Chambre criminelle de la Cour d'appel : la mise en délibéré du procès Kassoum Goïta et coaccusés attendue ce vendredi

Le procès de l'ancien directeur général de la Sécurité d'État (DGSE), le colonel-major Kassoum Goïta, et de ses coaccusés est entré dans sa phase décisive.

23 Juillet 2026 - 07:38
23 Juillet 2026 - 13:38
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Chambre criminelle de la Cour d'appel :  la mise en délibéré du procès Kassoum Goïta et coaccusés   attendue ce vendredi

Après plusieurs jours de débats devant la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako, les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense ont pris fin, ouvrant la voie à la mise en délibéré de l'affaire, prévue ce vendredi.

Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a demandé à la Cour de retenir le colonel-major Kassoum Goïta, l'adjudant-chef Abdoulaye Ballo, Sandi Ahmed Saloum, Issa Samaké, dit « Djoss », et le Dr Kalilou Doumbia dans les liens de l'accusation pour complot contre le gouvernement et association de malfaiteurs. Le magistrat Koké Coulibaly a requis à leur encontre une peine de 20 ans de réclusion criminelle. Le représentant du parquet a insisté sur les enjeux liés à la préservation de l'ordre institutionnel et à la stabilité des institutions de la République. Il a indiqué que son réquisitoire reposait exclusivement sur les éléments réunis au cours de l'enquête, de l'instruction et des débats contradictoires devant la juridiction.

S'agissant des allégations de torture et de mauvais traitements évoquées par plusieurs accusés, le ministère public a estimé qu'aucune pièce médicale versée au dossier ne permettait d'en établir la réalité. Il s'est notamment appuyé sur les certificats médicaux produits au cours de la procédure.

Le parquet a également développé son analyse des relations entre plusieurs prévenus, notamment le colonel-major Kassoum Goïta, le Dr Kalilou Doumbia, Sandi Ahmed Saloum, Abdoulaye Ballo et Issa Samaké, dit « Djoss », considérant que les éléments recueillis au cours de l'enquête et de l'instruction permettaient de caractériser leur implication présumée dans les faits poursuivis.

En revanche, le ministère public a demandé l'acquittement du commissaire principal de police Moustapha Diakité. Selon lui, les éléments du dossier ne permettent pas de démontrer son implication dans le présumé complot, son nom n'apparaissant qu'en raison de ses liens d'amitié avec Sandi Ahmed Saloum. Constitué partie civile, le représentant du Contentieux de l'État, Mahamadou Tibo Kéïta, a, pour sa part, sollicité la condamnation des accusés au paiement d'un franc symbolique en réparation du préjudice moral subi par l'État.

Les avocats de la défense ont ensuite présenté leurs plaidoiries, contestant les charges retenues contre leurs clients et demandant leur acquittement. À l'issue des débats, la Cour a décidé de mettre l'affaire en délibéré pour ce vendredi, date à laquelle son arrêt est attendu. Tout au long du procès, le colonel-major Kassoum Goïta et ses coaccusés ont rejeté les accusations portées contre eux. Ils contestent toute implication dans une tentative de complot ou de déstabilisation des autorités de la Transition. Pour rappel, les accusés sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative d'attentat, complot contre le gouvernement et complicité, dans le cadre de l'affaire dite de la tentative de déstabilisation des autorités de la Transition.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net