Lutte contre la corruption et l’impunité : Y aura-t-il procès contre ceux qui ont saccagé l’Assemblée nationale et l’ORTM ?

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Deux ans après les évènements qui ont précipité la chute du régime IBK, on attend toujours la suite donnée aux actes de barbaries perpétués contre des édifices et bâtiments publics en l’occurrence l’Assemblée nationale ; l’ORTM et autres.

Les auteurs des actes de violences commis contre des bâtiments publics en l’occurrence l’Assemblée générale ; l’ORTM et autres, vont-ils, un jour, réponde de leurs actes ?  Seront-ils jugés sous la transition ? En réalité, on n’a aucune réponse à cette question.

La question parait difficile à réponde ce d’autant plus que les accusés sont ceux-là qui sont aujourd’hui au pouvoir. On se rappelle que l’Assemblée générale du Mali et d’autres bâtiments publics avaient été saccagés à la suite d’un grand rassemblement populaire organisé par les acteurs du M5 RFP, dont certains sont aujourd’hui sont nommés au gouvernement. Des biens appartenant à l’Etat (meubles de l’Assemblée nationale) et des documents administratifs, avaient été dérobés par des manifestants. Des faits reconnus et punis par la loi.

Que fait la justice concernant ce dossier (sensible pour elle) ? On se rappelle que dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’impunité, cette justice ne fait aucune concession quand il s’agit d’accusés qui n’ont aucun lien direct avec l’actuel pouvoir. C’est un sentiment ! Un activiste des réseaux sociaux, pris par la justice à la suite d’une plainte pour diffamation, a été aussitôt relâché alors que d’autres qui croupissent dans les prisons pour les mêmes faits, y sont maintenus Ce qui amène certains citoyens à parler à tort ou à raison d’une justice à double vitesse.

La transition a demandé que les victimes de balles tirées par le régime IBK, soient indemnisées. Ce qui veut dire que l’Etat, à ce niveau, se résout à admettre qu’il y a eu « faute » et par conséquence, mérite qu’il y ait réparation et dédommagement. Mais, qu’en est-il des cas de vandalismes contre les bâtiments publics ? Y’aura-t-il enquête et procès ? Quand ? Ou tout simplement y aurait-il des Maliens au-dessus de la loi ? La réponse à ces questionnements dépend de la suite réservée à ce dossier qui a scandalisé même au-delà des frontières du Mali. La lutte contre l’impunité, c’est aussi dans les rangs du pouvoir et à commencer par là.

Yuma

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