Mahmoud Dicko lors du meeting : « Le peuple du Mali va prendre son destin en mains »

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Accusé de silence de carpe depuis la démission de Soumeylou Boubèye Maiga de la primature,  l’imam Mahmoud Dicko est sorti avec fracas. En organisant un meeting, le samedi 29 février, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, il en a profité pour marteler que le peuple malien prendra son destin en mains si d’ici vendredi le gouvernement ne trouve pas la solution à la crise scolaire.

En présence des milliers de loyaux lieutenants, l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali, a apporté son soutien aux enseignants grévistes, proposé la suppression de certaines institutions et lancé un ultimatum au régime en place.

Parlant des législatives, le religieux prêté à la politique, a déploré les alliances contre nature en ces termes « Ces ennemis d’hier devenus des amis pour la conquête des sièges de l’Assemblée nationale. Et d’ajouter que  dans le temps, ils leur ont demandé en vain  de mettre le Mali au-dessus de tout. Et aujourd’hui, dit-il, ils sont ensemble.  Comme pour appeler ses disciples à un vote sanction contre ces listes, l’Iman Dicko a interpellé le peuple à tirer les leçons de cette situation.

Aux yeux de Mohmoud Dicko, le problème du Mali, c’est la mauvaise gouvernance. En effet, selon lui, la corruption endémique à ciel ouvert est devenue le système de gouvernance au Mali. C’est malheureux, mais c’est un constat amer. Le comportement de tous les jours, c’est la corruption, la mauvaise gouvernance, les détournements de fonds publics. Ce système a démotivé tout le peuple à l’image des militaires au front et des enseignants dans les écoles. « Alors qu’on n’a pas fini avec les avions cloués, on nous apprend que les véhicules destinés à l’armée ne sont pas en réalités des blindés », a-t-il déploré en levant le voile sur son entretien avec le PM qui lui aurait expliqué  que    les mêmes personnes qui ont refusé de réceptionner ces blindés  sont  partis négocier l’achat des commandes.

Mahmoud Dicko s’est également prononcé sur la crise scolaire en reconnaissant la légalité et la légitimité de la grève des enseignants. « La revendication des enseignants est un dû. Et un dû  ne se négocie pas », a-t-il souligné à cet effet, avant de martelé que l’incidence financière évoquée par le gouvernement ne tient pas.  Il n’a pas manqué de supplier  les enseignants à regagner les salles de classe. L’interlocuteur du jour a rassuré que le peuple du Mali se portera garant pour qu’ils soient mis dans leur droit.  Comme alternative, il propose la suppression des institutions inefficaces, coûteuses et de trop au Mali. Il s’agit notamment du Conseil économique et social, du Haut Conseil des collectivités territoriales, le poste de médiateur de la république, le Bureau du vérificateur général et  la Haute cour de justice qui, selon lui, ne servent à rien. L’Imam Dicko a proposé la diminution du budget  de la présidence de la république et de l’Assemblée nationale. Comme proposition concernant l’utilisation de la somme de ces mannes financières, il demandera de les allouer à la défense,  la santé et  l’éducation.

De la même façon que le prêcheur Bandjougou Doumbia, l’iman Mohmoud Dicko s’est également adressé à Ag Agaly et Amadou Kouffa. Sans emprunter les pas de son prédécesseur, il a appelé les deux radicaux à accorder une trêve. « Le Mali, et les Maliens sont fatigués car trop sang ont coulé et beaucoup de vies sont arrachées », leur a-t-il dit. « Nous ne sommes pas des mécréants et vous n’êtes pas plus musulmans que nous », a-t-il tenu à leur faire savoir. Une manière pour l’iman Dicko de se positionner avec l’annonce de l’ouverture des négociations avec les djihadistes.

La tête pensante du mouvement politico-religieux, Coordination des mouvements, associations et sympathisants (CMAS) a lancé un ultimatum au gouvernement. En effet, à ses dires, si le problème des enseignants n’est réglé d’ici le vendredi prochain, le peuple prendra son destin en main. « Les politiques à qui nous avons confié la gestion du pays  ne nous ont pas acheté sur le marché d’esclave », a-t-il martelé pour galvaniser ses troupes à répondre à son appel le moment venu. Comme pour dire qu’un nouveau 5 avril est en gestation pour mettre fin au deal apparent entre le guide et son présumé fils de la primature, même si la date et le lieu de cette grande mobilisation ne sont pas encore dévoilés.

Pour conclure, L’imam Dicko dira à la jeunesse que  le peuple malien n’est pas un peuple de la soumission et de la résignation, mais un peuple de la résistance et debout. Il estime qu’il est temps que la jeunesse cesse d’hésiter, de   tergiverser, de se pervertir et de  tâtonner afin de prendre son destin en main.

Amidou KEITA

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3 COMMENTAIRES

  1. Nous le peuple Souverain du Mali Nous N’accepterons jamais être dirigé par des Islamistes. ça jamais on va nous battre jusqu’au dernier goûte du sang pour sauvé notre pays.

  2. Ce Mahmoud Dicko est malhonnête et Mounafigui. il parle au nom du peuple. de quel peuple? en tout cas pas le peuple du Mali qui n’aspire que la paix et la tranquillité. qui t’a envoyer? tu représente qui? qui t’a délégué? Tu as quel mandat? Tu n’est qu’un opportuniste. surement que tu représente l’état islamique au grand Sahara ou iyad Ag Ali a Bamako. en tout cas la force revient a la loi. il faut que l’état prend ses responsabilité pour sauvé le Mali contre les ennemis de l’intérieur comme Mahamoud Dicko et son clan et sa clic. et les ennemis de l’extérieur. sinon ils vont detruire notre beau pays. nous le peuple souverain du Mali nous n’accepterons jamais dirigé par des islamistes. ça jamais a bon entendeur salut !!!!!!!

  3. Si cette manifestation se transforme en chaos,ce serait la situation la plus grave et la plus dramatique de nature a detruire la Nation Malienne.Aucun citoyen n’a le droit, quelle que soit l’incapacite d’un gouvernement d’agir, de precher le soulevement populaire.Surtout pas un Iman.Les preches dans les mosquees, les rencontres discretes avec les gouvernants,l’appui aux hommes politiques integres auraient ete une meilleure reponse.On ne peut pietiner la Constitution d’un pays,et demeurer un bon citoyen.L’Armee Republicaine doit se preparer pour empecher ce chaos et epargner le pays de versement de sang des citoyens Maliens.A mon avis ,il serait difficile de controler une telle masse humaine pendant des semaines qu’il faut pour obtenir la demission des tenants du pouvoir.Une Commission d’Eminentes personnalites assistees par les techniciens du Budget pourrait degager les fonds requis pour l’ouverture de toutes les institutions d’education et permetttre a ce systeme d’education de preparer des hommes dont le pays a besoin, non seulement aujourd’hui ,mais pour un avenir florissant.Le Mali ,c’est une question de leadership.Les partis politiques doivent cesser d’etre des societes de business appartenant a leurs investisseurs,mais devenir des partis politiques dotes de programmes solides,ou sont sont promus les vrais leaders du pays, competents, integres et charismatiques.

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