires sociaux et la Banque mondiale, prévu cet outil qui est la Cachrem.
A ses dires, c’est l’expérience malheureuse des programmes d’ajustement structurels (Pas) avec ses contingents de partants volontaires à la retraite et ou de compressés des structures publiques ou parapubliques et sur proposition des partenaires financiers notamment la Banque mondiale, les autorités politiques et administratives de notre pays ont alors décidé d’atténuer les effets sociaux de la concession par la mise en place d’une cellule d’accompagnement.
« Malgré les contraintes, nous avons enregistré 387 adhérents sur les 618 déflatés de la Régie du chemin de fer du Mali parmi lesquels 325 ont été formés, 17 structures ont été créées et ou encadrées au 31 décembre 2005 », s’est félicité M. Sy qui a ajouté que 14 projets des adhérents sont déposés au niveau des banques en attente de financement.
Le représentant du ministre de l’Equipement et des Transports a salué les efforts et les initiatives du Cachrem pour la réinsertion socio-économique de ses membres. « La Cachrem est une première au Mali et dans la sous-région. Pour cela, elle se doit une obligation de résultats », a-t-il dit avant de rappeler que la Cachrem-Mali a pour mission d’apporter un appui aux personnes qui, jusqu’en 2003 étaient salariées de la Régie du chemin de fer du Mali au moment de sa mise en concession et qui n’ont pas été reprises par le concessionnaire (Transrail) en vue de faciliter leur réinsertion économique et sociale.
Idrissa Sako