Embargo contre le Mali : Le crime de lèse-Macron d’Assimi Goïta

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Batterie de sanctions économiques et diplomatiques contre le Mali : fermeture des frontières des Etats membres de la CEDEAO, gel des avoirs du Mali à la BCEAO et dans les banques commerciales, etc. L’euphémisme, selon lequel les mesures sont à l’encontre de la Transition et non du peuple malien, est une imposture. La pomme de discorde ? La tenue coûte que coûte des élections présidentielle et législatives, le 27 février 2022. Entre la France et le Mali, Assimi Goïta a fait le choix du peuple malien. Cela constitue un crime de lèse-majesté Macron. En dépit des injonctions des chefs d’Etat de la CEDEAO et des sanctions drastiques contre le Mali, la junte refuse de courber l’échine.

Sous le prétexte fallacieux du non-respect des élections présidentielles et législatives du 27 février prochain, renvoyées à une période comprise entre 6 mois et 5 ans, l’ire des chefs d’Etat de la CEDEAO est monté d’un cran. Ainsi, le 9 janvier dernier, les sanctions sont tombées comme un couperet contre le Mali. Cette proposition est pourtant issue des recommandations des Assises Nationales pour la Refondation.

A mes yeux, les élections ne sont pas déterminantes, à l’heure où nous sommes. Elles sont loin d’être une panacée.  Force est de convenir que cette proposition n’est pas absolue. Elle est discutable, susceptible d’être revue à la baisse.  L’organisation sous-régionale aurait gagné en crédibilité si elle avait eu une attitude bienveillante vis-à-vis du Mali, une approche pédagogique quant à la gestion des problèmes d’insécurité et d’élections au Mali.

La vraie raison de la levée de boucliers contre la Transition est la présence des militaires russes aux côtés des forces de sécurité maliennes et non un souci démocratique. Mieux, non pas les 5 ans du chronogramme, mais c’est parce qu’entre la France et le Mali, Assimi a fait le choix du peuple malien. Cela constitue un crime de lèse-majesté Macron.

A écouter le politicien, Dr El Hadj Aboudramane Diouf du Sénégal, comparaison n’est pas raison, le Sénégal attend des autorités maliennes qu’elles organisent des élections dans un délai court, alors que le Sénégal lui-même peine à organiser les élections locales depuis deux ans. Les élections ont été reportées à trois reprises entre juillet 2019 et janvier 2022. Le Sénégal a des institutions normales qui fonctionnent et ne fait face à aucune crise majeure. Pourquoi exiger des performances démocratiques exceptionnelles à un pays voisin qui vit des heures sombres ?

De l’avis du Professeur Aning, il y a une hypocrisie, quant au moment où les sanctions sont appliquées par les institutions internationales et à quel pays en particulier, car si l’on regarde les processus qui ont conduit à la crise malienne, nous aurions dû appliquer des sanctions même contre un régime démocratique au Mali et aussi en Guinée avant le coup d’Etat.

Pour la chanteuse Rokia Traoré, lorsqu’une démocratie fonctionne, l’armée dans un pays reste à sa place, elle existe et demeure une force solide et structurée pour la défense du pays. Une fausse démocratie prépare le lit des putschs.

Pour prouver leur patriotisme, les Maliens ont fait une méga manifestation le vendredi 14 janvier sur toute l’étendue du territoire.

Mohamed Koné, Correspondant à Kadiolo.

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1 commentaire

  1. Mohamed Kone interprète mal la situation.
    La France est un pays qui organise des élections ouvertes à tous les citoyens.
    . C’est son fonctionnement..
    Pas la peine de vomir la grossièreté..
    Un président français qui a commis des actes pas corrects est en jugement
    Un ministre de l’intérieur indélicat purge une peine de prison.
    Au Mali on ne sait pas pourquoi un Sanogo qui a tué des soldats est devenu général et n’a toujours pas été jugé..
    Et il y a bien d’autres scandales…financiers et les français n’étaient pas présents.
    Avant de juger mal les autres faites d’abord votre lessive

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